[Agib] Fondation Copernic

From : unterberger@... , the 27th May 2004 17:38
  • 2004-05-27 17:38:53 — unterberger@... - [Agib] Fondation Copernic

Ci-dessous, un petit édito de la Fondation Copernic ( www.fondation-copernic.org), dont les travaux sont indispensables. Saluts      Eckart "Pour remetttre à l'endroit tout ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers" EDITO, Lettre Copernic, numéro 30 "Quels déficits?" J-P. Raffarin avait donc la démolition pour ordre de mission. La démolition méticuleuse, patiente, de tous les compromis sociaux issus de la résistance et des luttes des années 1960. Ce fut l'an dernier, cette réforme des retraites qui détruit la répartition sous prétexte de la sauver, et qui ouvre aux assurances le marché des fonds de pension. Pour cet été, la privatisation de l'assurance-maladie. La contre-réforme, à vrai dire, a déjà commencé. Comme d'habitude sur le dos des plus pauvres. Avec les vagues de déremboursements, pour de plus en plus de médicaments. Avec la remise en cause de l'Aide Médicale d'Etat, et l'accès à la CMU rendue plus difficile. Ce sont, à chaque étape, les inégalités sociales devant la santé qui s'accentuent. P. Douste-Blazy avance, comme d'habitude, l'argument du déficit. Chiche! Que l'on fasse les comptes. Et que l'on évalue enfin le coût des exonérations de cotisations consenties aux entreprises depuis des années. Sous prétexte, chaque fois, de relancer l'emploi. Ce qui n'a pas empêché le chômage d'augmenter, et les chômeurs d'être sans cesse plus mal indemnisés. La Sécu souffre pourtant de vrais déficits. D'un déficit de financement patronal, d'abord. D'un déficit d'augmentation des salaires, ensuite. D'un déficit de transparence, certainement. D'un déficit d'élection et de démocratie sociale. Il en va d'ailleurs de la Sécurité sociale, comme de l'Unedic. Toujours plus d'opacité, moins de solidarité, moins de redistribution. Mais une autre Sécurité sociale est possible. Tout comme une autre indemnisation du chômage est possible. La santé ne peut pas être une marchandise. Les chômeurs ne sont pas des kleenexs, que l'on prend en interim, en CDD.  Les contre-réformes libérales ne constituent pas des fatalités. En regroupant très largement avec l'appel "Contre la privatisation de l'assurance-maladie", en militant partout pour un Grenelle de l'Unedic, nous pouvons contribuer, par la force du nombre, à refuser le programme du MEDEF, les privatisations et le workfare, devenus "ardente obligation" gouvernementale. Mais c'est maintenant ou jamais. Nadia Benhelal et Willy Pelletier. ------------------------------------------ Faites un voeu et puis Voila ! www.voila.fr