[Chiche ! info]numero cent-quarante-cinq , Personne PrésidentE !

From : aude@... , the 1st janvier 2007 15:14
  • 2007-01-01 15:14:58 — aude@... - [Chiche ! info]numero cent-quarante-cinq , Personne PrésidentE !

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          Chiche ! info
     un bulletin écolo-alternatif et tout et tout,                    à parution quasi-hebdomadaire                                          <<<<<<<< _______ n° 145 __________________________________ Bonjour à touTEs, nous sommes 766 abonnéEs sur cette liste. 2007, année électorale... waw ! Alors que la campagne présidentielle qui se prépare ne sera que communication, image et effets d’annonce dans le seul but d’accéder au pouvoir, alors que campagne et candidatEs sont miSEs en scène par les médias dominants et ne reflètent en aucun cas le ras-le-bol et le désir de changement des citoyenNEs... Nous, écolos alternatifs/ves, libertaires, enthousiastes exigeantEs de la démocratie participative et/ou déçuEs des collectifs unitaires, refusons les règles de ce jeu. Nous nous rassemblons pour soutenir une candidature indépendante, originale, loufoque et radicale : Personne présidentE ! Personne a besoin de vous pour recueillir 500 signatures de mères, se faire connaître sans passer dans Le Chasseur français ou Le Nouvel Obs, et organiser localement la résistance. Personne va mettre les idées en avant, les nôtres, les vôtres. Cette autre campagne sera désordonnée et évolutive, bref à notre image. Rendez-vous sur http://personne-president.fr, là tout de suite mais surtout au fil des mois quand le site aura recueilli peu à peu nos paroles et nos initiatives... Ah, au fait, bonne année 2007 ! Personne vous offre gratuitement et en exclusivité sa profession de foi : Planétaires de tous les pays unissez-vous !     Les politiciens, tant de gauche que de droite, nous font croire qu’une croissance économique infinie sur une planète aux ressources limitées est réaliste, et serait synonyme de bonheur. Ce concept est irrationnel et ne perdure que grâce à l’exclusion de la dimension écologique du discours économique dominant. Aujourd’hui, les ressources naturelles, de quelque nature qu’elles soient, sont pillées et détruites, et ce, dans le seul but de toujours plus augmenter les profits des multinationales et de leurs actionnaires. Ainsi, 20% de la population mondiale consomme 80% des ressources planétaires. Parallèlement au désastre écologique, la question de la répartition des richesses se pose de plus en plus. En effet, il est inconcevable aujourd’hui de nous faire croire que les pays pauvres pourront atteindre le même niveau de développement que les pays riches ; un mythe entretenu par le matraquage publicitaire permanent. Ignorant toute déontologie, la publicité pousse le vice à l’extrême, en associant bonheur, consommation, accumulation et domination au dépend de l’environnement et des pays du sud exploités. Une politique de décroissance rompant avec le capitalisme et le productivisme doit être mise en place dans les pays riches afin de permettre aux populations des pays pauvres de vivre décemment.     Dès à présent, nous revendiquons la relocalisation de l’économie et le démantèlement de l’ensemble des multinationales afin de produire et consommer localement, en privilégiant les échanges humains. Sauvons ce qui peut l’être…     Depuis quelques années déjà, les scientifiques affirment unanimement que des changements climatiques majeurs vont avoir lieu, bouleversant ainsi l’équilibre écologique qui perdure depuis des dizaines de milliers d’années. Néanmoins, les politiciens de droite et de gauche réformiste restent inertes et impassibles, ne remettant pas en cause le capitalisme et le productivisme qui sont à l’origine de ceux-ci. L’exemple de la Politique Agricole Commune (PAC) illustre parfaitement cette situation, où des milliards d’euros sont dépensés pour soutenir une agriculture productiviste où règnent OGM, hormones, pesticides, insecticides, engrais chimiques, profits, destruction de l’environnement et accentuant les inégalités sociales. À cela, nous opposons une agriculture paysanne, vivrière et biologique, respectueuse de l’environnement et des populations locales.     La politique énergétique est elle aussi à remettre en cause immédiatement et de façon globale. Nous revendiquons une diminution drastique de notre consommation d’énergie, la sortie immédiate du nucléaire et l’interdiction pure et simple des OGM afin de préserver la biosphère pour les générations futures. En effet, le gaspillage formidable d'énergie en général, et d'électricité en particulier, n'améliore nullement le bien-être. Au contraire, il génère des émissions de gaz à effet de serre, des déchets nucléaires supplémentaires, voire les deux… 6 milliards d’étrangerEs sur cette planète !     Face à la montée du nationalisme et du patriotisme en réaction à la mondialisation croissante, nous choisissons le mondialisme. Comment accepter des frontières arbitrairement dessinées et modifiées au son des canons ? Qui plus est, celles-ci restreignent la libre circulation des individu-e-s alors que les capitaux n’ont pas de passeport. Les frontières glorifient un sentiment national provoquant haine, guerre et racisme. Un des objectifs de l’Humanité telle que nous la concevons serait l’abolition des frontières pour éviter des sentiments nationaux provoquant haine, guerre et racisme. Pour nous, il n’y a rien sur cette terre au-dessus de l’être humain, ni nation, ni « ethnie », ni raison d’Etat. Ne sont légitimes ni le refoulement, ni la circulation forcée pour des raisons économiques. Une déconstruction  des frontières psychologiques et physiques est nécessaire.     Nous refusons la nationalité au mérite, et revendiquons l’égalité des droits, quelles que soient notre origine ou notre nationalité. Une des richesses de cette planète, c’est le mélange de différentes origines et régionalités, garantes d’une certaine diversité de pensée, de vie, de références. Critique d’une société à reconstruire…     Notre critique du modèle d’intégration français destructeur des identités minorisées et régionales, combinée à notre sensibilité mondialiste, nous a amené à rechercher la synthèse du particulier et du global. Notre critique de la France centralisée et de la loi de la jungle internationale nous fait chercher un fédéralisme qui réunit citoyenneté locale et citoyenneté planétaire. Notre critique du scientisme et de l’instrumentalisation de la science à des fins de domination nous amène à rechercher une science et des technologies, au service de la vie, appropriables et contrôlables par tout-e-s ; où le progrès est bien souvent un leurre ou un terme galvaudé lorsqu’il s’effectue au détriment de l’environnement et de la qualité de vie.     Notre critique du monde va plus loin, où la première des exploitations de l’Homme par l’Homme est celle des hommes sur les femmes et où l’égalité des sexes n’existe pas. Nous considérons alors que le combat contre le sexisme, pour l’égalité femmes-hommes et pour le libre choix de son orientation sexuelle est l’un des plus radicaux que nous ayons à mener. Car, au-delà d’un intangible principe d’égalité, le renoncement à l’appropriation d’un sexe par l’autre est inséparable des combats contre le capitalisme, les violences, la guerre et le racisme. Perdre sa vie à la gagner !     Notre critique s'attaque désormais autant au scandale que représente la pauvreté de certainEs dans une société où les biens abondent, qu'à celui d'une société où une majorité travaille encore pour produire ces biens dont la production et la consommation sont devenues une nuisance environnementale et un non-sens humain.     Pour mettre fin à cette aberration, nous revendiquons la mise en place d’un Revenu d’Autonomie pour touTEs. Il représente en outre une solution crédible dans la gestion de la crise économique majeure qui s'annonce avec la fin du pétrole bon marché. En créant un droit déconnecté de la condition salariale fondée sur la société productiviste, il constitue le moyen d'amortir les effets sociaux dévastateurs d'un choc inéluctable. En outre, des mesures de régulation restent à imaginer, pour fonder la réforme devant permettre la révolution de nos modes de vie, vers une société plus solidaire et plus sobre. Le revenu d'autonomie représente donc aujourd'hui un rempart contre l'accroissement futur des inégalités engendrées par une crise durable. Il s’agit également de redonner, dans l’imaginaire collectif, une véritable valeur à l’activité et non plus assimiler strictement au mot « travail » la notion de revenue. Rompre avec la montée ultra sécuritaire     Quelle relève de l’ordre de l’ordre, de la responsabilité, de la morale, de la santé et de la propriété, il convient de dénoncer et de refonder cet état de faits. Contre toute répression policière, montée fascisante, résidentialisation des espaces de vie, privatisation et clôturation des espaces publics, il convient de redonner les moyens aux priorités de l’éducation, de l’insertion et de l’échange pour une digne condition humaine. En réponse à la peur inconsciente de l’homme mortel, la réglementation sanitaire, l’hygiénisme à outrance, la déresponsabilisation du citoyen encouragée par une législation procédurière devient un frein à la liberté, l’autonomie, à l’émancipation de l’individu et à la prise de « risques », source de dépassements et d’évolution (le bac à sable trop sale pour les enfants, le salarié trop précaire pour un prêt, une cheville cassée, le maire est bon pour un procès, toujours plus de garant pour un logement, le purin d’ortie source de maladie, le prélèvement d’ADN pour un excès de vitesse...) La propriété, encouragée par le système d’assurance capitalistes sur les biens et les personnes sont sources de ségrégations, d’endettements et d’inégalités. Le conservatisme d’intérêts personnels, sécurisant la situation profitable pour une minorité de pouvoirs économiques et politiques corrompus est une des bases de la montée ultra sécuritaire. Le réaménagement de nos espaces de vie     Les activités des hommes ont façonné depuis toujours nos paysages et nos villes pour aboutir au dessin actuel de l’étalement urbain et de la concentration urbaine. Le fonctionnement de la société capitaliste, le culte de l’individualisme, l’usage de la voiture ont contribué au façonnement d’un territoire fonctionnel ou à chaque zone construite est attribué une fonction de circulation, d’habitat, de travail, de consommation, de loisirs. La voiture y règne en maître où l’on traverse, sans se rencontrer, des espaces, des villes, reléguant les piétons, les cyclistes et les transports en commun à des modes de déplacements de 3ème classe.     Pour nous, l’omniprésence de la voiture est à bannir notamment en ville, là où la desserte en transports en commun existe. Il faut redonner la ville aux habitants, aux piétons, aux cyclistes où toutes les fonctions de base subsistent. Pour extraire l’individu de sa dépendance à la voiture, il faut aménager les territoires où l’urbanisation est au rendez-vous des transports en commun : en organisant les mobilités douces en un réseau cohérent d’aménagements et d’équipements cyclables, de vélo libre d’utilisation, de transports en commun gratuits, de qualité, pour touTEs et de trajets occasionnels en auto partage. Il faut se réapproprier l’espace public, aménager des espaces d’utopie, pour encourager le lien social, les rencontres, les solidarités et rompre avec la tendance sécuritaire de privatisation des espaces publics et la méfiance sociale, repliant l’individu dans son pavillon clôturé. Restituer la politique aux citoyenNEs !     « Réconcilier la société avec la politique » est une expression qui a le vent en poupe depuis quelques années, mais nous ne pouvons que constater qu’il ne s’agit que d’un slogan publicitaire à consommer. Nous souhaitons que la société soit le seul et unique acteur politique, les citoyenNEs devant se réapproprier les moyens de contrôle et de gestion de la vie politique.     Afin d’y parvenir, nous revendiquons la suppression de la fonction de président, et des institutions de la Vème République. Nous ne voulons également pas de cette « VIème République » prônée par la gauche réformiste, puisque comme la précédente, elle confisque le pouvoir aux citoyen-ne-s afin de le donner à une minorité. Nous souhaitons faire partager la responsabilité de la conduite de la société à l'ensemble des individu-e-s qui la composent. Nous voulons faire de l’auto-gestion une réalité en politique, mais aussi dans d’autres champs tels que l’entreprise ou l’Ecole. Être utopiste, c’est croire que la société dans laquelle nous vivons pourrait encore durer éternellement… LE 12 MAI 2007, VOTEZ PERSONNE PRESIDENT-E NB : Personne apprécie aussi le candidat Patate et ne vous en voudra pas si vous vous intéressez à cette autre initiative : http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=1201 ________________________________________________ Retrouver virtuellement la multitude de Chiche !              sur                   http://chicheweb.org _________________________________________________