[Cip-idf]Expulsion du quai de Charente : la cour d'Appel propose une procédure de conciliation

From : cip.idf@... , the 17th décembre 2010 19:44
  • 2010-12-17 19:44:18 — cip.idf@... - [Cip-idf]Expulsion du quai de Charente : la cour d'Appel propose une procédure de conciliation

La Cour d’Appel de Paris propose de régler le litige opposant la Ville   de Paris à la CIP-IdF par une procédure de conciliation. « L’enfer des vivants n’est pas chose à venir; s’il y en a un, c’est   celui qui est déjà là, l’enfer que nous habitons tous les jours, que   nous formons d’être ensemble. Il y a deux façons de ne pas en   souffrir. La première réussit aisément à la plupart: accepter l’enfer,   en devenir une part au point de ne plus le voir. Le seconde est   risquée et elle demande une attention, un apprentissage, continuels:   chercher et savoir reconnaître qui et quoi, au milieu de l’enfer,   n’est pas l’enfer, et le faire durer, et lui faire de la place. » Italo Calvino, Les villes invisibles Menacés d’expulsion du 14 quai de Charente, Paris 19e, nous avons fait   appel du jugement du Tribunal d'Instance qui nous paraît infondé en   droit. Entre autres points litigieux, la recevabilité de la demande   d’exception pour incompétence du T.I que nous soutenons sera ré-  examinée. L’appel n’étant pas suspensif, nous avons également saisi le Premier   Président de la Cour d’appel (voir http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5404)    afin qu’il ordonne la suspension de l’exécution dudit jugement en   reconnaissant que l'exécution de ce jugement aurait des conséquences   manifestement excessives. Lors de l'audience du 14 décembre 2010 devant le Premier Président,   nous avons développé les arguments montrant en quoi l'expulsion du   quai et les astreintes financières (70 000€ à ce jour) mettraient en   péril l'ensemble des activités menées par la CIP et pénaliseraient de   ce fait de nombreux précaires tout en détruisant des emplois. Le Président a mis le jugement en délibéré au 18 janvier prochain et a   proposé, que si les parties s’accordaient sur cette démarche, soit   mise en place une procédure de conciliation entre l'Association des   Amis des Intermittents et Précaires (AIP) et la Société d'Économie   Mixte d'Aménagement de la Ville de Paris (SEMAVIP) à laquelle serait   associée la Mairie de Paris. En cela, il a rejoint une position   exprimée avec constance par la CIP, faisant remarquer qu’une   alternative au jugement était possible puisque, dans cette affaire   opposant la SEMAVIP à l’AIP, un tiers, la Mairie, avait probablement   un rôle à jouer. À l’instar de ce qui s’est passé lorsque le Syndéac est intervenu en   faveur d’un relogement viable de la CIP auprès du Cabinet de   Christophe Girard (http://www.cip-idf.org/article.php3?  id_article=5379), nous considérons que tout ce qui est de nature à   faire que la Ville assume sa responsabilité dans ce litige est de   nature à contribuer aux conditions nécessaires à l’auto-organisation   des travailleurs précaires, intermittents et chômeurs à un niveau local. Nous avons donc décidé de donner notre accord pour que s'engage cette   procédure de conciliation et en avons informé le Premier Président de   la Cour d’Appel ce jour. Les diverses adresses de relogement que nous avons proposé, et en   particulier, le 63-65 bd de Charonne (11e), restent disponibles.   L’initiative appartient un fois de plus à la SEMAVIP et à la Ville de   Paris. Nous préparons par ailleurs actuellement une conférence de presse qui   aura lieu en janvier à laquelle seront associées diverses   personnalités, collectifs et organisations solidaires ainsi qu'une   prochaine manifestation pour le relogement. Expulser ou reloger il faut choisir. CIP-IDF / 16 décembre 2010 Pétition « Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde »: 6708 signatures pour le relogement http://soutien-cipidf.toile-libre.org/ D’autres informations : http://www.cip-idf.org/ PROCHAINS RENDEZ-VOUS AU QUAI DE CHARENTE : SAMEDI 18 DÉCEMBRE Quai de charente, Soirée en soutien à Dié incarcéré le 14 octobre   dernier à Fleury Mérogis, suite à l’expulsion du squat des Demi-lune 17h30 : Discussion autour de Fleury Mérogis et du système carcéral 20h : Cantine de solidarité 21h30 : Concerts avec Pizzza, Apraxie et invités Le prix ? De zéro à l’infini. LUNDI 20 DÉCEMBRE 18h45 - Déficit toi-même ! Suite aux deux assemblées qui ont eu lieu à L’échangeur et aux   mobilisations des 4 et 13décembre, alors que les "négociations" contre   l’assurance-chômage débutent, vous êtes invités à une réunion de   travail sur l’indemnisation chômage, 14 quai de charente, que ce que   nous dirons nous l’agissions pour tous : on y causera entre autres   choses d’un texte en cours (On croit que...) qui précise des questions   de droits, du temps perdu, celui qui ne revient pas, et des moyens que   l’on se donne pour affronter la "réforme" qui vient, le toujours pire   qui nous est promis par leur politique d’austérité JEUDI 23 DÉCEMBRE Projection de l’atelier Kino-A : à partir de 19h pour préparer à   manger, et à 20h pour la projection qui est suivie par un souper-débat. Cette initiative vient de la volonté de montrer des films qui ont un   rapport sensible avec le monde, et qui, plutôt que d’offrir des   réponses toutes faîtes sur l’injustice et l’oppression, proposent des   pistes de réflexion et d’analyse. Les fictions et documentaires que nous aimerions partager posent des   questions de fond, nous semble-t-il, qui ont une résonance dans nos   vies individuelles et collectives. En inscrivant les luttes dans le   temps, ils permettent la réappropriation de l’horizon des possibles. Le procès de Orson Welles (1962). Adaptation du roman de Frantz Kafka,   l’histoire est celle de Joseph K. qui est un jour arrêté dans son lit,   sans qu’on lui explique de quoi il est suspecté. On l’ignorera pendant   toute la durée du film MARDI 28 DÉCEMBRE Procès des camarades arrêtés à Montreuil en novembre aux abords de la   maison occupée rue Carnot pour "attroupement armé" et refus d’ADN, au   Palais de justice de Bobigny, Métro Pablo Picasso. Solidarité ! Exigeons ensemble la relaxe. MERCREDI 5 JANVIER Sous réserve, en raison de la menace d’une expulsion $ocialo-sarkozyst  €, menace qui touche d’ailleurs également le 56 rue du Docteur Hermite   à Grenoble. Réunion puis cantine de solidarité avec l’Atelier de libération   d’espaces . Ce qui se fait difficilement à Rennes, où, comme le CASA à Besançon,   comme àChambéry, la maison de la grève a été expulsée, par une mairies   socialiste LVMHappuyées par les forces de maintien de l’ordre,   continuons-le ici, ailleurs, et partout. LOPPSI 2 ou pas. Ce soir, au 14 quai de charente, à Paris 19e, il s’agit de remettre à   flots la caisse de solidarité (malencontreuses amendes) et du matériel   (papier pour tous). LUNDI 10 JANVIER 18h30 Assemblée quai de charente. Suite aux deux assemblées à L’échangeur et aux mobilisations de décembre La pseudo négociations de l’Unedic commence, les effets de la RGPP   s’aggravent, la "culture pour chacun" redouble l’individualisme   néolibéral, que faire alors ? On s’en parle, on décide, on agit. En cas d’expulsion, cette assemblée pourrait avoir lieu au théâtre   L’échangeur MARDI 18 JANVIER 9h30 Sauf en cas de conciliation concluante avec la Semavip et la   Ville de Paris, nous devrions connaître le résultat de notre saisine   du premier Président de la Cour d’appel afin d’obtenir la suspension   de l’exécution du jugement d’expulsion frappant la Coordination. À moins qu’il ne soit trop tard et que, comme àRennes et Besançon, le   14 quai de charente ait déjà été bulldozérisé par la Ville socialiste   et la Pref’ sarkophage. À tous les (micro)conseils avisés, “vivez-donc constamment dans la   crainte et, par elle désorientés à mort, perdez-y sud, ouest, est et   nord afin que le froid polaire du calcule égoïste régne encore",   disent-ils. Mais comme l’a haut et fort claironné l’ami Will Shake-the-  Pire !Nous sommes faits pour marcher sur la tête des rois, et cela   commence à se savoir. MERCREDI 19 JANVIER Un Nouveau Modèle de protection sociale ? 14h00 - 19h00 Bourse du Travail, Salle Croizat, 3, rue Château d’Eau,   Paris 10e, Métro République En 2003, le conflit ouvert par la réforme des annexes 8 et 10 de   l’assurance chômage a projeté sur la scène publique les enjeux d’un   débat plus vaste : « quels droits sociaux pour les salariés à l’emploi   discontinu ? ». Cette séance d’étude a l’ambition de renouer avec ce débat et de   l’enrichir en croisant le regard d’intermittents du spectacle et de   chercheurs qui réfléchissent au devenir de la protection sociale, tout   en ouvrant la discussion à d’autres intermittents de l’emploi. Lors du conflit, la Coordination des Intermittents et Précaires avait   élaboré un Nouveau Modèle d’indemnisation chômage qui se voulait une   base ouverte pour tous les salariés à l’emploi discontinu et aux   rémunérations variables. Cette journée d’études sera l’occasion de   ressaisir cette proposition et d’en mesurer la pertinence, sept ans   après la réforme de 2003 et dans un contexte de crise économique et   sociale. Ce rendez-vous est organisée dans le cadre de la recherche PICRI   2007 : Intermittence quatre ans après. La précarité de l’emploi et les   droits sociaux, enjeux conflictuels. Le programme détaillé de la séance Et pour ne pas se laisser faire : • Intermittence du spectacle, permanence CAP, Conséquences de   l’Application du Protocole Unedic : cap@cip-idf.org • Permanence Précarité : permanenceprecarite@cip-idf.org   Les lundi de 15h à 18h, à la coordination des intermittents et   précaires, 14 quai de charente, Paris 19e, M° Corentin Cariou, ligne   7, Tel 01 40 34 59 74