[Cip-idf] CFDT et CFTC signent l'accord du 18 avril ! 34000 intermittents du spectacle sans droits

From : cip-idf-owner@... , the 27th October 2006 02:04
  • 2006-10-27 02:04:34 — cip-idf-owner@... - [Cip-idf] CFDT et CFTC signent l'accord du 18 avril ! 34000 intermittents du spectacle sans droits

Liste d'info de la Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile   de France Site internet: http://www.cip-idf.org Lundi 30 octobre 2006 à 18h30 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE AU THÉÂTRE DU ROND-POINT 2 bis avenue  Franklin D. Roosevelt 75008 PARIS - métro Champs-  Elysées ou Franklin D. Roosevelt   Accord du 18 avril 2006 : 34000 intermittents du spectacle sans droits Aujourd’hui, jeudi 26 octobre 2006, après quarante mois jour pour   jour de lutte depuis la signature du protocole d'accord du 26 juin   2003, la CFDT a décidé de signer l’accord du 18 avril 2006. Dans la foulée, la CFTC a annoncé sa volonté de signer aussi   l'accord ; d'après l'Agence France Presse, "la CGC devrait à son tour   signer le texte" ! Tout le travail effectué a été mis à la poubelle, cette signature est   plus qu’une provocation, c’est une humiliation. Cet accord va entraîner mécaniquement la radiation de plusieurs   dizaines de milliers d’intermittents du spectacle. Actuellement 34000 personnes ont été rattrapées par le fond   transitoire mis en place par le gouvernement. Ces 34000 techniciens   et artistes ont pu bénéficier d’une ouverture de droits alors qu’ils   n’avaient pas effectué leurs 507 h. en 10 mois et 10 mois et demi. De   fait l’accord du 26 juin 2003 n’a jamais été appliqué dans toute sa   brutalité. A partir du moment où l’accord du 18 avril sera en place, tout   intermittent qui ne fait pas ses 507 heures en 10 mois (technicien)   ou 10 mois ½ (artiste) mais qui les fait en 12 mois bénéficiera pour   solde de tout compte d’une allocation de fin de droits une fois dans   sa vie ! (le gouvernement a appelé ce nouveau fond : fond permanent) On est loin des 507 h. en 12 mois pour tout le monde entraînant une   ouverture de droits. Le ministre de la culture s’y était pourtant engagé à maintes reprises. Comme l’a dit un député à la tribune de l’Assemblée Nationale : «   l’accord du 18 avril, c’est l’accord du 26 juin moins 34000 personnes » La seule différence entre l’accord du 18 avril 2006 et l’accord du 26   juin 2003, c’est l’abandon du SJR (Salaire Journalier de Référence)   dans le calcul de l’Indemnité Journalière. Cette mesure de bon sens   visait à inciter à la déclaration. Or, sans date anniversaire, toutes   les heures ne seront pas prises en compte. Pour exemple, si un   technicien met 15 mois pour épuiser ses 243 jours, seules les heures   comprises dans un wagon de 10 mois serviront pour ce calcul. Cette   incitation à la déclaration sera, de fait, inopérante. Enfin, pour rappel, le protocole du 18 avril 2006 continuera à verser   des assédics de luxe aux salariés à hauts revenus et dans le même   temps, exclura 1 tiers d’entre nous. Dans les débats concernant la proposition de loi à l'Assemblée   Nationale le 12 octobre dernier, un député UMP a osé dire que les   intermittents attendaient avec impatience le protocole du 18 avril,   et que ce serait dommage qu'une loi vienne les en priver si près du   but. Il pouvait effectivement dire ça en toute impunité puisqu'il n'y   avait quasiment plus personne pour le contredire. QUI NE DIT MOT CONSENT. La situation est grave. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions   pas. Il est urgent de réagir. Tenons-nous au courant et soyons très nombreux aux rendez-vous. Organisons nous, Rassemblons nous, Discutons en partout (en AG, sur   les lieux de travail) et Agissons. Transformons cette peur qui isole en une peur qui rassemble. Le protocole du 18 avril 2006: http://www.cip-idf.org/article.php3?  id_article=2770 L'analyse de la coordination : http://www.cip-idf.org/article.php3?  id_article=2777 Communiqué CFDT http://www.cfdt.fr/actualite/presse/comm/comm625.htm La CFDT s’engage pour sécuriser les métiers de la culture Le bureau national de la CFDT a décidé de signer les annexes 8 et 10   de la convention d’assurance chômage concernant les techniciens et   artistes du spectacle vivant et enregistré. La CFDT avait conditionné sa signature à la satisfaction de quatre   exigences vis-à-vis de l’État et des employeurs du secteur culturel : • la création d’un fonds de professionnalisation et de solidarité   financé par l’État, nécessaire articulation entre la solidarité   interprofessionnelle et la solidarité nationale ; • la construction de huit conventions collectives avec la définition   du recours au CDD d’usage qui permet de définir le périmètre de   l’intermittence ; • l ’engagement de l’État dans la lutte contre les fraudes ; • la non ingérence du législateur en cas de signature de l’accord par   les partenaires sociaux. La détermination de la CFDT a créé un rapport de forces favorable   pour obtenir des résultats. Les ministères du Travail et de la   Culture se sont engagés formellement à créer le Fonds de   professionnalisation et de solidarité. Les négociations des   conventions collectives sont bien engagées et doivent se poursuivre.   La lutte contre les fraudes est effective. Le protocole de 2006 améliore sensiblement l’indemnisation et la   protection sociale des intermittents. Les cycles de travail sont   mieux pris en compte, les périodes de maladie et de maternité sont   considérées comme temps de travail, l’indemnisation est maintenue   pour les salariés en fin de carrière. La CFDT restera vigilante tant sur la réalisation des conditions   posées à sa signature qu’aux effets du protocole. L’objectif est bien   de construire de nouvelles garanties collectives dans les métiers de   la culture qui reposent sur la solidarité professionnelle organisée   dans le cadre de conventions collectives, sur la solidarité   interprofessionnelle (l’Unédic), et sur la solidarité nationale (le   fonds financé par l’État).n Déclaration de Gaby Bonnand, secrétaire national © CFDT (communiqué   de presse mis en ligne le 26 octobre 2006) Pour en savoir + Consulter le tract Intermittents du spectacle : pour de vrais emplois   dans la culture (2 pages en N/B au format PDF ; mis en ligne le 26   octobre 2006) Mini-revue de presse Intermittents: la CFTC annonce sa volonté de signer l'accord AFP 26.10.06 | 19h54 La CFTC a annoncé jeudi soir sa décision de signer le texte   définissant un nouveau régime d'assurance chômage pour les   intermittents du spectacle, auquel la CFDT avait également donné son   accord plus tôt dans la journée. "Nous sommes satisfaits que la CFDT signe cet accord, puisque nous   avions déjà dit que nous le signerions s'il y avait trois (syndicats)   signataires", a déclaré à l'AFP Gabrielle Simon, négociatrice de la   CFTC sur ce dossier. La CGC devrait à son tour décider de signer le texte. "Nous pensons que cet accord est meilleur que le précédent", a ajouté   Mme Simon, estimant important que le "ministère (de la Culture)   prenne ses responsabilités" à travers l'instauration d'un fonds de   professionnalisation et de solidarité qui "permettra une bonne   protection des intermittents". Le protocole d'accord avait été rédigé le 18 avril au terme de   multiples séances de négociation entre le patronat et les syndicats,   mais n'avait encore été signé par aucun syndicat. La CFDT avait conditionné sa signature à plusieurs éléments dépendant   de l'Etat et des employeurs: la création d'un fonds de   professionnalisation et de solidarité financé par l'Etat,   l'établissement de huit conventions collectives permettant de définir   l'intermittence, l'engagement de l'Etat dans la lutte contre les   fraudes et l'assurance que le législateur n'intervienne pas en cas de   signature de l'accord par les partenaires sociaux. Jeudi matin, son bureau national a estimé que ces conditions étaient   en passe d'être satisfaites. La CFDT, la CFTC et la CGC étaient les signataires du précédent   protocole en 2003, qui avait provoqué la crise des intermittents.   http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-28627177@7-37,0.html Les principaux points du nouveau protocole NOUVELOBS.COM | 26.10.06 | 16:42 Voici les principaux points de l'accord définissant un nouveau régime   d'assurance chômage pour les intermittents du spectacle, signé par la   CFDT jeudi 26 octobre. - Ce texte a trait aux annexes 8 et 10 de la convention Unedic, qui   régissent l'indemnisation chômage des techniciens et artistes. - Il a été rédigé le 18 avril 2006 après la quatrième réunion entre   les partenaires sociaux (le patronat et cinq syndicats: la CFE-CGC,   la CFDT, la CFTC, la CGT et FO). - Comme en 2003, le projet d'accord fixe pour l'ouverture initiale   des droits aux 243 jours d'indemnisation une période de référence de   10 mois (techniciens) et 10,5 mois (artistes), durant laquelle   l'allocataire doit travailler 507 heures. - Pour le renouvellement des droits, le texte instaure un système de   moyenne mensuelle. La période pourrait excéder les 10 ou 10,5 mois   précédant la fin du contrat de travail: le calcul se ferait sur la   base de 507 heures, plus 50 heures (techniciens) et 48 heures   (artistes) par mois à compter du onzième mois. - A titre transitoire, le nombre d'heures requis est fixé pour un an   à 45 et 48 heures, au lieu de 48 et 50. Ce dispositif ne convient pas à la CGT, syndicat majoritaire dans le   secteur, qui exige une période de référence de 12 mois avec date   anniversaire, comme c'était le cas avant 2003. - En outre, le texte supprime la notion de salaire journalier de   référence. L'allocation journalière serait désormais calculée selon   les salaires perçus et les heures travaillées, un mode de calcul   inspiré des travaux de l'expert Jean-Paul Guillot et qui bénéficie   davantage aux artistes qu'aux techniciens, contrairement au protocole   de 2003. -Par ailleurs, le texte prévoit des mesures pour les allocataires   âgés, les congés maternité, les heures d'enseignement ou les   accidents du travail. - Enfin, le protocole précise que les règles du chômage saisonnier ne   sont pas applicables aux allocataires relevant des annexes 8 et 10. http://permanent.nouvelobs.com/social/20061026.OBS7113.html La CFDT ratifie l'accord sur les intermittents LEMONDE.FR avec AFP | 26.10.06 | 15h17  •  Mis à jour le 26.10.06 |   15h21 La CFDT a décidé, jeudi 26 octobre, de signer l'accord définissant un   nouveau régime d'assurance-chômage pour les intermittents du   spectacle. Ce texte, finalisé le 18 avril 2006, n'avait encore été   signé par aucun syndicat. Il reprend certains éléments figurant déjà   dans le protocole de 2003, mais modifie le mode de calcul pour le   renouvellement des droits, et prévoit des mesures pour les   allocataires âgés, les congés maternité ou les accidents du travail. Au printemps, la CFDT, signataire avec la CFTC et la CGC en 2003 du   précédent protocole, avait conditionné sa signature à plusieurs   éléments : la création d'un fonds de professionnalisation et de   solidarité financé par l'Etat, l'établissement de huit conventions   collectives permettant de définir l'intermittence, l'engagement de   l'Etat dans la lutte contre les fraudes, ou encore l'assurance que le   législateur n'intervienne pas en cas de signature de l'accord par les   partenaires sociaux. La CFDT a estimé, jeudi, que ces conditions   étaient en passe d'être satisfaites et a donc décidé de signer le   nouveau protocole, qui, selon elle, "améliore sensiblement   l'indemnisation et la protection sociale des intermittents". Le syndicat ouvre ainsi la voie à l'adoption de ce texte, plus de   cinq mois après la date butoir du 18 avril qui avait été alors fixée.   Juridiquement, l'accord peut en effet être adopté avec la signature   d'une organisation patronale et d'un seul syndicat. Dans les faits,   un si petit nombre de signatures rendrait son application impossible.   Cependant, l,a CFTC et la CGC, très minoritaires, avaient indiqué   qu'elles pourraient signer le protocole sous conditions. Seules la   CGT et FO avaient définitivement tourné le dos à cet accord. La Coordination des intermittents et précaires a, quant à elle,   réclamé que la proposition de loi du groupe socialiste, qu'elle   préfère au nouveau protocole, soit de nouveau examinée par l'Assemblée. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-827776,0.html?  xtor=RSS-3246 Intermittents du spectacle: la CFDT ouvre la voie à un nouveau régime   d'assurance chômage 20Minutes.fr avec AFP | 26.10.06 | 21h23 Les quelque 100.000 intermittents du spectacle devraient être régis   d'ici quelques semaines par un nouveau régime d'assurance chômage,   après le feu vert de la CFDT à un texte qui reprend, en les amendant,   les dispositions controversées de la réforme de 2003 destinée à   résorber le déficit de ce régime. Ce texte, rédigé le 18 avril, ne pouvait entrer en vigueur sans   l'accord d'au moins un syndicat. La CFDT a décidé de le parapher   après avoir obtenu des garanties de l'Etat et des employeurs sur   plusieurs conditions qu'elle avait fixées à sa signature. Au premier rang de ces conditions, la création d'un fonds de   professionnalisation et de solidarité financé par l'Etat et   l'établissement de huit conventions collectives permettant de définir   le recours à l'intermittence. Le texte et les engagements de l'Etat et des employeurs sont   intimement liés dans l'esprit de la CFDT. "Cet accord prend place dans un triptyque: la solidarité   interprofessionnelle, la solidarité nationale et la responsabilité   professionnelle", a expliqué à l'AFP Gaby Bonnand, secrétaire   national de la CFDT. "Ces trois piliers sont essentiels à la structuration du secteur: on   ne peut pas défendre la création culturelle si on n'en termine pas   avec cet espèce de statut de +chômeurs par intermittence+", a-t-il   ajouté. Le syndicat a souligné qu'il resterait "vigilant tant sur la   réalisation des conditions posées à sa signature" que sur "les effets   du protocole". Juridiquement, le nouveau texte peut être adopté avec la signature   d'une organisation patronale et d'un seul syndicat, même si dans les   faits, un si petit nombre de signatures rendrait son application   impossible. La CFTC et la CGC, très minoritaires, devraient néanmoins décider de   signer le texte, à la suite de la CFDT. Ces trois syndicats étaient   déjà les signataires du précédent protocole, signé il y a quarante   mois jour pour jour le 26 juin 2003, qui avait provoqué la crise des   intermittents. En revanche, la CGT et FO ont affirmé de longue date qu'elles étaient   opposées à ce texte. Ce dernier avait été rédigé le 18 avril au terme de multiples séances   de négociation entre le patronat et les syndicats, mais n'avait   encore été signé par aucun syndicat. Mi-mai, la CFDT avait fixé les conditions à sa signature. Placé en   première ligne et soumis à de vives critiques de la part des   intermittents après l'adoption du protocole de 2003, ce syndicat ne   voulait plus assumer seul la paternité, et donc les conséquences,   d'un nouvel accord. Le nouveau texte reprend certains éléments figurant dans le protocole   de 2003, mais modifie le mode de calcul pour le renouvellement des   droits et prévoit notamment des mesures pour les allocataires âgés,   les congés maternité, les heures d'enseignement ou les accidents du   travail. Parmi les autres conditions fixées par la CFDT figuraient   l'engagement de l'Etat dans la lutte contre les fraudes, et   l'assurance que le législateur n'intervienne pas en cas de signature   de l'accord par les partenaires sociaux. Le 12 octobre, l'Assemblée nationale a examiné une proposition de loi   socialiste pérennisant le régime d'assurance chômage des   intermittents tel qu'il fonctionnait avant 2003. Mais cette   proposition de loi a été enterrée par l'UMP, au moyen d'une manoeuvre   de procédure, le quorum n'étant pas atteint. Vivement opposées au nouveau texte, la CGT et la Coordination des   intermittents réclament que cette proposition de loi soit de nouveau   examinée par l'Assemblée. Le déficit du régime des intermittents se montait à 889 millions   euros en 2005. © 2006 AFP http://www.20minutes.fr/articles/2006/10/26/20061026-actualite-france-  Intermittents-du-spectacle-la-CFDT-ouvre-la-voie-a-un-nouveau-regime-  d-assurance-chomage.php La CFDT va signer l'accord sur les intermittents du spectacle Les Echos [ 26/10/06  - 15H42 ] La CGT, FO et la coordination des intermittents refusent toujours ce   nouveau texte qui reprend, avec des amélioration, les bases de   l'accord contesté de juin 2003 La CFDT va signer le nouveau protocole d'accord régissant les règles   d'indemnisation du chômage des intermittents du spectacle, rédigé le   18 avril à l'issue de plusieurs semaines de négociations entre les   partenaires sociaux. Cette signature ne change toutefois pas grand chose à la situation   conflictuelle qui règne dans le secteur du spectacle depuis trois ans   puisque la CGT, FO et la coordination des intermittents refusent ce   nouveau texte, qui reprend, avec des améliorations, les bases de   l'accord contesté de juin 2003, déjà signé à l'époque par la CFDT. La CFDT, qui jusqu'à présent avait réservé sa signature, indique   aujourd'hui avoir obtenu les engagements qu'elle souhaitait,   notamment la création d'un fonds de professionnalisation et de   solidarité, et l'absence "d'ingérence" du législateur dans ce   dossier. La CFDT estime que le protocole de 2006 "améliore   sensiblement l'indemnisation et la protection sociale des   intermittents. Les cycles de travail sont mieux pris en compte, les   périodes de maladie et de maternité sont considérées comme temps de   travail, l'indemnisation est maintenue pour les salariés en fin de   carrière". http://www.lesechos.fr/info/france/300110442.htm