[Cip-idf]Contrôle : précisions DGEFP et Unedic

From : yotogui@... , the 10th août 2006 13:08

De : "Bertrand (AC! Nantes)"  À : ac-forum@... Objet : [ac-forum] Contrôle : précisions DGEFP et Unedic Des précisions sur le contrôle des chômeurs sont parus dans une   instruction DGEFP de mai 2006. Une circulaire Unedic du 26 juillet les met en application. Résumé succint des deux textes ci-dessous, par Liaisons sociales. L'instruction DGEFP : Instr. DGEFP n° 33-06 du 4 mai 2006 http://info.assedic.fr/unijuridis/travail/documents/DGEFP200533.pdf La circulaire Unedic : Circ. UNEDIC n° 2006-16 du 26 juillet 2006 http://info.assedic.fr/unijuridis/travail/documents/ci200616.pdf ========================================================================  =================== Liaisons sociales quotidien - Jeudi 3 août 2006 LÉGISLATION ET RÉGLEMENTATION ================================================= Précisions de la DGEFP sur le suivi de la recherche d'emploi ================================================= Les opérations de suivi de la recherche d'emploi font l'objet d'une   volumineuse circulaire de la DGEFP, sous la forme d'une soixantaine   de « questions-réponses », en complément à la circulaire n° 2005-33   du 5 septembre 2005 (v. Bref social n° 14460 du 15 septembre 2005).   En raison de «l'imbrication étroite» des opérations conduites par   l'assurance chômage et de celles des services de l'État dans le suivi   de la recherche d'emploi, cette instruction amène l'Unedic à procéder   à quelques ajustements, dans une circulaire du 26 juillet 2006 (v. p.   2). ------------------------------------ Manquements et sanctions ------------------------------------ Outre la procédure de contrôle (délais, motivation...) et les voies   de recours (commission tripartite...), la plus grande partie de   l'instruction est consacrée à l'appréciation de la notion de «   manquement sanctionnable » (répété ou non) du demandeur d'emploi : * Les manquements constatés et ayant fait l'objet d'une radiation par   l'ANPE, explique la DGEFP, ne doivent pas être pris en compte par le   directeur départemental du travail pour qualifier un manquement   répété, «mais peuvent servir de critère d'appréciation pour fixer la   durée de la sanction ». * Une pluralité de motifs appartenant à une même catégorie (refus de   formation, refus d'emploi...), constatés lors d'un même entretien, ne   caractérise pas le manquement répété. La répétition suppose en effet   une sanction déjà prononcée antérieurement. « Toutefois, cette   constatation permet d'apprécier quelle doit être la durée de   réduction ou de suppression de l'allocation ». * En cas de manquements multiples, relevant de catégories différentes   (refus de formation, absence à convocation...), la décision   administrative doit bien préciser cette appartenance à des catégories   différentes : « ainsi la répétition pourra-t-elle être constatée par   la suite quelle que soit la catégorie du manquement suivant ». * Devra être appliquée la sanction la plus lourde. Par exemple,   s'agissant d'un chômeur refusant, dans le même mois, une proposition   de formation et ne se rendant pas à une convocation de l'ANPE, deux   sanctions sont envisageables : le refus de formation est passible   d'une réduction de 20% de l'allocation (manquement du premier   groupe), alors que l'absence à convocation est passible d'une   suppression du revenu de deux mois (deuxième groupe). C'est, en   l'espèce, la dernière sanction qui devra être mise en oeuvre. Par la   suite, en cas de refus, par exemple, d'un emploi compatible avec la   spécialité, pourra être appliquée une sanction pour manquements répétés. ------------------------------------ Faits ou sanctions antérieurs ------------------------------------ * Un avertissement antérieur au décret n° 2005-915 du 2 août 2005 ne   peut pas être pris en compte comme premier manquement, dans la mesure   où l'avertissement n'a été qu'une pratique administrative sans base   textuelle. Il peut cependant «constituer un élément pour apprécier la   durée de la sanction, dans le cadre général du dossier soumis à la   commission ». * En revanche, les manquements antérieurs au décret peuvent être pris   en compte puisque le décret instaure des sanctions « plus douces »   que celles qui existaient auparavant. La répétition est constituée   dès lors que le second manquement est postérieur à l'entrée en   vigueur du nouveau dispositif, soit le 6 août 2005 (Cass. crim., 27   mars 1996). * Un manquement antérieur n'est «théoriquement» soumis qu'à la   prescription trentenaire de droit commun. Cependant, estime   l'administration, l'ancienneté du précédent manquement (cinq ans,   comme en droit pénal) « peut avoir une influence » pour la   détermination de la durée de la sanction en cas de répétition. ------------------------------------ Gradation des sanctions ------------------------------------ Le degré de la sanction (réduction de 20%, de 50%, ou suppression   temporaire, puis définitive, des allocations) est déterminé en   fonction du type de manquement et de son caractère répété. La durée de la sanction doit s'apprécier en fonction d'autres   critères : gravité au sein du même type de manquement, circonstances,   situation de l'intéressé. La notion d'activité non déclarée d'une durée très brève n'est   assortie d'aucun critère spécifique et doit être appréciée «selon les   circonstances, sachant que le juge ne fait qu'un contrôle de l'erreur   manifeste d'appréciation ». La DGEFP considère que pour une reprise à   temps complet allant jusqu'à un mois, ou à temps partiel de plus de   deux mois, la sanction s'échelonne entre deux et six mois (selon les   antécédents, les difficultés personnelles...). Au-delà, la   suppression définitive s'impose. source : Instr. DGEFP n° 33-06 du 4 mai 2006 http://info.assedic.fr/unijuridis/travail/documents/DGEFP200533.pdf ================================================= Précisions de l'Unedic sur le suivi de la recherche d'emploi ================================================= Prenant en compte les précisions issues de l'instruction de la DGEFP   relative au suivi de la recherche d'emploi (v. p. 1), une instruction   de l'Unedic procède à quelques aménagements, sur des points de   procédure, à sa circulaire n° 05-17 du 6 octobre 2005. ------------------------------------ Envoi des lettres d'intention et décompte des délais ------------------------------------ Les trois points de procédure aménagés dans le cadre du suivi de la   recherche d'emploi, sont les suivants : * Les lettres d'intention destinées aux demandeurs d'emploi  qui   annoncent les sanctions envisagées à leur encontre  peuvent désormais   être adressées sous forme de lettre simple par les Assedic (sans   recommandé avec AR). * Le délai de dix jours ouvert à l'allocataire destinataire d'une   lettre d'intention pour faire part de ses observations court :     ­ en cas d'envoi d'une lettre recommandée avec demande d'accusé   de réception, à compter soit de la signature de l'accusé de   réception, soit au maximum à compter du quinzième jour suivant l'avis   de passage du service postal;     ­ en cas d'envoi d'une lettre simple, ce délai démarre cinq jours   après l'envoi. * La durée de deux mois à l'issue de laquelle la mesure conservatoire   de suspension du versement des allocations prise par l'Assedic cesse   de produire effet, en l'absence de décision explicite du préfet,   s'entend d'une durée de 60 jours (et non deux mois de date à date). ------------------------------------ Deux cas de suspension ------------------------------------ Les signalements opérés par les Assedic, précise par ailleurs la   circulaire, sont parfois accompagnés d'une mesure conservatoire de   suspension du versement des allocations, alors que les textes ne le   permettent pas (en cas de signalement pour insuffisance d'actes   positifs et répétés de recherche d'emploi, par exemple). A contrario,   les signalements devant être accompagnés d'une mesure de suspension   conservatoire ne le sont parfois pas (en cas de déclaration inexacte   ou mensongère, par exemple). Les Assedic doivent donc appliquer exactement les dispositions du   titre II, relatif aux cas de signalements au préfet, de la circulaire   n° 05-17 du 6 octobre 2005, dont il résulte que: ­ doivent être assortis d'une mesure conservatoire de suspension du   versement des allocations d'assurance chômage, les signalements au   préfet (DDTEFP) des cas de non-présentation à convocation et des cas   de déclaration inexacte ou mensongère ; ­ le versement des allocations ne peut pas être suspendu dans les   autres cas devant donner lieu à signalement au préfet. source : Circ. UNEDIC n° 2006-16 du 26 juillet 2006 http://info.assedic.fr/unijuridis/travail/documents/ci200616.pdf --  « Croyant qu'il s'informe, alors qu'il se conforme, chacun court   alors le risque de s'enfermer dans le milieu intellectuel et culturel   soigneusement clos de ses propres convictions. » --  AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC!                  'ac-forum' est la liste de débats d'AC!               Les textes diffusés n'engagent que leurs auteurs. - Pour s'inscrire ou se désinscrire, envoyer un message sans texte à    ac-forum-request@... avec 'subscribe' ou 'unsubscribe' en Sujet. - Pour tout problème ou question concernant les listes,   écrire à : ac-listmaster@... 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