[Cip-idf]Les Échos du jour : Intermittents

From : al.guy@... , the 30th September 2005 10:08
  • 2005-09-30 10:08:39 — al.guy@... - [Cip-idf]Les Échos du jour : Intermittents

Salut à tous, Ci-dessous, les deux articles concernant la journée d'hier. En bonus  celui sur la "baisse" du taux de chômage pour le mois d'août. Bonne  lecture - Guy La rédaction web des Echos - 30 septembre 2005 POLITIQUE SOCIALE - EMPLOI -   Intermittents : le gouvernement veut « clarifier » l'utilisation du  CDD d'usage [ 30/09/05 ] En prélude aux négociations sur l'assurance-chômage qui devraient  débuter fin octobre, les partenaires sociaux se sont retrouvés, hier,  au ministère de la Culture, pour faire le point sur l'emploi dans le  spectacle vivant, le cinéma et l'audiovisuel et sur l'indemnisation du  chômage des intermittents. Renaud Donnedieu de Vabres, qui s'attache  depuis son arrivée rue de Valois à déminer le terrain, les a  accueillis, après une première rencontre le 16 juin, en compagnie de  Gérard Larcher, le ministre délégué à l'Emploi. Face à l'impatience de la profession, l'objectif du gouvernement était  de convaincre les confédérations syndicales et le patronat d'entamer «  le plus tôt possible » leurs négociations sur les annexes 8 et 10 de la  convention Unedic (celles régissant l'indemnisation des intermittents)  afin de pouvoir proposer un nouveau système au 1er janvier 2006. Pour  cela, il fallait leur donner des gages : sur proposition de l'expert,  Jean-Paul Guillot, coprésident du BIPE, le gouvernement a confirmé  qu'il souhaitait clarifier les conditions de recours au CDD d'usage. Ce  contrat, très courant dans le secteur, coûte cher à l'Unedic : en  faisant travailler parfois à temps plein des salariés intermittents,  les entrepreneurs culturels se déchargent d'une partie de leurs coûts  salariaux sur l'assurance-chômage. En 2004, le déficit a atteint 952  millions d'euros (sur un total de plus de 13 milliards d'euros). Allocation journalière Pour « clarifier » la situation, les partenaires sociaux du secteur,  aiguillonnés par les services de l'Etat, se sont engagés à lister, au  travers de négociations de huit conventions collectives, les fonctions  qui relèvent du CDD d'usage. Avec une menace à la clef : les branches  qui n'aboutiraient pas à un accord d'ici à la fin 2006 se verraient  retirer l'autorisation de recourir à ce type de contrat. Et l'Unedic  serait alors en droit de ne pas indemniser les salariés concernés. Pour augmenter la durée moyenne des contrats, les branches sont  appelées à prendre en compte la totalité du temps de travail réel (par  exemple, les temps de répétition) et à l'intégrer dans la rémunération.  L'Etat et les collectivités, de leur côté, s'engagent à lier le  versement des subventions à des critères précis en matière d'emploi, à  payer le « vrai prix » des prestations et à davantage contrôler les «  abus ». L'expert s'est autorisé à faire quelques suggestions aux partenaires  sociaux : parce que le système actuel n'« assure pas l'égalité de  traitements » entre les intermittents, il a proposé une réforme de  l'allocation journalière qui serait fonction du salaire annuel et du  temps de travail. Il s'est aussi prononcé en faveur de la création d'un  fonds spécifique pour la prise en charge des accidents de carrière et  d'une amélioration de la couverture sociale des intermittents. Une  réunion de l'ensemble de la profession est prévue le 11 octobre. CARINE FOUTEAU   La rédaction web des Echos - 30 septembre 2005 POLITIQUE SOCIALE - THEATRE -   La Comédie-Française occupée [ 30/09/05 ] Assemblée générale lundi. Les artistes et techniciens de la Coordination des intermittents et  précaires d'Ile-de-France ont fait leur rentrée sociale, hier, en  occupant la Comédie-Française après s'être invités à une réunion de  presse, à Paris, avec le directeur de l'ANPE (lire page 14). Convaincus  que « les partenaires sociaux et le gouvernement s'apprêtent à épurer  une nouvelle fois le régime d'assurance-chômage dont les annexes 8 et  10 », ils portent des revendications qui prennent appui sur les  conclusions d'une étude réalisée par des chercheurs de l'université  Paris-I. Cette étude juge « inopérante », pour les métiers de l'art et  du spectacle, les « représentations binaires » emploi-chômage,  artiste-technicien, employeur-employé. La Coordination demande la mise en place d'un système ne distinguant  pas le sort des artistes de celui des techniciens, la prise en compte  d'une période de douze mois pour le calcul des droits et celle de temps  d'activité (répétitions...) aujourd'hui non-indemnisés ; mais aussi  l'introduction d'un plancher minimum au niveau d'un SMIC jour et la  définition d'un montant global maximal d'indemnités versées dans le  mois. La CGT-spectacle propose une assemblée générale lundi prochain au  théâtre du Rond-Point.   La rédaction web des Echos - 30 septembre 2005 CONJONCTURE ECONOMIQUE - EMPLOI -   Le chômage en baisse pour le cinquième mois d'affilée [ 30/09/05 ] A quatre jours de la journée d'action unitaire pour « l'emploi, le  pouvoir d'achat et la lutte contre la précarité », le gouvernement  dispose déjà d'une bonne nouvelle : le ministère de l'Emploi doit en  effet annoncer officiellement ce matin une cinquième baisse d'affilée  du chômage. Après une diminution de 1,4 % en juin et de 1 % en juillet,  le nombre de demandeurs d'emploi s'est réduit de 21.500 le mois dernier  (- 0,9 %) pour s'établir à environ 2.401.800 demandeurs. Le taux de  chômage, en revanche, reste inchangé au niveau de 9,9 %. Timide en  avril et en mai, la baisse du chômage se confirme donc avec des  chiffres plus solides : en cinq mois, le gouvernement peut afficher une  réduction du nombre de chômeurs de près de 86.000. « Les choses  avancent, nous marquons des points », a affirmé Dominique de Villepin,  lors de sa conférence de presse mensuelle hier. Plusieurs facteurs concourent à cette réussite. De manière mécanique,  la montée en charge des contrats aidés depuis le mois d'avril permet de  rayer de nombreux individus des listes des demandeurs d'emploi. Plus de  35.000 contrats d'accompagnement dans l'emploi et près de 5.000  contrats d'avenir ont été signés dans le secteur non marchand. Des  dizaines de milliers de « contrats nouvelles embauches » (CNE) ont  également été conclus dans les entreprises de moins de vingt salariés  depuis leur entrée en vigueur, début août, a annoncé le Premier  ministre hier. « C'est bien la preuve qu'ils répondent aussi à une  attente réelle des demandeurs d'emploi, qui savent que le CNE facilite  leur entrée sur le marché du travail », s'est-il par ailleurs défendu. Tous les indicateurs au vert Pratiquement tous les indicateurs se trouvent désormais au vert. Le  chômage des jeunes, notamment, poursuit sa baisse (- 1,2 %) grâce aux  entrées en formation professionnelle, qui regroupent les parcours  d'apprentissage et les contrats de professionnalisation. La vingtaine  de plates-formes de vocation mises en place pour accompagner les  individus sans qualification et les contrats d'insertion dans la vie  sociale (Civis) portent également leurs fruits. Entre juillet et  septembre, près de 57.000 jeunes demandeurs d'emploi de longue durée  ont été reçus par l'ANPE. 60 % d'entre eux se sont vu proposer une  formation ou un contrat de travail, s'est félicité Dominique de  Villepin hier. Les jeunes restent néanmoins la préoccupation  prioritaire du gouvernement, leur taux de chômage représentant toujours  plus du double de celui des autres tranches d'âge (23,1 %). Le chômage  de longue durée est également en baisse, à - 0,6 %. « Les titulaires de  l'allocation de solidarité spécifique commencent à être accueillis par  l'ANPE. 25.000 ont été reçus au cours des trois premières semaines de  septembre », a fait savoir le Premier ministre, qui compte confirmer  cette baisse. LUCIE ROBEQUAIN