[Cip-idf]Patronat et syndicats d'accord pour un état des lieux du marché du travail

From : yotogui@... , the 24th October 2006 18:53
  • 2006-10-24 18:53:12 — yotogui@... - [Cip-idf]Patronat et syndicats d'accord pour un état des lieux du marché du travail

Bonsoir, l'assurance chômage figure en tête de liste, et qui doit morfler ? c'est la refondation sociale patronale qui recommence ? le marteau conceptuel de nos communicants néo-patronaux (un   mouvement ! le medef ?  un lieu de vie) avait été lancé en commençant   par taper sur ce même clou : l'appropriation du temps l. ----------------   LE MONDE 25 OCTOBRE 2006 Patronat et syndicats sont d'accord pour un état des lieux du marché   du travail LA PREMIÈRE réunion au sommet entre syndicats et patronat s'est   conclue, lundi 23 octobre, par un accord sur la méthode et les thèmes   proposés par la présidente du Medef, Laurence Parisot. A l'exception   de la CGT, qui réserve sa réponse, quatre confédérations - CFDT, FO,   CFTC, CFE-CGC - ont accepté la mise en place de trois groupes de   travail chargés de dresser un " état des lieux " sur le système   d'assurance-chômage, les contrats de travail et " la sécurisation des   parcours professionnels ", ainsi que le précise un relevé de   conclusion réduit au minimum. Sur chaque thème, patronat et syndicats devraient échanger sur les "   freins à l'embauche " - la version d'origine évoquait les " rigidités   " - pour l'entreprise et les " précarités " pour les salariés, une   démarche critiquée par la CGT qui refuse ce " donnant-donnant ".   Rendez-vous est donné à la fin du premier trimestre 2007 pour un bilan A l'issue de trois heures d'échanges, Mme Parisot, qui s'est   félicitée de ce " premier pas ", a donc réussi son pari de relancer   un " dialogue social qui permette - aux partenaires sociaux - de   prendre leurs responsabilités dans les domaines qui sont les leurs ". Il faut bien sûr voir dans cette démarche la volonté affichée par le   Medef d'éviter, notamment, que l'Etat et le gouvernement - l'actuel   comme celui qui sera issu de l'élection présidentielle de 2007 -,   n'intervienne trop dans les affaires sociales. S'agissant des négociations en cours, dont l'une sur la pénibilité au   travail est complètement bloquée par le refus du Medef d'assurer le   financement des départs anticipés à la retraite pour les travaux   pénibles, le texte commun se conclut par un sobre : " Les   négociations en cours       se poursuivent. " " ALLER JUSQU'AU BOUT " A l'instar du Medef, le numéro un de la CFDT, François Chérèque,   s'est félicité de " pouvoir négocier avant que les choses n'évoluent   par la loi. " " Il était important que les organisations syndicales   et patronales s'engagent pour aborder ensemble des sujets aussi   importants pour les salariés ", a-t-il fait valoir. Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a voulu distinguer "   l'état des lieux " proposé et le principe du " diagnostic partagé "   que son syndicat refusait. " Les groupes de travail seront   contradictoires ", s'est-il engagé. Cette " étape importante, qui peut être qualifiée de fondatrice ",   pour le président de la CFE-CGC, Bernard Van Craeneyste, a aussi   séduit la CFTC. Mais son président, Jacques Voisin, a précisé qu'il   fallait " aller jusqu'au bout ", au vu des " fortes attentes des   salariés ". Seule note discordante, le secrétaire général de la CGT, Bernard   Thibault, a annoncé que son organisation réservait sa réponse,   regrettant qu'il n'y ait pas " un cadre clair de négociations " tout   en dénonçant des " ambiguïtés sur les objectifs des groupes de   travail ". M. Chérèque s'est interrogé : " Pouvons-nous refuser   d'aborder des sujets aussi importants pour les salariés que   l'évolution des contrats, la sécurisation des parcours professionnels   ou l'assurance-chômage ? " La CGT se prononcera bientôt, mais l'un des membres de la délégation,   Maurad Rabhi, a indiqué que " la CGT ne devrait probablement pas   faire la politique de la chaise vide ". Le syndicat de M. Thibault   choisira, sans doute, de ne pas s'exclure des discussions. Tout au   plus refusera-t-il peut-être de participer à l'un des groupes de   travail : sur le contrat de travail, celui qui le contrarie le plus. Rémi Barroux