[Cip-idf] M. Charpy, insécurité sociale, non merci !

From : cip-idf@... , the 29th September 2005 12:32
  • 2005-09-29 12:32:22 — cip-idf@... - [Cip-idf] M. Charpy, insécurité sociale, non merci !

Coordination des intermittents et précaires d’Île-de-France 14 quai de la charente 75019 Paris / 01 40 34 59 74
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                                         M. Charpy, Insécurité   sociale, non merci Ce matin à 8h 30,  à l'appel de la Coordination des intermittents et   précaires et d'AC! Paris Air Libre (http://www.ac.eu.org/  sommaire.php3), une vingtaine de manifestants chômeurs, intermittents   et précaires, se sont invités au "petit déjeuner de presse" organisé   par l'Association des Journalistes de l'Information Sociale, avec   Monsieur Charpy, directeur de l'ANPE, au café le Procope (Paris 6e) En présence d'une trentaine de journalistes, le président de l'AJIS,   M. Marc Landré a commencé par faire obstacle au souhait des   manifestants de participer à l'entretien prévu avec M. Charpy puis   décrété l'annulation de ce petit déjeuner. Tandis que monsieur Charpy   s'éclipsait par une porte dérobée, un dialogue s'est engagé entre   manifestants et journalistes, nous avons ainsi pu les informer de nos   travaux et propositions. À l'issu de ce dialogue, M. Landré a finalement proposé d'organiser   prochainement un petit déjeuner de presse sur la négociation Unédic,   rendez vous auquel les manifestants ont suggéré d'inviter M. Borloo,   ministre de l'emploi, M. Chérèque, secrétaire confédéral de la CFDT   et Madame Parisot, présidente du MEDEF. Nous déplorons que M. Charpy ait refusé le débat public ainsi proposé. Alors que le code du travail et les droits des salariés se voient   gravement attaqués par l’instauration de divers dispositifs (RMA,   CAE, CNE, etc.), que les chômeurs sont encore insécurisés par des   mesures hostiles (pouvoir de sanction/radiation dévolu aux Assedic,   multiplication des mesures de contrôle), nous étions venus   l'interroger sur des aspects concrets du processus de précarisation   auquel l'ANPE participe. De quoi sommes nous donc coupables ? Les « emplois non pourvus » le   sont-ils en raison de l’incapacité des demandeurs d’emploi à se   lever,  à être un rdv ? Chacun de nous est-il responsable   individuellement du chômage massif et structurel auquel on nous dit   vouloir s’attaquer au mépris des droits les plus élémentaires ?  Au   nom du « suivi personnalisé » des chômeurs, combien de temps perdu en   démarches inutiles et contraignantes, combien de convocations suivies   de radiations, de pertes de droits ? 70% des embauches actuelles se   font en CDD, l’ANPE  est-elle une entreprise d’intérim ? Qu’est-ce au juste qu’un « emploi convenable » lorsqu’en  refuser   deux impliquerait pour les indemnisés à une baisse de l’allocation,   qu’en refuser trois entraîne la perte de celle-ci ? Doit-on par   exemple, dès lors que l’on dispose du permis de conduire, sans égard   pour d’autres qualifications et sans possibilité de choix, faire le   chauffeur livreur de nuit à temps partiel au SMIC horaire  ? Cet après-midi, les ministre de la Culture et de l’emploi reçoivent   les syndicats à propos de la « négociation «  de la prochaine   convention du régime d’assurance-chômage. On oppose aux droits des   intermittents  que l’Unedic n’aurait pas à financer la production   culturelle. Or cette institution finance en fait la production   flexible dans son ensemble.  Elle contribue à financer la   disponibilité à l’emploi discontinu dans de nombreux secteurs. Nous persistons : ces enjeux ne peuvent  être laissé à un   gouvernement  et à des partenaires sociaux » qui raisonnent   essentiellement en termes comptables. Nous n’acceptons pas d’être triturés, modifiés, écrasés comme de   simples variables d’ajustement. La création de nouveaux droits est un impératif pour lequel nous   appelons l’ensemble des salariés, en formation, au chômage ou   employés à lutter, à s’organiser. Ce que nous défendons nous le défendons pour tous.