[Cntait-info]BORDEAUX : Solidarité avec une occupation de terres en Argentine

From : cntait-info@... , the 26th avril 2008 00:55
  • 2008-04-26 00:55:52 — cntait-info@... - [Cntait-info]BORDEAUX : Solidarité avec une occupation de terres en Argentine

Ci dessous, les traductions des communiqués de l'occupation de terres  à " Ciudad Evita" Buenos Aires  Argentina, à laquelle participent des compagnons de la FORA (section argentine de l'AIT) En soutien avec l'occupation d'un terrain par une centaine de familles dans la banlieue de Buenos Aires, le groupe de Bordeaux de la CNT-AIT propose une projection débat apéro à partir du film "Busqueda piquetera" de J. Gaggini et D. Planque le DIMANCHE 27 AVRIL 2007 à 18h à l'occupation, 1 rue Lucien Faure - terminus Tram B "bassin à flots", Bordeaux Prix libre Un militant venant de la FORA sera présent. ==================================================== Le  29 mars  près de 40 familles organisées  du quartier « 22 de enero », face aux graves problèmes de  manque de terre et logement  que nous subissons, situation partagée par des milliers des personnes qui vivent entassées et dans des conditions très  précaires partout dans le pays ,nous avons décidé d’occuper un terrain contigu au quartier . Terrain qui jusqu'à maintenant était utilisé par un Monsieur  nommé «  Pulido » et  son groupe de  « gorilles », avec la complicité de la Police pour  se faire de l’argent sur le dos des gens qui sont dans le besoin. Dès les premiers instants de l’occupation du terrain, les complices  de ce Mr Pulido, ont  brûlé  nos banderoles , et mis en péril la vie de 40 familles  en leur tirant des coup des feu en toute impunité. Dans un premier temps ils nous ont menacé verbalement, et face à la détermination  des familles ils sont revenus armés  et ont tiré sur le tas en blessant un camarde à l’épaule droite. Malgré  la gravité  de cette situation, ces mafieux n’ont pas réussi à  briser l’unité et la   volonté ferme de ces familles  de se maintenir en lutte pour un logement digne.  Quelques minutes plus tard  la police  a fait son apparition en nous menaçant d’expulsion, sans faire aucune  allusion à la blessure par  balle de notre camarade ni à la façon dont nous avons été  attaqués. Jusqu'à maintenant les familles restent  déterminées  et fermes dans l’occupation, en luttant pour notre droit a la terre et  à un logement digne . Pour cette  raison  nous  faisons appel à  la solidarité  de tous ceux qui pourraient venir nous soutenir sur place  et /ou pourraient envoyer des couvertures, de la nourriture pour la « olla popular » (marmite populaire) et tout ce qui est nécessaire pour  continuer a tenir cette lutte. L’occupation   se passe  dans la rue « el nogal » au fond de la Route 21 y las clavelinas  Ciudad Evita . ====================================== Occupation des terres  à Ciudad Evita Buenos Aires - Argentina . Voici la traduction du deuxième communiqué  issue de l’assemblée de l’occupation et quartier « Tierra y Libertad » au 14emejour de résistance. Comme nous l’avons déjà exprimé dans le précédent communiqué élaboré  par tous et toutes les camarades , le 29 mars  près de 40 familles organisées  du quartier « 22 de enero », face aux graves problèmes de  manque de terre et de logement  que nous subissons ,situation partagée par des milliers des personnes qui vivent entassées et dans des conditions très  précaires partout dans le pays ,nous avons décidé d’occuper un terrain contigu au quartier. Terrain qui jusqu'au maintenant était utilisée par un Monsieur  nommé «  Pulido » et  son groupe de  « gorilles », avec la complicité de la Police pour  se faire de l’argent sur le dos des gens qui sont dans le besoin. Dès les premiers instants de l’occupation du terrain, les complices  de ce Mr Pulido, ont  brûlé  nos banderoles et mis en péril la vie de 40 familles  en leur tirant des coups de feu en toute impunité. Dans un premier temps ils nous ont menacé verbalement, et face à la détermination des familles  ils sont revenu armés  et ont tiré sur le tas en blessant un camarade à l’épaule droite. Quelques minutes plus tard  la police  a fait son apparition en nous menaçant d’expulsion, sans faire aucune  allusion à la blessure par  balle de notre camarade ni à la façon dont nous avons été attaqués. Malgré  la gravité  de cette situation, ces mafieux n’ont pas réussi à briser l’unité et la   volonté ferme de ces familles  de se maintenir en lutte pour un logement digne  et celle de construire un quartier avec des pratiques et des liens horizontaux et communautaires. Mais les agressions et les attitudes hypocrites, assassines et   lâches de ce Mr Pulido  et ses complices,  n’ont fait que continuer, avec la connivence de la police locale et donc des autorités du  district  de « la Matanza ».Voici quelques exemples : -Le 31mars (troisième jour d’occupation) vers 22h les para policiers  au service de Pulido nous ont encore visé au corps ; ils ont tiré environ 40coups de feu. Quelques instants plus tard  la police est arrivée avec leur mépris habituel,  mais avec nos camarades nous leurs avons empêche d’entrer dans l’occupation. -Le lendemain  (mardi 01avril) vers le milieu de matinée Pulido pénètre par un des cotés de l’occupation  (le périmètre est fermé) en bousculant une camarade  et en menaçant de «tirer à tuer »sans se soucier de la présence d’enfants et des femmes enceintes. -Le mercredi 02 deux personnes suspectes arrivent, pour observer, prendre des renseignements, et demander à droite et à gauche  avec insistance  qui était le chef   , qui  s’occupait d’ inscrire les familles etc. Face à ces agissements, nous commençons  à les soupçonner  d’être des flics en civil qui cherchent a provoquer .Nous leurs avons répondu que nous n’avions pas de « chefs » et leur avons demandé de se retirer immédiatement du terrain car  ils étaient rentrés  sans l’approbation de l’assemblée du quartier .Nous constatons encore uneclair essai  d’intimidation. -Les nuits suivantes ont été très tendues mais il n’y a pas eu des coups de feu. -Le  samedi 05 avril  vers 22 :30 ,Pulido et son groupe mafieux ont fait irruption  , avec la connivence des policiers   et tire  au moins 30 coups de feu ,  sans se soucier de la présence des femmes enceintes et des enfants qui dormaient .Plusieurs d’entre nous avons ressenti les balles passer très près .Nous avons été obligés de nous jeter par terre pour les éviter et trouver un lieu sûr .Un peu près une demi heure après, la police débarque dans une camionnette qui n’avait même pas de plaque d’immatriculation, le principal descend de la voiture  et avec mépris demande «  qui est  le chef »  et tente de pénétrer dans le terrain. La réponse ne va pas se faire attendre : à peu prés 50 camarades, font comprendre au policier qu’ ici il n’y a pas besoin des chefs en même temps qu’ils bloquaient l’entrée. A force, la Police finit par se retirer . Nous avons aussi le problème  de la menace de l’Etat  pour usurpation des terres : on attend l’ordre d’expulsion. Pour le moment on n’a pas de nouvelles. Malgré toutes les situations de menaces et harcèlement qu’on a subi jusqu'à maintenant notre assemblée reste horizontale et sans aucune sorte de récupérateurs. Nous la considèrons comme notre unique espace de prise de décision   et nous réitérons notre volonté  de continuer la résistance dans cette espace  qu’on a baptisé  « Tierra y Libertad ». Nous prétendons construire notre quartier avec le même nom et commencer par l’espace communautaire afin de faire fonctionner  un dispensaire puis des ateliers d’apprentissage des métiers. Nous avons beaucoup d’autres idées.  A ce jour  le nombre des familles  qui résistent a augmenté de 40 a 100 . Pour ces  raisons nous appelons à la Solidarité ceux qui pourraient venir filer un coup de main et/ou envoyer de l’argent pour notre caisse de résistance : couvertures ,  nourriture , vêtements  et tout ce qui pourrait soutenir notre lutte .. Compagnons(es) de l’occupation et quartier Tierra y libertad . EL PUEBLO UNIDO AVANZA SIN PARTIDOS Y JAMAS SERA VENCIDO