[Coordsanspap-ouest] Migrants. L'Assemblée vote un texte sur le placement en rétention. 08/12.ouest france

From : muriel.elkolli@... , the 9th December 2017 17:00
  • 2017-12-09 17:00:03 — muriel.elkolli@... - [Coordsanspap-ouest] Migrants. L'Assemblée vote un texte sur le placement en rétention. 08/12.ouest france

Migrants. L'Assemblée vote un texte sur le placement en rétention Modifié le 08/12/2017 à 05:57 | Publié le 08/12/2017 à 05:57 Écouter      *     Le placement en rétention ne concernerait pas les demandeurs d'asile     de bonne foi mais seulement ceux présentant "un risque de fuite". Le     placement en rétention ne concernerait pas les demandeurs d'asile de     bonne foi mais seulement ceux présentant "un risque de fuite". | AFP     / BERTRAND GUAY Ouest-France avec AFP Malgré les critiques d'une partie des députés, l'Assemblée nationale a  voté cette nuit une proposition de loi permettant de placer des migrants  relevant d'un autre pays européen pour leur demande d'asile, les  étrangers sous procédure Dublin, en centre de rétention administrative. L'Assemblée nationale a voté dans la nuit de jeudi à vendredi une  proposition de loi permettant de placer en rétention administrative  certains migrants déjà enregistrés ailleurs en Europe, en dépit des  critiques d'une partie des députés redoutant *« une systématisation de  l'enfermement »*. Cette proposition de loi, déposée par les députés Constructifs,  permettra de *« sécuriser le placement en rétention »* des étrangers  sous procédure Dublin, c'est à dire relevant d'un autre pays européen  pour leur demande d'asile, *« le temps strictement nécessaire à la  détermination de l'État responsable »*. Le texte avait été déposé à la suite d'un arrêt de la Cour de Cassation,  qui en septembre avait jugé illégal le placement en rétention de ces  *« dublinés »* en l'absence de définition objective, dans la loi, du  risque de fuite. La proposition votée précise donc ces critères d'un *« risque non  négligeable de fuite »*, au nombre d'une dizaine, parmi lesquels le fait  d'avoir été *« débouté de sa demande d'asile »* dans l'État responsable,  d'avoir *« contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le  sien »* un titre de séjour ou un document d'identité, ou encore s'être  *« soustrait »* à une précédente mesure d'éloignement.       *Un « virage sécuritaire » pour l'opposition* Le vote s'est fait in extremis, au terme de cette *« niche »* d'une  journée réservée aux Constructifs, et après l'examen de nombreux  amendements déposés par les députés de la France insoumise, sur des  sujets allant du droit au travail des demandeurs d'asile à la  suppression des tribunaux pour étrangers non-admis dans les aéroports. Le texte, très scruté du côté des défenseurs des étrangers, avait  soulevé des débats avant même son examen  ,  le Défenseur des droits Jacques Toubon notamment s'inquiétant d'un  *« tournant politique déplorable en termes de respect des droits »*. La députée Insoumise Danièle Obono a dénoncé lors de l'examen un  *« virage sécuritaire »* avec un texte entraînant *« une systématisation  de l'enfermement des demandeurs d'asile »*, tandis que Stéphane Peu,  pour la gauche démocrate et républicaine, s'inquiétait d'un risque de  *« rétention préventive, de confort »*. Face à ces critiques, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a mis en  avant une *« rédaction équilibrée »*, assurant que le texte *« préserve  les droits fondamentaux en encadrant strictement le placement en  rétention »*, qui *« ne saurait concerner un demandeur d'asile de bonne  foi présentant sa demande »*. Mais *« depuis quelques mois un demandeur  d'asile sur deux relève désormais de Dublin en France »*, a-t-il souligné. Plusieurs amendements, déposés par les députés En Marche, ont aussi  affiné cette *« proposition de loi permettant une bonne application du  régime d'asile européen »*, en intégrant *« des garanties spécifiques »*  liées à la vulnérabilité et à l'information du demandeur d'asile notamment. La rétention *« n'a pas vocation a être demain la procédure de droit  commun »*, a souligné le député en Marche Ludovic Mendes, tout en  estimant que *« le régime d'asile de l'UE appelle une critique  constructive »*.   * L'actualité en continu        * France    * Migrants    * Assemblée Nationale