[Coordsanspap-ouest]CR coordination régionale 16 mars 2013

From : camille.gir@... , the 15th April 2013 12:57

Bonjour à tou-te-s, Voici (tardivement, je m'en excuse !) le compte-rendu de la réunion de la Coord qui s'est tenue le 16 mars à Rennes, rédigé à plusieurs mains rennaises et ouvert à toute modification, correction, ajout, etc ! La date de la prochaine coordination est fixée au samedi 25 mai, de 14h à 18h, et a priori ça se passera soit à Lannion, soit dans un lieu encore surprise, c'est en cours de tractation ! Ciao, Camille CR Coordination Régionale du 16 mars 2013, à Rennes. Une trentaine de personnes, 5 villes représentées (Brest, Lannion, Laval, Nantes, Rennes). Excusées : Angers, Blain, Lorient, Quimper, Saint Nazaire. Prochaine coordination = le samedi 25 mai de 14h à 18h. Lieu à déterminer (soit Lannion, soit une ville plus à l’ouest encore !). Tour des Villes :  Brest -         Logement :  o       évacuation d’une réquisition qui avait durée 4 mois et où avaient été hébergées environ 13 familles migrantes. Plusieurs relogements mais une famille momentanément placée au CRA.  o       Une autre réquisition est en cours, expulsable le 20 mars. Des actions vont être menées. o       Une vingtaine de personnes continuent à dormir régulièrement dans le couloir de Coallia.  Lannion RAS. Suivent plusieurs personnes avec accompagnement dans les démarches et financement grâce à des fest-noz. Ont rencontré le PS dans le cadre de l’action de la coordination régionale : bien reçu mais rien de concret. Laval -         Rencontre avec le PS dans le cadre de l’action de la coord : interlocuteurs dans de bonnes dispositions mais frileux et non-représentatifs de la fédération.  -         Logement : le discours officiel des autorités publiques est qu’il n’y a pas de problème de logement à Laval alors que c’est dû au développement exponentiel d’un système D.  Nantes -         Logement : forte mobilisation notamment autour du squat d’environ 80 personnes ouvert par Un toit pour tous et toutes.  -         Mineurs Isolés Etrangers : l’UCIJ a envoyé un courrier à plusieurs autorités publiques pour dénoncer la situation.  Rennes -         Conseil des Migrants : o       Demandes de titre de séjour pour raisons médicales : blocage en l’absence de pièce d’identité « probante ». o       Plusieurs situations administratives compliquées au sein du CDM (débouté-e-s de l’asile, OQTF). Le CDM a rencontré le préfet pour discuter des possibilités de régularisations mais sans suite pour l’instant. o       L’épicerie sociale du CDM, fournie par la banque alimentaire, fonctionne bien. -         RESF : problématique du logement concerne toujours de nombreux enfants scolarisés et leur famille. Grosses difficultés également face aux pratiques préfectorales qui varient d’une semaine et d’un guichet à l’autre.  -         Un toit c’est un droit : o       Logement : des dizaines de personnes à la rue et 115 saturé. Un réseau d’hébergement solidaire gère l’urgence et pour chaque nouvelle personne hébergée, les hébergeant-e-s envoient systématiquement un courrier à la préfecture afin que cette solution n’invisibilise pas le problème. Echec de la dernière tentative de réquisition qui s’est conclue par deux interpellations et une garde à vue. La ville de Rennes (je crois) rend elle-même les logements vides inhabitables afin d’éviter les squats. Aujourd’hui, environ 280 personnes vivent dans les 8 squats d’UTUD. Une occupation d’un lieu de culte est lancée le jour de la coordination. o       Préfecture : plusieurs asso et collectifs ont participé à la semaine d’observation des pratiques préfectorales, avec accompagnement des étranger-e-s dans leurs démarches. Bilan : diminution des temps d’attente mais les queues demeurent et l’accueil est très aléatoire. Pertes de dossiers par la prèf. Durcissement des pratiques préfectorales et des relations accompagnants-prèf, cf notamment l’exigence faite aux accompagnant-e-s de présenter une pièce d’identité et de signer une attestation.    -         CSPSP : 5 objets de lutte en ce moment 1.      Actions contre les arrestations de personnes étrangères aux abords des associations caritatives. 2.      PS : action de solidarité avec les sans-papiers grévistes de la faim de Lille et dénonciation des politiques actuelles. Une rencontre est prévue avec une députée rennaise. 3.      Dysfonctionnements multiples à la préfecture, et notamment arrestations de sans-papiers qui venaient faire leurs démarches en préfecture => occupations dont la dernière s’est soldée par l’arrestation de la délégation : du jamais vu ! 4.      MIE : les problèmes perdurent. Nouveautés : une réorganisation de l’accueil est en cours avec péréquation nationale c'est-à-dire dispatchage des jeunes dans toutes la France. En attendant, beaucoup de MIE sont d’office envoyés à Paris quand ils se présentent à Rennes, et le Conseil Général fait appel d’une trentaine de décisions du juge des tutelles pour contester la reconnaissance de la minorité des jeunes ! Des actions sont prévues. 5.      Logement : le 30 janvier dans le cadre de l’action de la coord, le CSPSP a collé des affiches sur un bâtiment vide pour le visibiliser et occupé Rennes Métropole. Sentiment mitigé à l’issue de l’action car les modalités d’action n’ont pas entièrement été respectées par les individus d’autres collectifs qui ont rejoint l’action. Bilan des permanences juridiques Constat partagé par Alter Egaux, le Casss-Papiers, le CDM, Délit de Solidarité, le Gasprom, le MRAP : les permanences sont chargées voir surchargées, le fonctionnement opaque et fluctuant (arbitraire ?) des préfectures rend l’accompagnement juridique compliqué et on a de plus en plus souvent la sensation de ne pas avoir de réponse à apporter. Beaucoup de blocages autour des demandes de titres de séjour pour raisons médicales sauf à Brest où ça a l’air de bien fonctionner pour l’instant. Brest et Nantes constatent une augmentation des recours CNDA, et à Brest ça s’explique entre autres par le fait que Coallia renvoie les personnes vers le Cass-Papiers. A Nantes, il y aurait des problèmes d’accès à l’Allocation temporaire d’attente (ATA) pour les demandeurs-ses d’asile en procédure prioritaire ! Peu de retours sur les demandes de régularisation circulaire Valls pour l’instant. Bilan de la rencontre du 15 mars entre des assos rennaises et la préfecture (ce qui peut donc concerner toutes les villes de la coord) :   Asso concernées = MRAP, Cimade, LDH et des associations caritatives. Côté préfecture : préfet, secrétaire général, chef du service étrangers…  -         Contrôles d’identité près des asso caritatives : le préfet va demander au procureur d’arrêter ces ordres de réquisitions.  -         Photocopie de la carte d’identité des « accompagnants » à la prèf et signature d’une attestation : il s’agirait d’une vérification d’identité pour éviter que des soutiens vendent leurs services ! La présentation d’une pièce d’identité continuera donc d’être exigée mais il n’y aura plus de photocopie ni d’attestation à signer. Pour tous les engagements pris par le préfet, on peut contacter le MRAP si on constate qu’ils ne sont pas tenus. -         Circulaire Valls : 40% des dossiers examinés auraient reçus une réponse positive. Hypothèse : il y a peut-être plus de chances d’obtenir une réponse positive si le dossier est clairement soutenu par une asso => le MRAP va joindre une lettre du MRAP à chacun des dossiers déposés qu’il suit. Pas de refus implicites, les dossiers déposés recevront systématiquement une réponse, et tout rejet sera assorti d’une OQTF. -         Interpellations en préfecture : la prèf affirme toujours qu’il n’y en a pas sauf pour trouble à l’ordre public ou si inscription au fichier des personnes recherchées (cf la circulaire du 13 mars). Question : qu’en est-il des personnes qui ont une OQTF ? -         Engagement du préfet à ce qu’il n’y ait plus de perte de droits au moment du renouvellement du titre de séjour. Toute personne venue dans les délais obtiendra une attestation comme quoi elle a un rendez-vous pour renouveler son titre et ne perdra donc pas ses droits.  -         Etrangers malades : pas de réponse. S’il y a refus de la prèf, la personne peut demander l’avis de l’ARS qui peut être utile au TA. A savoir : la prèf n’a pas accès au dossier médical mais sait s’il s’agit d’un dossier psy ou pas.  Centre de Rétention Administrative La majorité des retenu-e-s sont envoyé-e-s par Nantes. Apparition des premiers laissez-passer européen qui facilitent les renvois puisqu’il n’y a pas besoin d’obtenir l’autorisation du pays de renvoi. Le Morbihan n’est pas présent à la coord mais nous informe qu’il y a eu dernièrement plusieurs assignations à résidence et des expulsions. 23 mars : rassemblement antifasciste à Chartres-de-Bretagne Le 23 mars, le collectif identitaire Jeunes Bretagne surfe sur la situation de l’entreprise PSA-La Janais pour organiser à Chartres de Bretagne une conférence contre la casse sociale qui rassemblera des fachos de toute la France et même de Belgique et d’Italie. Un contre-rassemblement appelé par le réseau 35 de vigilance contre le racisme et la xénophobie d’Etat a lieu à 15h à Chartres de Bretagne, place de la mairie, auquel il serait chouette d’être nombreux-ses ! Un covoiturage s’organise pour cela avec départ à 14h de la piscine Bréquigny à Rennes. (Depuis la rédaction de ce CR la manifestation antifasciste a bien eu lieu : elle s’est déroulée sans encombre, et a rassemblé environ 400 personnes, de nombreuses associations et collectifs, ainsi que des élu-e-s de Chartres de Bretagne). Circulaire Valls : des dossiers déposés dans pas mal de villes mais on manque pour l’instant de recul car peu de réponses.  Circulaire Valls 2 (13 mars 2013) :  Valls appelle à traiter de manière stricte les déboutés de l’asile en leur délivrant systématiquement et rapidement une OQTF. Abandon de la politique du chiffre mais un maximum d’éloignements continueront à être exécutés. Appelle à privilégier les assignations à résidence pour tous les étrangers et à ne pas réaliser d’arrestations déloyales en préfecture.  Pour la prochaine coord, chaque ville est invitée à faire le bilan de l’application de cette circulaire. Coût du droit au séjour : Proposition d’une action commune pour dénoncer le coût exorbitant du droit au séjour, par le biais notamment des timbres fiscaux, qui ressemble à un racket étatique des personnes sans-papiers. La goutte d’eau : avec l’application d’un décret du 23 novembre 2011, toute personne ayant recours à un avocat même si elle reçoit l’aide juridictionnelle, devrait désormais payer de sa poche un droit de plaidoirie de 13€ à l’avocat.  Un recours du Gisti est en cours. Lannion propose d’écrire un texte, à discuter sur la liste, puis à envoyer par chaque ville à ses élu-e-s. Brest envoie à la préfecture et aux ministres.  Blocage des démarches en l’absence de pièce d’identité Lorsque le pays d’origine ne délivre pas de papiers d’identité, proposition de contacter Amnesty International ou Human Watch Right pour obtenir une attestation. Possibilité de cartes consulaires auprès du consulat du pays en France. Et en termes d’action collective, possible de reprendre l’argumentaire du SAF pour faire pression sur la préfecture et exiger qu’elle arrête de demander des pièces d’identité avec photos pour toute demande.  Procédure de retrait de dossier pour demande de carte santé : (à compléter et/ou corriger si erreur de ma part !) -         Laval :  1.      Aller au guichet avec un certificat médical non-descriptif, une adresse, un passeport, et parfois un justificatif d’un an de présence. Obtention du dossier. 2.      Faire remplir le dossier par un médecin agréé. 3.      Renvoyer le dossier à l’ARS. 4.      Attestation de dépôt de dossier par la prèf, valable deux mois. -         Brest :  1.      Présenter un certificat médical non-descriptif au guichet pour demander un RDV. 2.      Se présenter au RDV avec une pièce d’identité et une adresse. Obtention du dossier. 3.      Mêmes démarches qu’à Laval au niveau médical ? 4.      Obtention d’une APS une fois le dossier déposé, APS qui peut permettre d’attendre les un an de présence si besoin. -         Lannion : demande écrite, la personne est ensuite convoquée à la prèf, et un récépissé est délivré dès la demande. Jusqu’ici, la procédure semble « normale ». -         Rennes :  1.      Dossier envoyé en courrier recommandé avec copie de toutes les pièces = document d’état civil avec photo, acte de naissance légalisé par le pays d’origine en l’absence du passeport, livret de famille, 4 photos, lettre manuscrite accompagnant la demande, contrat de travail et 3 derniers bulletins de salaires si travail, justificatif de domicile ou attestation d’hébergement, justificatif de plus d’un an de résidence sur le territoire en cas de première demande. Il est précisé que « tout autre document nécessaire à l’instruction pourra vous être demandé ». 2.      RDV à la prèf pour présenter le dossier avec les pièces originales. 3.      Envoi à l’ARS qui renvoie un accusé de réception à partir duquel la personne doit pouvoir demander un récépissé. Mineur-e-s Isolé-e-s Etranger-e-s : -         Laval : projet de ghettoïsation des MIE qui seraient placés dans un même établissement spécifique. Banalisation du discours sur l’afflux et la menace représentée par les MIE. Les tests médicaux sont systématiques. -         Brest : très peu de MIE pour l’instant. -         Nantes : pratique des tests osseux, génitaux, pileux. OQTF systématiquement délivrée quand les jeunes sont déclarés majeurs et  ne sont pas DA. Comme à Rennes, le CG fait appel contre des décisions du juge des tutelles. -         Rennes : idem, cf tour des villes. Proposition d’une démarche collective de la coord pour l’abolition des tests médicaux sur les MIE. Rennes écrit un courrier à valider sur la liste de la coord. Les destinataires du courrier seront les conseils généraux, le procureur, Taubira, les députés, Valls, le Défenseur des Droits, les associations de CG. Chaque ville envoie à ses interlocuteurs locaux et Brest s’occupe du national. 10 mai rassemblement Gasprom pour commémoration de l’abolition de l’esclavage.  Action pour la reconnaissance du CDM : A la demande du CDM, la coord va envoyer un courrier à la préfecture d’Ille-et-Vilaine pour dénoncer le traitement discriminatoire que dit subir le CDM dans ses relations avec la préfecture et exiger sa reconnaissance comme une association à part entière. Voir le courrier envoyé sur la liste.  Prochaine coordination = le samedi 25 mai de 14h à 18h. Lieu à déterminer.