[Coordsanspap-ouest]Les demandeurs d'asile dénoncent un harcèlement

From : andry_nicolas@... , the 5th January 2012 00:01
  • 2012-01-05 00:01:04 — andry_nicolas@... - [Coordsanspap-ouest]Les demandeurs d'asile dénoncent un harcèlement

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2012/01/04/Les-demandeurs-d-asile-denoncent-un-harcelement  Les demandeurs d'asile dénoncent un harcèlement 04/01/2012 05:38 (0)     Un certain nombre de demandeurs d’asile résidant au foyer Cada de Joué-lès-Tours se disent victimes du harcèlement de la police. Devant le Cada de Joué-lès-Tours, une trentaine de manifestants ont soutenu les résidents demandeurs d'asile. - (Photo NR, Patrice Deschamps) Ils sont restés hier dans l'enceinte du Centre d'accueil pour demandeurs d'asile Adoma (Cada) pour éviter le risque d'être contrôlés par la police et placés en rétention.« Depuis plusieurs semaines, ils sont victimes d'un véritable harcèlement policier », estime Josée Benoît, membre du comité de soutien aux résidents Cada. « Il y a en permanence une quinzaine de policiers autour de la résidence », raconte-t-elle. « Dès qu'un demandeur d'asile sort pour aller chercher de quoi manger ou chercher un enfant à l'école, il est contrôlé… Nous, les associations de soutien, nous avons dû mettre en place une véritable logistique pour leur éviter de sortir du Cada. » " Nous voulonsavoirune deuxièmechance " C'est cette situation qu'une quinzaine de résidents voulait dénoncer hier à la presse, soutenus par de nombreuses organisations (RESF, Sud Solidaires, CGT, Chrétiens Migrants, Attac, FSU, Europe Écologie-Les Verts, FCPE, NPA, Alternative libertaire). Ils n'ont pu le faire à l'intérieur des locaux, la direction s'y est opposée. Mais ils ont lu un communiqué dehors, aux portes du centre devant une banderole sur laquelle était inscrit : « On n'est pas des criminels. » Un des résidents a lu un communiqué qui s'adressait à la police et au préfet d'une part, aux Français de l'autre. « Ici, il n'y a pas de criminels : ne venez pas la nuit, comme un cauchemar ; ne cassez pas nos portes, ne dérangez pas les rêves des enfants […] C'est une honte pour un pays comme la France […] Dans nos pays, nous avons déjà beaucoup souffert, nous avons été tourmentés, blessés. Nous ne sommes pas venus en France pour vivre sur votre dos, pour profiter de votre argent. Nous voulons juste vivre en sécurité. […] Nous voulons le droit de travailler pour assurer nous-mêmes notre vie […]. Nous sommes venus en France parce que nous avons été obligés de le faire pour vivre tranquilles. Nous voulons, avec votre aide, avoir une deuxième chance et commencer une nouvelle vie. Nous ne voulons plus vivre dans la peur. Nous ne voulons pas que nos enfants subissent ce que nous avons vécu. Nous voulons seulement  qu'ils aient une vie meilleure que la nôtre. »