Re: [Coordsanspap-ouest][Fwd: [zpajol] déclaration de soutien aux sans papiers en lutte ( expulsion de la Bourse)]

From : eric.audrain@... , the 19th July 2009 10:45
  • 2009-07-19 10:45:23 — eric.audrain@... - Re: [Coordsanspap-ouest][Fwd: [zpajol] déclaration de soutien aux sans papiers en lutte ( expulsion de la Bourse)]

http://www.liberation.fr/societe/0101580481-les-sans-papiers-retrouvent-un-qg Les sans-papiers retrouvent un QG Immigration. Expulsés de la Bourse du travail, ils ont investi un hangar  dans le nord de Paris. KARL LASKE «On ne sait pas où on va ! s'exclame un sans-papiers. On va au terminus de  la ligne, et après on fait demi tour !» Entre 200 et 300 sans-papiers ont  quitté, vendredi à 15 heures, leur campement du boulevard du Temple, dans le  IIIe arrondissement, vers un rassemblement de soutien, place du Châtelet.  Puis ils se sont engouffrés dans le métro, vers un nouveau lieu d'occupation  tenu secret. Certains ont de grands sacs où l'on devine des couvertures. Au  métro Simplon, dans le XVIIIe arrondissement, la petite foule presse le pas,  puis court et s'engouffre dans un garage. Le 14, rue Baudelique. Un vaste  hangar, trois grandes baies vitrées à l'ancienne autour d'une vieille  plateforme de déchargement et de multiples escaliers qui conduisent à des  locaux désaffectés. On l'apprend sur les murs : ce sont les anciens locaux  du comité central d'entreprise de la Caisse primaire d'assurance maladie  (CPAM). «C'est dix fois mieux que la Bourse du travail !» s'extasie quelqu'un. Badges. Les sans-papiers s'emparent de palettes pour en faire des couchages,  des cartons sont posés partout, dans un nuage de poussière. Autour d'eux,  des militants, reconnaissables à leurs badges, s'activent. CGT pour  certains, NPA pour d'autres. La porte est refermée. «Chers camarades !» lance Sissoko Anzoumane, le porte-parole de la  coordination des sans-papiers 75 (CSP 75), juché sur la plateforme avec les  autres délégués. «Depuis le 9 juillet, la préfecture a proposé un examen de  nos dossiers, et nous sommes appelés à quitter le boulevard du Temple,  explique-t-il. Les accords avec la préfecture n'ont pas de sens sans rapport  de force et sans unité. C'est pourquoi, avec les associations, les syndicats  et les partis, nous allons exiger la régularisation de tous.» Sissoko  annonce que le nouveau lieu doit devenir «le QG de tous les sans-papiers» de  France. Alors que 126 régularisations ont été obtenues depuis le 2 mai 2008,  la préfecture a accepté d'examiner 300 dossiers. «On peut obtenir 30 % de  régularisations, mais aussi 100 %», s'exclame Sissoko, applaudi par la  foule. Derrière la porte d'entrée, les CRS sont là. L'action a été mise au point  «par le syndicat CGT du nettoiement et le NPA», explique Alain. «Ces locaux  étaient ceux du comité d'entreprise. On voudrait en faire une maison des  sans-papiers, poursuit-il. C'est pour sortir par le haut de la situation de  la Bourse du travail.» L'expulsion des sans-papiers de la Bourse par le  service d'ordre de la CGT, le 24 juin, a plongé tous les réseaux de soutien,  et les associations, dans l'incrédulité et l'embarras. La plupart n'ont pas  choisi de condamner le syndicat. Dans le dédale de bureaux vides, chacun s'installe. Ça résonne. Un groupe de  femmes s'installe au premier étage, après avoir déplié de grands plastiques  sur le sol poussiéreux. C'est l'ancien bureau d'un syndicat CGT (l'UGICT).  Un sans-papiers se pose devant un militant qui arbore un badge CGT. «Vous  êtes à la CGT ? questionne-t-il, surpris. Est-ce que maintenant la CGT est  prête à s'associer à nous ?» Le militant répond qu'il fait partie de la CGT,  d'un collectif de soutien aux sans-papiers d'Argenteuil (Val-d'Oise) : «C'est  pas un bloc, la CGT, de la base jusqu'à Thibault, c'est des gens très  différents..» Pour Olivier, militant CGT du nettoiement, il faut «rétablir la réalité des  choses» sur son syndicat : «Il y avait beaucoup de tensions à la Bourse du  travail.On ne pouvait plus tenir de réunions. La ville de Paris aurait pu  mettre son grain de sel aussi.» Il n'approuve pas l'évacuation musclée,  mais, selon lui, «avec les occupations de sites qui ont été faites, c'est la  CGT qui a porté le truc». Epaule. Ce nouveau QG peut-il tenir ? «La convention d'occupation signée par  le comité d'entreprise doit encore être valable, dit un responsable d'Attac.  Ils ne devraient pas pouvoir expulser sans un vote des syndicats.» Avant l'irruption  des sans-papiers, seuls des pompiers étaient présents dans l'immeuble. L'un  d'eux déclare avoir été brutalisé lors de l'entrée de la foule. «Un pompier  se plaint de l'épaule, explique un militant. C'est un prétexte !» Boulevard du Temple, une cinquantaine de sans-papiers sont restés au  campement, refusant de partir au Châtelet. Certains se déclaraient «trahis»  ou sûrs d'avoir été exclus de la liste des 300 dossiers examinés. Cette  liste a été établie sur les critères «d'ancienneté» et «d'assiduité» à l'occupation.  Et seulement 200 convocations ont été distribuées. Pour les autres, c'est l'attente.  «Sur 1 300 personnes, on ne peut pas en choisir 300, concède Sissoko. La  lutte continue pour tout le monde.» xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Occupation de la rue Baudelique samedi 18 juillet 2009 , par Vincent Berville Nous étions une dizaine de Verts, ce samedi après-midi, lors du  rassemblement de soutien aux sans-papiers qui occupent l'immense local de la  CPAM de la rue Baudelique (18e). Les animateurs du collectif ont appelé tous  les sans-papiers de France à venir les rejoindre. La police a disparu. L'occupation  est partie pour durer. La présence des militants Verts présents à Paris lors  des moments forts de cette occupation est importante. Depuis vendredi après midi, un peu après 16 heures, trois cent sans papiers  de la Coordination des collectifs parisiens de sans papiers CSP75 et une  petite centaine de soutiens (de la CGT notamment nettoiement, d'Attac, de  Solidaires, du NPA, des Verts, du Parti de Gauche) occupent à Paris un  ensemble de bâtiments de la Caisse primaire d'assurance maladie, d'une  superficie au sol de 4800 m2, et de bien plus de 10 000 m2 utiles (sans  compter deux niveaux de caves et de grandes cours couvertes. Les batiments  sont de 4 étages et quelques uns de 5) Cette occupation n'est pas une simple action symbolique. La CSP 75, les  associations et partis qui la soutiennent et qui ont participé à l'ouverture  du Ministère réclament :   a.. que la ville de Paris préempte ces locaux si ce n'est déjà fait. Ils  pourront permettre, après rénovation, la création de nombreux logements  sociaux et la mise à disposition en rez de chaussée de nombreux locaux  associatifs.   b.. que dans l'attente de cette rénovation la ville de Paris signe un bail  d'occupation précaire comme pour le Ministère de la crise du logement rue de  la Banque. Il s'agit avec l'ouverture du Ministère de la régularisation de tous les  sans papiers de soutenir :   a.. les collectifs de sans papiers, pour leur donner les moyens  logistiques de se coordonner et de débattre ensemble, pour qu'un mouvement  autonome des collectifs de sans papiers s'organise et se renforce   b.. les luttes du réseau éducation sans frontières (RESF), qui depuis  plusieurs années autour des comités d'école, a montré à l'opinion publique  que les sans papiers sont des femmes et des hommes, parents d'enfants  scolarisés et qui au travers de ses centaines de mobilisations locales a  arraché la régularisation de nombreuses personnes.   c.. les luttes des sans papiers, hommes et femmes, qui dans des entreprise  de la restauration, du bâtiment, de la sécurité, .. ou qui dans les services  à la personne chez des particuliers, se sont mobilisés et mis en grève. Ils  ont montré soutenus par les syndicats CGT, Solidaires et CNT, que les sans  papiers en France jouent un rôle nécessaire dans le fonctionnement de la  société et qu'ils sont des travailleurs. Les syndicats en les soutenant ont  montré que faire progresser les droits des catégories les plus exploitées et  opprimées c'est faire progresser les droits de tous les salariés.   d.. mais également le droit au regroupement familial, le devoir d'asile  politique, le droit d'être amoureux d'un ou d'une étrangère et le droit pour  les malades à être soignés correctement, droits qui ont été très  sérieusement mis en cause ces dernières années. Le Ministère de la régularisation de tous les sans papiers sera un lieu de  débats, de coordination et de mobilisations sur la politique européenne et  la politique des gouvernements européens :   a.. abrogation de la directive européenne de juillet 2008, justement  nommée directive de la honte   b.. dénonciation de l'agence Frontex de surveillance des frontières  extérieures de l'Europe, avec toutes les tragédies humaines que cela  entraine   c.. dénonciation des accords de partenariat économique et des accords de  réadmission signés entre l'Union européenne, ou des pays européens et les  gouvernements complices ou soumis d'Afrique   d.. abrogation de toutes les réformes successives liberticides du code de  séjour et d'entrée et du droit d'asile CESEDA en France. Pour que nous arrachions ce droit à un local pérenne, pour que au plus vite  les 1300 dossiers des sans papiers de la coordination CSP 75 aboutissent  tous à la remise de cartes de séjour, pour faire avancer la lutte pour la  régularisation de tous les sans papiers que toutes les associations et syndicats membres du mouvement de soutien aux  sans papiers rejoignent l'occupation VENEZ TOUS et TOUTES NOMBREUX au Ministère de la régularisation de tous les sans papiers rue Baudelique dans le 18e à 3 minutes du métro Simplon xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Communiqué commun Les sans-papiers et les organisations occupants le 16 rue Baudelique se  félicitent de la levée du blocus policier, nous remercions toutes les  organisations et personnes qui ont contribué par leur action à la levée du  blocus. Dés maintenant nous nous organisons pour transformer, dans les meilleures  conditions, cet espace immense en lieu unitaire de la lutte des sans-papiers  quelle que soit la situation de ces derniers. Nous appelons également les associations, organisations syndicales, partis  politiques, toutes celles et ceux qui soutiennent la lutte des sans-papiers  à venir manifester leur solidarité dés aujourd'hui et tous les jours qui  suivent... APPEL à RASSEMBLEMENT Samedi 18 juillet à 15 h au "ministère pour la régularisation de tous les sans-papiers" rue Baudelique 75018 M° SIMPLON organisations signataires : CSP 75 - CGT Nettoiement - UL CGT 18ème - RESF -  Solidaires - ATTAC - NPA - les Verts