[Coordsanspap-ouest]Tr : [sanspap-rennes] OMG, ils étaient 200!!

From : pj49100@... , the 23rd November 2010 06:26
  • 2010-11-23 06:26:34 — pj49100@... - [Coordsanspap-ouest]Tr : [sanspap-rennes] OMG, ils étaient 200!!

Un goût de vomi; ça vous le fait aussi?  "Soyons touTEs des électrons libres et de notre union naîtra la bombe atomique  sociale" A+ dans les luttes; -pj49- ----- Message transféré ---- De : Alexandre Bou-anich  À : sanspap-rennes@... Envoyé le : Mar 23 novembre 2010, 1h 57min 59s Objet : [sanspap-rennes] OMG, ils étaient 200!! A lire ci-dessous, ou bien via ce lien: http://www.libelille.fr/saberan/2010/11/téteghem-sous-la-menace-la-jungle-sest-dépeuplée.html 22/11/2010 Téteghem : sous la menace, la «jungle» s'est dépeuplée MIGRANTS - Où sont-ils passés? Les quelque 150 jeunes migrants du lac de  Téteghem, près de Dunkerque, sont partis, dimanche. «On joue sur la peur», dit  Matthieu Quinette, coordinateur du programme migrants littoral à Médecins du  Monde. «En gros, la police leur a dit : "si vous ne partez pas, on embarque tout  le monde, et on détruit le camp"». Partis par peur de la police? Franck Dhersin,  maire UMP de Téteghem admet que Matthieu Quinette «a raison». Camping. Ils disent s'appeler Ali, Abdollah, Taïeb. Ils arrivent du Kurdistan,  d'Afghanistan. Ils ont un fin duvet au dessus des lèvres, parfois de l'acné  juvénile. Ils ont l'âge de tchatter sur MSN, mais ils dorment dans la forêt et  se glissent sous des camions la nuit. Ils vivotaient autour du lac de Téteghem.  Un campement de jeunes et de familles qui ressemble à un camping au bord de  l'eau l'été, et à un sinistre bidonville l'hiver. Ils sont devenus trop nombreux, a estimé le maire de la ville. Franck Dhersin a  «appelé au secours», la semaine dernière. Le nombre de migrants avait quintuplé,  en quelques mois, passé de 40 à 200. «Aucune réponse des communes alentour, ni  de la communauté urbaine. J'étais seul». Il regrette la réponse «coercitive» de  la préfecture, et aurait préféré que ses voisins se «partagent la misère». Mais  voilà, le préfet a agi, et le nombre de migrants a baissé sur sa commune, les  gens éparpillés. «Je ne peux pas dire que je me sente bien. Ce sont des hommes,  des femmes, des enfants, je les ai vus. Je ne peux pas me demander où ils vont  dormir». Passeurs. Comment en est-on arrivé là? «Depuis deux ans et demi, on arrivait à  gérer avec les associations», dit le maire. Les assos nourrissaient, Médecins du  monde avait fourni les toilettes sèches, les kits de survie, et surtout,  soignait, la mairie donnait une citerne d'eau potable, et offrait les douches  dans le gymnase du club de foot, deux fois par semaine. Et puis le nombre a  enflé. Le maire pense que c'est le confort relatif du camp qui a attiré du  monde. Peut-être aussi les difficultés à passer? L'aire d'autoroute voisine est  souvent fermée depuis deux mois, disent les migrants. Ils tentent de passer en  Grande-Bretagne dans, ou sous, les camions, le plus souvent sous la coupe de  passeurs, qui tiennent les aires d'autoroute qui mènent vers l'Angleterre. Que sont-ils devenus? Calais, Paris, la Belgique? Les bébés, eux, ne dorment  plus dehors. Shahesta, la petite Afghane de 9 mois, Dania, le petit Kurde du  même âge, dorment au chaud. Ils ont été pris en charge par Emmaüs Dunkerque. Les  autres ados ou jeunes de moins de 25 ans, se sont évanouis dans la nature, ou  ont été arrêtés. Survie. Samedi, les migrants craignaient la descente de police. Les humanitaires  aussi. Ils avaient distribué des kits de survie aux migrants -sacs de couchage,  savons, brosses à dans, capes de pluie, bidons à eau (voir photo)- et averti :  «détruire ce campement au début de l'hiver, c'est de la mise en danger de la vie  d'autrui. Il y a des malades, diabétique, épileptique, entre autres. A chaque  fois qu'on vient, on a une queue de 60 personnes devant le camion médical». La police est passée tous les matins, et elle a parlementé, à sa manière. Les  migrants eux-mêmes ont détruit leur camp avant de partir. «De colère», pense  Matthieu Quinette. Franck Dhersin reconnaît : «Partout où ils vont, ils sont  victimes. Chez eux, puis sur les 5000 km de route, puis devant le Channel,  victimes des passeurs. Et on sait que ça ne sera pas facile pour eux là-bas, en  Angleterre». Au bout du voyage, les charters remplis d'Afghans partent plusieurs  fois par mois de Grande-Bretagne. Selon Médecins du Monde, presque tous les  parkings de l'A16 sont bouclés aujourd'hui. Haydée Sabéran Photo Olivier Touron : Samedi dans le camp, la petite Shahesta entourée de ses  jeunes oncles. Ils ont été logés à Emmaüs Dunkerque.        _______________________________________________ Sanspap-rennes@... - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/sanspap-rennes