[Coordsanspap-ouest]Lacune dans la loi sur les Dublinés

From : furic-anne@... , the 4th April 2018 13:47
  • 2018-04-04 13:47:54 — furic-anne@... - [Coordsanspap-ouest]Lacune dans la loi sur les Dublinés

Connaissez-vous cette décision récente de la cour d’appel d’Aix-en-Provence? Je l'ai reçu par les réseaux nantais dont la Cimade. Bien cordialement à toutes et tous ! anne de Nantes (Amnesty International) Le 03/04/2018 à 10:34,
 Bonjour  Contrairement au titre je pense que le placement en rétention des   dublinés ne sera possible qu'après la publication du décret prévoyant   la prise en compte en rétention des vulnérabilités.  Or s'il existe un   dispositif réglementaire pour les personnes qui demandent l'asile en   rétention er qui font l'objet d'une décision de maintien en rétention   ce n'est pas le cas des dublinés qui sont exclus de cette procédure.  Plusieurs coues d'appel ont ordonné la libération.  En revanche l'assignation à résidence nouvelle formule et le   raccourcissement du délai  de recours 7 jours sont applicables  GS de la Cimade
dans le même sens : L'application de la loi « Dublin » neutralisée faute de décret  d'application ? Pour la cour d'appel d'Aix-en-Provence, l'administration ne peut pas  placer en rétention les demandeurs d'asile en procédure « Dublin » tant  qu'un décret d'application fixant les modalités de prise en compte de la  vulnérabilité n'a pas été publié. Huit jours après l’entrée en vigueur de la loi n° 2018-187 du 20 mars  2018, « permettant une bonne application du régime d’asile européen »  ,  la cour d’appel d’Aix-en-Provence juge que la rétention des demandeurs  d’asile placés en procédure « Dublin » ne peut pas être mise en œuvre  tant qu’un décret précisant « les modalités de prise en compte de la  vulnérabilité » des intéressés n’a pas été publié. Pour arriver à cette solution, la cour procède à une analyse combinée de  deux dispositions : - le nouvel article L. 551-1, II du Ceseda, qui dispose que « dans le  cas prévu au 1° bis du I de l’article L. 561-2, l’étranger ne peut être  placé en rétention que pour prévenir un risque non négligeable de fuite,  sur la base d’une évaluation individuelle prenant en compte l’état de  vulnérabilité de l’intéressé » (L. n° 2018-187, 20 mars 2018, art. 1^er  , 2° : JO, 21 mars). - les dispositions de l’article L. 553-6 du même code, qui disposent  qu’un « décret en Conseil d’État » doit définir « les modalités selon  lesquelles les étrangers maintenus en rétention bénéficient d’actions  d’accueil, d’information et de soutien, pour permettre l’exercice  effectif de leurs droits et préparer leur départ », et, depuis la loi du  20 mars 2018 (art. 1^er , 7°), préciser « les modalités de prise en  compte de la vulnérabilité et, le cas échéant, des besoins particuliers  des demandeurs d’asile ou des étrangers faisant l’objet d’une requête  aux fins de prise en charge ou de reprise en charge, en application du  règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du  26 juin 2013 [...] ou d’une décision de transfert notifiée conformément  à l’article L. 742-3 ». La cour en déduit qu’à défaut de publication du décret auquel est  subordonné ce nouveau dispositif, qui impose à l’autorité administrative  de procéder à une évaluation individuelle en prenant en compte la  vulnérabilité du demandeur, le préfet ne peut pas « valablement décider  du placement en rétention ». Christophe Pouly, avocat