Kosovo: La violence albanaise bloque le rapatriement des Serbes (IWPR), 16-6-2000*

From : c.fisler@... , the 23rd June 2000 08:54
  • 2000-06-23 08:54:20 — c.fisler@... - Kosovo: La violence albanaise bloque le rapatriement des Serbes (IWPR), 16-6-2000*

The Institute for War & Peace Reporting Rapport sur la crise des Balkans N� 149 16 juin 2000 (traduit par C�cile Fisler) LA VIOLENCE ALBANAISE BLOQUE LE RAPATRIEMENT DES SERBES. Les actes de violence commis r�cemment par des Albanais au Kosovo ont assombri les efforts accomplis par la KFOR pour rapatrier les r�fugi�s serbes. Par Radosa Milutinovic � Kosovska Mitrovica (collaborateur de l'IWPR). Abrit� dans les montagnes � 50 km � l'est de Pristina, Slivovo semble vide et abandonn�. Un camp militaire de la KFOR est install� sur le plateau qui surplombe le village. Les h�licopt�res de l'Alliance d�crivent continuellement des cercles au-dessus de la r�gion. Slivono fait partie d'un groupe de villages du centre du Kosovo abandonn�s par la plupart de leurs habitants serbes en juin 1999 suite au retrait de la province des forces yougoslaves. Aujourd'hui, la KFOR tente d'encourager les r�fugi�s � rentrer, en s�curisant la r�gion. Cependant, lors des deux semaines �coul�es, l'Op�ration Trojan (Cheval de Troie), a �t� compromise par une s�rie d'actes de violence perp�tr�s dans tout le Kosovo et qui se sont conclus par la mort de huit Serbes et une dizaine de bless�s. Dans le village � population mixte de Cernica, au sud-est du Kosovo, par exemple, trois personnes sont mortes le 4 juin, dont un gar�onnet de quatre ans, lors d'une attaque criminelle. Cette flamb�e de violence a �branl� la confiance des Serbes dans la capacit� des forces internationales � les prot�ger. La plupart des troubles ont eu lieu en dehors du centre du Kosovo, mais cette r�gion a �galement connu une certaine agitation. Le commandant Mathew McDonald, l'officier canadien charg� de l'Op�ration Trojan, a d�j� indiqu� qu'il fallait d�m�nager le march� de Gracanica o�, le 6 juin, des agresseurs inconnus ont lanc� une grenade � main sur un groupe de Serbes et bless� trois personnes. Lors d'une manifestation organis�e par des Serbes locaux � la suite de cet incident, des soldats de la KFOR qui prot�geaient le commandant de la zone, le G�n�ral Richard Shireff, ont tir� et bless� un manifestant. Shireff, qui a �t� f�licit� par certains leaders de la communaut� serbe pour ses efforts accomplis dans le but d'am�liorer la s�curit� au centre du Kosovo, a dit � propos des attaques: " Je n'ai aucune difficult� � d�crire comme actes de terrorisme ce que j'ai vu durant ces deux derniers jours". "Nous sommes en train de r�soudre des probl�mes tels que la libert� de mouvement, les communications, les services de sant�, l'�ducation et le commerce", a d�clar� Shireff. "L'Op�ration Trojan est cens�e accro�tre le niveau de s�curit� et la qualit� de vie des Serbes dans notre zone de responsabilit�". Avant cette derni�re vague de violence, le P�re Slava, l'un des leaders du Conseil National Serbe (SNC) du Kosovo et de Metohija  a d�clar� que l'association soutenait totalement l'Op�ration Trojan. Apr�s les �v�nements de Gracanica, le SNC a suspendu sa coop�ration avec l'administration internationale. Le pr�sident du Conseil, l'�v�que Artemije, a affirm� qu'au sein de la communaut� serbe, nombreux �taient ceux qui boycottaient ses coll�gues, "presque comme si nous �tions responsables de ce qui �tait arriv� aux victimes". Pourtant McDonald a affirm� que l'Op�ration Trojan avait consid�rablement am�lior� la vie de la communaut� serbe. "Aux postes de contr�le nous avons remarqu� que les routes n'�taient emprunt�es que par des Albanais", a r�v�l� McDonald." Les Serbes de Kosovo Polje font des d�tours compliqu�s pour aller � Gracanica. Nous avons donc d�cid� de d�terminer o� les Serbes voulaient se rendre et � quelle date, dans le but, non seulement de les escorter, mais aussi de remettre les routes en �tat". En cons�quence, la KFOR a construit environ 20 km de routes entre les diverses communaut�s serbes et am�nage aussi une ligne ferroviaire entre Lipljan, Kosovo Polje et Zvecan, a d�clar� McDonald. Durant les deux semaines �coul�es les lignes d'autobus ont �t� remises en service dans la direction de Gracanica et Mitrovica, les deux plus grandes enclaves serbes. Les lignes t�l�phoniques fonctionnent de nouveau entre Caglavica, Laplje, Selo et Gracanica , et par relais radio, avec Kosovo Polje et Pristina. Un habitant de Slivovo, Stana Simic, est heureux que de nouveaux itin�raires d'autobus fonctionnent. "Je suis all� � Gracanica hier pour t�l�phoner � mes enfants. J'esp�re qu'ils reviendront vivre ici comme avant. Je leur ait dit que nous n'avions pas de probl�mes ici et que la s�curit� �tait assur�e", a dit Stena. "Je m'entends bien avec l'arm�e". En plus de fournir des escortes aux fermiers dans leur champs, McDonald a d�clar� que la KFOR avait install� un syst�me radar appel� "Coyote" pour surveiller la r�gion pendant la nuit. Tous les signaux suspects sont v�rifi�s par des patrouilles d'h�licopt�res. "R�cemment, nous avons d�couvert un groupe de personnes qui tentaient d'enterrer des fusils automatiques et des mortiers", a r�v�l� McDonald. Le capitaine Tom Bateman des Dragons Ecossais dirige une unit� compos�e d'un peu plus de cent hommes de nationalit� britannique et su�doise qui patrouillent dans la r�gion bois�e situ�e entre Gracanica et Pristina. Il y a six villages serbes dans la r�gion, dont Slivovo, qui sont entour�s par des communaut�s albanaises. "Notre objectif est de rapatrier 15 familles serbes de Gracanica o� elles se trouvent actuellement, � Slivovo", a d�clar� Bateman. "C'est pourquoi tous les jours une dizaine d'hommes viennent dans le village de Perovici sous notre protection pour pr�parer des maisons pour leur propre retour". Bateman a d�clar� �tre certain que les soldats de la KFOR de sa zone contr�laient parfaitement la s�curit�. Stojna Marinkovic de Slivovo a d�clar� qu'il lui semblait que les villageois �taient libres d'aller o� ils voulaient d�sormais. Mais elle a ajout�: "Je ne m'�loigne jamais de la maison � moins que mon mari m'accompagne". Marinkovic a fui Slivovo le 19 juin de l'ann�e derni�re avec pratiquement tous les autres villageois. Son fils Goran, �g� de 19 ans, a disparu le m�me jour dans le village voisin de Labljani. Elle est rentr�e trois semaines plus tard escort�e par des soldats su�dois de la KFOR. "Il y a peut-�tre des Serbes qui ont du sang sur les mains et ils ont peur de revenir. Mon fils n'est pas coupable. Il est une victime. S'il avait �t� coupable il se serait �chapp� imm�diatement. Il ne serait pas rest�", a affirm� Marinkovic. Danijela Pavic, 18 ans, est retourn�e � Slivovo en f�vrier dernier. Danijela, comme beaucoup de ceux qui ont fui Slivovo, s'est retrouv�e � Smederovo en Serbie o� elle a v�cu pendant dix mois. "Nous n'avions pas de maison � nous alors nous sommes rentr�s", a-t-elle d�clar�. "Aujourd'hui nous nous sentons en s�curit� ici". Bateman esp�re que d'autres � Smederovo vont apprendre cela et que les gens vont commencer � rentrer chez eux. Il a d�clar� qu'un centre chirurgical, une �cole et un centre de distribution allaient bient�t �tre ouverts dans une maison situ�e pr�s du camp militaire de la KFOR. Shireff estime que la priorit� aujourd'hui, pour les gens qui souhaitent rentrer, est qu'ils reviennent et voient par eux-m�mes s'ils consid�rent que la s�curit� est assur�e. --------------------------------------------------------------------- -------------- Balkan Crisis Report The Institute for War & Peace Reporting Lancaster House, 33 Islington High Street, London N1 9LH, United Kingdom Tel. : (44 171) 713 7130 (44 171) 713 7140 E-mail : info@... ; Web : http://www.iwpr.net Les opinions exprim�es dans le � Balkan Crisis Report � sont celles des auteurs, elles ne refl�tent pas n�cessairement celles de la publication ou de l�IWPR Copyright � 2000 The Institute for War & Peace Reporting � Tous droits r�serv�s Le Courrier des Balkans. ---------------------------------------------------------------------------- --------------- Le Courrier des Balkans S�lection d�articles traduits en fran�ais de la presse ind�pendante des Balkans Informez-vous : http://bok.net/balkans/ balkans@... 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