[Gisti-info]L’imagination au service de la politique du chiffre : l'Anafé dépose un recours contre une note de la PAF

From : gisti@... , the 4th August 2009 12:47
  • 2009-08-04 12:47:08 — gisti@... - [Gisti-info]L’imagination au service de la politique du chiffre : l'Anafé dépose un recours contre une note de la PAF

  *_Anafé - Association nationale d’assistance aux frontières pour les  étrangers_* *_Communiqué _*   L’imagination au service de la politique du chiffre : et si on   refoulait les étrangers en situation régulière ?     l’Anafé dépose un recours contre la note de la PAF du 25 mai 2009 Le 23 juillet, l’Anafé a saisi le Conseil d’État d’une requête  d’urgence, dite en « référé suspension » de la note de la direction  centrale de la police aux frontières du 25 mai 2009  . Cette note vise les personnes qui résident en France et qui sont  titulaires d’autorisations et de récépissés autorisant leur séjour en  France (malades, membres de familles de français, demandeurs d’asile…).  La conséquence directe de la note attaquée est l’impossibilité pour les  personnes concernées, qui ont eu le tort de quitter temporairement le  territoire, de pouvoir y rentrer. Il leur est opposé l’exigence d’un  « visa de retour » qu’elles sont supposées demander aux autorités  consulaires et dont on sait pertinemment qu’elles ne l’obtiendront jamais. Par ailleurs, il est frappant de constater l’absence d’information à  destination des personnes en situation régulière concernées, qui ont  donc quitté le territoire français en toute quiétude, sans jamais avoir  été informées jusqu’à peu du changement de pratique et du piège qui se  refermerait sur eux. Et au cas où elles auraient tout de même réussi à prendre l’avion pour  rentrer en France, ces personnes sont placées en zone d’attente et  refoulées, l’entrée sur le territoire étant ainsi refusée à des  personnes « avec papiers ». Le Conseil d’État s’est déjà prononcé, depuis plusieurs années, sur la  parfaite illégalité de ces pratiques. Pour autant, imperturbablement, et  quotidiennement, la police aux frontières (PAF) continue de violer la loi. L’Anafé demande donc au Conseil d’État de faire cesser ces pratiques. Paris, 27 juillet 2009 http://www.gisti.org/spip.php?article1664 ******** *_Communiqué antérieur daté du 2 juillet 2009_*   L’imagination au service de la politique du chiffre : et si on   refoulait les étrangers en situation régulière ? Depuis une note de la direction centrale de la police aux frontières du  25 mai 2009 , les  personnes qui résident en France avec un document de séjour de courte  durée et qui ont le tort de quitter le territoire pour quelques jours se  voient systématiquement refuser tout retour. Ces personnes sont refoulées dans leur pays de provenance ou d’origine  (peu importe qu’il s’agisse de demandeurs d’asile). Elles sont supposées  y demander un visa, dont on sait parfaitement qu’elles ne l’obtiendront  jamais. Alors que les règles légales n’ont aucunement changé et qu’ils n’ont  jamais été avertis de ce changement de pratiques, les intéressés ont  ainsi la surprise, lorsqu’ils veulent rentrer chez eux, de se voir  aussitôt refoulés à peine débarqués de l’avion. Le Conseil d’État s’est déjà prononcé, depuis plusieurs années, sur la  parfaite illégalité de ces pratiques qui viennent d’ailleurs d’être à  nouveau condamnées par la justice en tant que violation grave et  manifestement illégale de la liberté fondamentale d’aller et venir (Juge  des référés : TA CERGY 8/6/2009 n° 0906263). Pour autant,  imperturbablement, et quotidiennement, la police aux frontières (PAF)  continue de violer la loi. L’association malienne des expulsés   (AME) vient d’annoncer une procédure contre les compagnies Air France et  Aigle Azur  qui  appliquent en amont ces nouvelles directives, et empêchent les personnes  concernées de monter à bord pour rentrer chez elles. L’effet, sinon l’objet, de ces pratiques, est simple : “faire du  chiffre” [1] au titre des refus d’entrée, et interdire tout retour sur  le territoire de personnes qui y vivent tout à fait régulièrement, bien  souvent y travaillent, y ont leur famille. Elles doivent être  rapprochées de celles des préfectures françaises qui multiplient la  délivrance de récépissés ou autorisations précaires au détriment des  titres de séjour en bonne et due forme auxquels les personnes ont droit  (voir l’état des lieux 2009 de la Cimade  ).  Il n’est ainsi pas rare de rencontrer des étrangers titulaires depuis  plusieurs années de récépissés ou d’autorisation provisoire de séjour  (APS) renouvelés. L’Anafé prépare un recours contre la note du 25 mai qui systématise ce  déni de droit. http://www.gisti.org/spip.php?article1665 [1] Voir Libération 30 juin 2009 p. 17 "Les frontières intérieures de la  police aux frontières", citant un quota de 100 inadmis (individus non  admis sur le territoire) par fonctionnaire et par mois à Orly. * * *Vous pouvez retrouver ces deux communiqués sur le site www.anafe.org*