Re: [IACAM !] au lycée JBD d'Alès jeudi 22

From : xian.durand@... , the 24th January 2009 12:12

Merci, bravo les jeunes, le dirloche, le protal, le recteur, à l'usine !
 Message du 23/01/09 21:40  De : "joelle B"   A : undisclosed-recipients:;  Copie à :   Objet : [IACAM !] au lycée JBD d'Alès jeudi 22    Un compte rendu de la journée d'hier par un prof à Jean Baptiste Dumas et mis sur le fil du comité Tarnac d' Alès JB        Un petit courriel « rapide » pour faire le compte rendu d’une journée riche en péripéties et rebondissements.
La journée a débuté dans le froid mais dans une ambiance assez chaude et survoltée. Autour de 7h, lors de la mise en place du blocus, la police nationale, présente sur les lieux est intervenue une première fois en interpellant l’un de nos élèves, Nicolas P pour semble t’il un contrôle d’identité. S’en est suivi une garde à vue de 4h. A la suite de cela, un « blocus humain » au coude à coude s’est constitué dans un face à face tendu avec les force de police qui pour l’occasion ont revêtu la tenue anti-émeute. Gaz lacrymo, coup de matraque ou de bouclier. A 8h, avec quelques collègues nous sommes intervenus pour jouer l’apaisement et demander aux policiers de ne pas en rajouter dans la tension. Est-ce notre intervention, sont ce des consignes, ils ont lâché le « contact » et reculé de quelques dizaines de mètres. Ce qui a eu pour conséquence immédiate de calmer le jeu. Vers 9h, les « potaches » se sont rendus en manifestation au commissariat en criant « libérer notre camarade ». Ils ont fait le tour de l’hôtel de police et ont essuyés quelques jets de « gazeuse ». Certains parents ont filmé les évènements et parlent déjà de dépôt de plainte.  Toujours dans une perspective d’apaisement, nous nous sommes rendu chez Mr le proviseur qui, dit il, est harcelé de coup de téléphone de la préf, de la sous préfecture et du rectorat le sommant de mettre de l’ordre dans tout ce désordre, d’où le fait qu’il a demandé l’intervention de la police. Et puis peu avant notre réunion syndicale, la rumeur (encore elle) court qu’un bataillon de CRS, dûment mandaté par Darkozy est en route sur JB Dumas via Besseges. La panique gagne la foule du « blocus ». 11h, réunion mensuelle d’information syndicale ou après une courte mais remarqué prise de parole de notre collègue Zahia nous nous sommes rendus (60 / 70 collègues) sur la « barricade » offrir nos poitrines solidaires, si, si, pour protéger nos chères têtes blondes. Inutile de vous dire que notre geste de solidarité était le bienvenu et fut chaleureusement accueilli, applaudi et tout et tout.  Ensuite, nous sommes retournés voir le proviseur (en pleine DGH) pour lui faire part de notre très grande inquiétude quant au climat extrêmement tendu qui se développe depuis l’intervention matinale et musclée de la police.  Mr Mazen nous a indiqué sa volonté de solliciter auprès du rectorat une suspension officielle des cours pour le restant de la semaine afin que les tensions retombent. Entretien bref et rapide puisqu’il était sur le champs attendu par le sous préfet.  11h50, un sèche main électrique est en feu au batiment F, est ce une panne, des élèves de l’ultra gauche, le Hamas ? Le bâtiment F est évacué, le blocus se débloque, les pompiers interviennent, ressortent et le blocus se rebloque… Plus tard, nous apprenons que l’inspecteur d’académie déjeune sur le self en compagnie de Mr le proviseur adjoint et de madame la provisoire adjointe. Zahia B, Gilles J, Pascal G et moi nous précipitons…trop tard ! Nous avons tout de même confirmation que les cours ne sont pas suspendus et que le lycée fonctionne normalement. Au dire du recteur dont les propos sont rapportés par Mr le proviseur, « la situation est partout normale, sauf à Ales ». 13h, nous allons une nouvelle fois sur le « blocus » et avec quelques parents d’élèves, nous sommes une quarantaine d’adultes. A l’initiative de la FCPE une manifestation s’organise pour 14h en direction de la sous préfecture ou le rendez vous est donné pour 14h30. Une délégation est constituée. Jean Michel et moi étions étonnés par la mobilisation lycéenne et par la manifestation qui réunissait selon nos estimations entre 300 et 400 personnes.  Le sous préfet n’étant pas là, dixit son chef de cabinet les élèves sont retournés sur le lycée vers 15h30 en se promettant de revenir demain vers 9h. Conclusions / j’ai le sentiment que les élèves étaient particulièrement « remontés » après l’intervention policières qui à eu pour conséquence évidente de les re-mobiliser. Par ailleurs nous avons observé qu’étaient présents sur le blocus et la manif, des élèves du LP et ces derniers paraissaient particulièrement responsables et sérieux. Idem pour quelques mômes, jogging nike blanc casquette, qui étaient présents et intégrés au gros des lycéens. A noter également l’absence d’incident ou de provocation de la part des lycéens et jeunes associés. Evidemment, une mention particulière pour monsieur le sous préfet, voire le préfet et le recteur qui par leurs actions favorisent le maintien d’une forte mobilisation. Enfin, la journée de demain et plus précisément la première heure de la matinée peut pour les élèves présenter quelques risques si une nouvelles fois la police est présente et que les esprits s’échauffent. Les parents d’élèves seront la, ainsi que des militants convaincus que la violence est inutile. Note place sera près de nos élèves, non pas pour soutenir le blocus qui du reste n’a jamais rien bloqué (les élèves comme les enseignants entrent et sortent librement) mais pour nous interposer entre eux et les forces de polices et éviter tout incident. A demain gg
   
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