[IACAM !]S q u a t t o n s T e m p e l h o f ! Occupation massive et publique de l’ancien aéroport de Tempelhof le 20 juin 2009

From : ... , the 11th May 2009 19:15

http://tempelhof.blogsport.de flyer : http://tempelhof.blogsport.de/images/flyer_fr.jpg http://tempelhof.blogsport.de/images/flyer_rck_fr.jpg S q u a t t o n s T e m p e l h o f ! Occupation massive et publique de l’ancien aéroport de Tempelhof le 20 juin 2009 Le 31 octobre 2008, l’aéroport de Tempelhof à Berlin a été fermé, laissant place à une surface libre d’environ 400 hectares (soit 525 terrains de foot) au milieu de la ville. Ce qui paraît plutôt une bonne nouvelle au premier abord pourrait se révéler être une catastrophe pour les riverain(e)s des quartiers attenants. Selon le Sénat berlinois, (autorité régionale), des appartements de luxes et des espaces dédiés à ce qu’on nomme économie créative devraient être construits sur le site. Jusqu’à ce que ces projets soient mis en œuvre, la totalité du terrain doit rester clôturée et la surveillance devrait être renforcée. Ce type de projets nous est familier. Pour les rives de la Spree, le Sénat a développé un plan devant attirer les investisseurs ainsi que les entreprises du domaine des médias, changeant radicalement la structure de la ville. Une mobilisation massive a pu éviter certains projets de construction et provoquer un débat public sur la restructuration néolibérale croissante de la ville. Aujourd’hui encore, différentes initiatives et actions s’efforcent de perturber la transformation de Berlin en une métropole compétitive au niveau international. Les projets pour l’aéroport de Tempelhof sont un élément de cette stratégie. Les investisseurs sont attirés, et invités à présenter leurs conceptions. L’espace citadin est progressivement privatisé et modelé en accentuant l’exclusion. Cela signifie une vie et un travail agréable pour ceux qui peuvent se l’offrir. Pour tous les autres, les conséquences sont l’augmentation des loyers et la confiscation de leur cadre de vie. Cette scission de la ville n’est pas un phénomène réservé à Berlin : dans le monde entier, les villes et les régions font de la surenchère pour déterminer qui attirera le plus les investissements internationaux. Cette compétition locale n’est pas un hasard, mais une composante de l’ordre économique et sociétal capitaliste. Dans le cas de Tempelhof, nous sommes au début du processus. Nous voulons intervenir assez tôt et montrer que nous ne voulons pas de ce type de développement de la ville. Nous avons de nombreuses idées quant à ce que l’on peut faire de ce site, à but non commercial et en faveur de ses riverains. Nous voulons pouvoir décider de ce qu’il deviendra nous-mêmes ! C’est pourquoi nous appelons à occuper du site de Tempelhof le 20 juin 2009. Nous serons nombreux et sommes en colère de ne jamais avoir la possibilité de décider de ce qui nous touche directement. Nous demandons au Sénat de nous permettre d’entrer. Au cas où cela n’arriverait pas, nous entrerons sur le terrain par de la désobéissance civique. Nos moyens sont aussi divers que l’est notre mouvement. Nous sommes la famille d’à côté, la Neuköllner Crew, les autonomes, le punk, les illégaux, le propriétaire du kiosque, les RMIstes, ceux qui promènent leurs chiens, l’activiste internationale, l’homme en fauteuil roulant, ceux qui veulent juste s’amuser à tout prix, et bien d’autres encore. Il y a tellement d’idées pour une utilisation non commerciale du site : des logements moins chers, des terrains pour des caravanes, des jardins et des parcs interculturels, des théâtres, des espaces barbecues, des centres culturels, des Skateparks, des aires de jeux et d’aventures, des musées, de l’agriculture non-commerciale. Soyez créatifs, amusez-vous, et faites de cet endroit le vôtre !