[IACAM !] Bataille en Val Susa racontée par les merdias

From : iacam@... , the 28th June 2011 00:46
  • 2011-06-28 00:46:28 — iacam@... - [IACAM !] Bataille en Val Susa racontée par les merdias

Val Susa : affrontements contre la ligne TGV Lyon-Turin (Le 27 juin 2011) TGV Lyon-Turin : violents heurts entre police et manifestants en Italie Le Parisien, 27.06.2011, 11h37 La future ligne à grande vitesse Lyon-Turin ne fait pas l’unanimité. Pas moins de quatre manifestants s’opposant au percement d’un tunnel dans le cadre de ce chantier et vingt-cinq policiers ont été blessés lundi matin lors d’échauffourées dans le Val de Suse au nord de l’Italie. Selon la préfecture de police de Turin, 25 policiers ont été blessés pour la plupart légèrement. Cinq ont dû être hospitalisés. Quatre manifestants, également blessés, ont été soignés sur place. « Les forces de l’ordre sont arrivées à 5 heures pour créer les conditions pour l’ouverture du chantier. Vers 7 heures, une partie des opposants a commencé à attaquer la police de manière assez violente et la police a répondu en chargeant », a affirmé Mario Virano, commissaire gouvernemental en charge de la ligne à grand vitesse Lyon-Turin. La police est intervenue avec des tirs de grenades lacrymogènes pour faire fuir les manifestants et des pelles mécaniques pour démolir les barricades. Les « No Tav » (« non à la grande vitesse »), nom des opposants à cette ligne ferroviaire, avaient érigé plusieurs barricades sur les routes permettant d’accéder au lieu du chantier et avaient monté plusieurs campements afin d’empêcher le démarrage des travaux. Dimanche soir, quelque 2 000 manifestants s’étaient déjà rassemblés pour un défilé aux flambeaux dans le Val de Suse afin de manifester leur opposition au chantier. Quatre heures contre sept pour faire Paris-Milan Le chef de file des manifestants, Alberto Perino a reconnu lundi que le rapport de forces jouait en leur défaveur : « Nous avons perdu une bataille mais nous n’avons pas perdu la guerre », a-t-il assuré. Ce chantier, qui prévoit le creusement d’une descenderie à Chiomonte, dans la zone de la Maddalena, doit démarrer avant la fin du mois de juin, faute de quoi une partie des subventions européennes à la ligne Lyon-Turin, ne sera pas versée. Dimanche, le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni avait assuré que le chantier allait démarrer « d’ici le 30 juin ». « Le projet va se faire. Si ce n’était pas le cas, nous dirions adieu aux centaines de millions de subventions européennes, mais surtout aux connections avec l’Europe, et ainsi nous dirions adieu à l’avenir », a-t-il mis en garde. La France et l’Italie ont signé en 2001 un accord pour la construction de la ligne de TGV Lyon-Turin, jugée stratégique pour le réseau européen. Elle raccourcira le trajet entre Paris et Milan à 4 heures contre 7 actuellement, mais elle suscite une forte opposition dans le Val de Suse. Son coût total est estimé à plus de 15 milliards d’euros, dont une partie financée par l’Union européenne. Le creusement de l’ouvrage principal, un tunnel de 58 km de long dont 12 km en Italie, doit démarrer en 2013 pour une mise en service vers 2023. Les opposants italiens au TGV Lyon-Turin ne désarment pas LePoint.fr, 27 juin 2011 Des affrontements ont eu lieu lundi matin dans le val de Suse au moment où les travaux reprenaient. Des affrontements ont eu lieu lundi matin dans le val de Suse, dans le nord de l’Italie, entre des manifestants s’opposant au percement d’un tunnel de la future ligne à grande vitesse Lyon-Turin et les forces de l’ordre, a-t-on appris auprès du responsable du projet. « Les forces de l’ordre sont arrivées à 5 heures pour créer les conditions pour l’ouverture du chantier. Vers 7 heures, une partie des opposants ont commencé à attaquer la police de manière assez violente et la police a répondu en chargeant », a affirmé Mario Virano, commissaire gouvernemental en charge de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin. « La situation est assez difficile sur le terrain », a-t-il ajouté. Les « No Tav », nom des opposants à cette ligne ferroviaire, ont disposé des obstacles sur les routes permettant d’accéder au lieu du chantier et ont monté plusieurs campements afin d’empêcher le démarrage des travaux, a encore indiqué Mario Virano. Dimanche soir, quelque 2000 manifestants s’étaient rassemblés pour un défilé aux flambeaux dans le val de Suse afin de manifester leur opposition au chantier. Un responsable des opposants à la ligne ferroviaire n’était pas joignable dans l’immédiat par téléphone. Subventions Ce chantier, qui prévoit le creusement d’une descenderie à Chiomonte, dans la zone de la Maddalena, doit démarrer avant la fin du mois de juin, faute de quoi une partie des subventions européennes à la ligne Lyon-Turin ne sera pas versée. Dimanche, le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni avait assuré que le chantier allait démarrer « d’ici le 30 juin ». « Le projet va se faire. Si ce n’était pas le cas, nous dirions adieu aux centaines de millions de subventions européennes, mais surtout aux connexions avec l’Europe, et ainsi nous dirions adieu à l’avenir », a-t-il mis en garde. La France et l’Italie ont signé en 2001 un accord pour la construction de la ligne de TGV Lyon-Turin, jugée stratégique pour le réseau européen. Elle raccourcira le trajet entre Paris et Milan à 4 heures, contre 7, mais elle suscite une forte opposition dans le val de Suse. Son coût total est estimé à plus de 15 milliards d’euros, dont une partie financée par l’UE. Le creusement de l’ouvrage principal, un tunnel de 58 km de long dont 12 km en Italie, doit démarrer en 2013 pour une mise en service vers 2023. Le ministre de l’Intérieur Maroni : « Les travaux pour le TAV doivent commencer, et commenceront » Le ministre de l’Intérieur italien Roberto Maroni [appartenant à la Ligue du Nord, ndt] n’a pas de doutes : les travaux pour le TAV commenceront sans délai. « Le chantier débute le 30 juin], et l’œuvre se fait, sinon nous dirons adieu aux centaines de milions d’euros de contributions de l’Union Européenne, mais surtout aux liaisons avec l’Europe, et donc nous dirons adieu au futur », a dit Maroni dans un entretien au journal La Padania [organe du parti Lega Nord, ndt]. « Je ne crois pas que les gens qui s’opposent réussiront à arrêter le chantier, ils ne pourront pas le faire, parce que cela reviendrait à causer de très graves torts, aux générations futures surtout, cela voudrait dire, comme il a été calculé, faire perdre deux points de PIB au Piémont », dit Maroni. Aux critiques de type écologiste, Maroni réplique : « On a tout fait, un observatoire a été ouvert, toutes les évaluations nécessaires ont été faites », rassure le ministre. « Néanmoins il y a eu un refus de principe qui ne peut pas être accepté. » Plus sévèrement le vice-ministre des Infrastructures Roberto Castelli [appartenant aussi à la Ligue du Nord, ndt] s’exprime lui aussi dans La Padania. Castelli définit les raisons adoptées par les No-TAV comme « des conneries ». « Ce sont les mêmes radotages que ceux des écologistes à propos de n’importe quelle œuvre publique. » En réalité, soutient-il, « les derniers irréductibles restés s’en fichent du TAV. C’est devenu le prétexte pour une compétition contre l’État. Partisans contre État nazi : ils sont désormais hors de la réalité. » Sans le TAV, avertit Castelli, l’Italie serait « coupée des grands trafics internationaux. Sans compter les pertes dans la guerre contre le chômage, qui se mesureraient par centaines de milliers de postes. Chaque milliard dépensé - souligne le ministre - produit 20 mille postes de travail. » Dans l’article « Les extrémistes les plus durs arrivent pour provoquer des affrontements violents », le journal parle de certains « rapports en possession du ministère de l’Intérieur » selon lesquels on apprend que « les No-TAV ont activé une série d’initiatives pour contrecarrer l’arrivée sur place des forces de l’ordre et le début des travaux ». « On voit avec évidence une grosse mobilisation des centres sociaux les plus durs de la constellation insurrectionaliste nationale, prêts à soutenir la bataille du Val de Suse avec des actions dures et violentes. » Les contestataires auraient planifié l’utilisation de « sentinelles » et de « caméras », et auraient planifié « le bloquage préventif des artères routières » pour entraver les déplacements des forces de l’ordre. Toujours selon les informations en possesion du ministère, continue l’article, « ce n’est pas exclu que les No-TAV puissent créer des désordres y compris à Turin avec l’objectif d’y attirer la police pour réduire l’impact des forces de l’ordre dans la vallée ».