[IACAM !] Nouvelles du CRA de Marseille

From : iacam@... , the 27th August 2012 18:20
  • 2012-08-27 18:20:41 — iacam@... - [IACAM !] Nouvelles du CRA de Marseille

« C'est pire que la prison. » « Ils font des trucs de fous pour pas y aller (se faire expulser) les tunisiens, s'ils veulent pas monter, ils sont tabassés, scocthés (tout autour du corps, les mains, la bouche) » « On est ensemble, entre nous on est solidaire comme on peut » « On pense à se lamer, se mettre la corde » « J'arrive pas à dormir, je sais pas où je suis, je vais faire  la guerre » « Comme la prison dans le centre, si quelqu'un coopère pas avec eux, ils le défoncent. Ils s'en battent les couilles, ils savent que dans les chambres y'a pas de caméra »  Vendredi 17 août Un retenu se pend dans la salle commune du centre de rétention. Ce sont les autres retenus qui l'aident : le portent, le décrochent et crient pour que les secours viennent. Les flics n'interviennent qu'une fois les pompiers arrivés. Le retenu est amené sur brancard jusqu'à l'ambulance et part pour l'hôpital. Une semaine plus tard il n'y a  toujours pas de nouvelle...  Samedi 18 août Audience du JLD. Deux retenus sortent  Dimanche 19 août Audience du JLD. Neuf retenus. Le premier est relâché pour des vices de procédure, son permis de conduire a disparu aux mains des flics ! Une dizaine de personnes étaient présentes pour soutenir un retenu, celui-ci passe en deuxième à la demande des flics. Dès le début de l'audience la juge se montre arrogante. Une fois les vices de forme et la nullité de la garde à vue rejetés, les personnes présentent en soutien manifestent leur colère. D'autant plus que dans la salle se trouve un flic clairement identifié comme étant un des tabasseurs. Une altercation a lieu avec les flics, la salle est vidée non sans heurt . Le retenu est ramené dans le bureau de la commandante du centre. Là comme à son arrivée il subit des pressions. Les  parloirs lui sont refusés dans l'après-midi, les flics vont jusqu'à lui refuser l'accès au greffe afin de faire appel, l'avocat présent aux audiences  devra intervenir à l'intérieur du centre.  Lundi 20 août Deux retenus qui avaient déjà refusé l'expulsion vers l'Algérie, sont ligotés au Scotch, ballonnés et expulsés de force. A 14h, les flics fouillent toutes les cellules et tabassent les retenus au passage.