[IACAM !]contre l'enfermement carcéral

From : iacam@... , the 7th February 2016 21:47
  • 2016-02-07 21:47:28 — iacam@... - [IACAM !]contre l'enfermement carcéral

Journée contre l'enfermement carcéral AVIGNON le 27 FEVRIER à partir de 16h au théâtre Le Cabestan détails en pj La liberté n'existe pas, la prison est là pour nous le rappeler. Nous qui ne sommes pas en prison, avons la liberté...de travailler, de  voter, de consommer, de nous prostituer...de chercher du sens à tout ça. Nous sommes dehors et allons  nous enfermer dans nos maisons, écoles, usines, bureaux, supermarchés, églises ou mosquées...  Notre liberté se façonne au béton qui nous entoure, aux rôles sociaux qui nous  incombent et à travers lesquels nous reproduisons l'aliénation qui nous tient. Notre "liberté" se mesure alors à notre compte en banque, nos  possessions, notre prestige, notre obéissance... Notre destin appartient aux politiciens,  patrons, bureaucrates, missionnaires qui dictent et surveillent...que  tout va bien pour leurs affaires. Nous sommes dehors mais même dehors est enfermé, propriété privée,  espace surveillé, tout est policé, tousTES policierEs... La liberté s'émiette au contact des brutes qui décident de nous et des  chaînes qui vont avec. Tant que nous aurons ces chaînes, il y aura des  prisons.  Car la prison est au bout de la chaîne : ce sont des  prolétaires auxquelLEs les miettes de liberté ne suffisent pas qui les  remplissent. La transgression qui les a conduit à cette incarcération   met en péril l'état, les propriétaires, les donneurs de leçons aussi  faut-il les punir à l'extrême...casser cet être qui veut échapper aux  lois bourgeoises. La prison prolonge le conditionnement à l'obéissance,  la résignation. La violence qui s'y exerce à l'encontre des détenuEs rebelles (ou pas),  morale et physique, est du même ordre que celle qui règne dehors, quand l'état déclenche une guerre  ou mate une révolte mais avec moins de témoins... En prison il n'y a que les matons qui ont  raison. Nous qui ne sommes pas (encore) en prison, voulons rester solidaires  avec les incarcéréEs... Sommes nous persuadés que cette « solidarité » peut faire changer  quelque chose ? Si elle doit aboutir à une amélioration des conditions des entauléEs dans leurs  conflits avec la pénitentiaire, pourquoi pas , Mais ça changera quoi ? Nous aurons participé à mettre un  pansement aseptisé sur une blessure béante mais rien ne sera changé dans le pourquoi ce sont  toujours les mêmes qui vont en prisons et toujours les mêmes qui sont en liberté surveillée avant  d’y aboutir. Si nous voulons nous battre contre l’enfermement carcéral, battons nous  d’abord pour changer la donne du système qui ne peut exister sans la domination, l’exploitation,  la torture et la punition et l’acceptation de ceux et celles qui en sont les victimes consentantes.  Pour faire tomber les chaines de celles et ceux qui sont DEDANS il faut en même temps  faire tomber celles de ceux et celles qui sont DEHORS.