[IACAM !] Une loi travail contre tous! Tous contre la loi travail!

From : iacam@... , the 17th March 2016 07:00
  • 2016-03-17 07:00:54 — iacam@... - [IACAM !] Une loi travail contre tous! Tous contre la loi travail!

UNE LOI TRAVAIL CONTRE TOUS! TOUS CONTRE LA LOI TRAVAIL! (tract également en pièce-jointe) Depuis le 9 mars, un mouvement se construit contre le projet de « loi  travail » : grèves, nombreuses manifestations, des centaines de blocages  de lycées et de facs à  travers  toute  la  France.  À  Alès  des   lycéens  de  JBD  ont  tenté  de  bloquer  leur  établissement  puis   sont  partis en manif’ en ville. L’après-midi une manifestation a réuni   plus  de  700  personnes.  Les  lycéens  et  étudiants  annoncent des  nouvelles journées d’action les 17 et 24 mars, des préavis de grève sont  déposés dans de nombreux secteurs et des manifestations sont prévues  pour les semaines à venir. Loi Travail,  accords UNEDIC ou comment gratter encore un coup des  milliards sur notre dos !? Loi Travail,  accords UNEDIC ou comment gratter encore un coup des  milliards sur notre dos !? Les dispositifs de la Loi El Khomri pourront  être appliqué par un simple accord d'entreprise, en cas de refus, ce  sera la porte ! (Voir dans l'encadré le détail de toutes leurs  saloperies). En réformant le Code du travail, cette loi viendrait  légaliser tout un tas de pratiques patronales auxquelles nous sommes  déjà confrontés. Les patrons ne s’embarrassent pas de légalité, ils  iront toujours plus loin ! Loi Travail : une nécessité pour le système capitaliste L’objectif de la nouvelle loi dans ce contexte de crise, est de  faciliter les profits et la compétitivité des capitalistes dans la lutte  implacable qu’ils se livrent tous azimuts, quel qu’en soit le prix pour  les salariés (virés plus facilement, payés une misère avec des horaires  de merde!)… Dans ce petit jeu, l’État n'est pas un instrument neutre au  service de « l'intérêt général » : il pose le cadre et les règles de  notre exploitation dans l'intérêt de la classe capitaliste, actionnaires  et patrons. De gauche à droite, les politiques mises en place ne sont  que des manières de gérer ce système, d'organiser et contrôler la  société dans ce rapport d'exploitation. Les mesures de régression sociale ne sont pas « une mauvaise politique »  qu’il faudrait changer aux prochaines élections… elles sont aujourd’hui  une nécessité pour le système capitaliste. Pour en sortir, il ne s'agit  donc pas de combattre « une gauche sociale-libérale » (pour qu’en 2017  « une vraie gauche » gagne les élections), mais bien de rompre  radicalement avec le système capitaliste et l’État. Notre nécessité : la lutte collective Dans les boîtes, les salariés sont exploités, écrasés, précarisés. A  Pôle Emploi, à la CAF, c'est toujours plus galère de toucher et garder  ses allocations. Aujourd'hui, le rapport de force est en faveur des  patrons et ils  maintiennent l’offensive… Le Code du travail ne fait que  transcrire sur le papier ce rapport de force entre nous, qui sommes  obligés de travailler, de nous salarier, d'avoir recours aux aides  sociales pour vivre, et eux, qui nous embauchent, nous exploitent, nous  virent. Ce rapport de force se joue chaque jour dans les entreprises,   mais aussi dans la rue: c'est la lutte des classes ! À nous de  l'amplifier, de l'aiguiser. Au delà de la défense du code du travail, il  s'agit de mettre un coup d'arrêt à l'exploitation de nos existences et  au saccage du monde. Les journées de grève isolées, espacées dans le temps, même avec des  manif's monstres, ne suffiront pas. Les possédants et la classe  politique n'écoutent que leur portefeuille. À nous d'appuyer là où ça  fait mal ! Avec ou sans-papiers, travailleurs, lycéens, étudiants, chômeurs,  retraités..., nous pouvons nous organiser ensemble et choisir nos moyens  de lutte. Débrayages, grèves*, blocages, sabotages, caisses de  solidarité, récupération et mise en commun de bouffe, crèches  collectives... sont autant d'outils que nous pouvons construire dans des  assemblées de lutte ouvertes à toutes et tous. C'EST A NOUS DE NOUS ORGANISER ! GRÈVE GÉNÉRALE ! BLOQUONS LEUR ÉCONOMIE ! PASSONS A L'OFFENSIVE ! * par exemple des grèves « perlées » : arrêter le travail à tour de rôle  et sur de courtes durées pour ralentir et désorganiser le fonctionnement  du service ou de l'entreprise avec peu de pertes de salaire. Un très bon  rapport qualité/prix ! Les fausses reculades du gouvernement ne nous font pas oublier toutes  les mesures qu'il maintient contre nous, travailleurs et chômeurs.  Proposer les mesures les plus dures puis reculer sur certaines pour  passer la plus grande partie est une technique bien connue des  gouvernants ! La Loi travail c'est : - Les heures sup' seront moins payées : elles pourront n'être majorées  que de 10%. - On pourra nous faire bosser jusqu’à 48h/semaine (voire 60 h) et 44  heures sur 16 semaines sur simple accord d’ entreprise. - La journée de travail pourra se prolonger sur 12 heures sur simple  accord d’ entreprise. - Les apprentis pourront travailler jusqu'à 10 heures par jour et 40  heures par semaine. - Suppression des congés payés prévus en cas de décès d'un proche  (parents, sœur, frère, …). - Ces accords d’ entreprise seront des référendums où les salariés se  trouveront forcément à la merci des patrons face au chantage à l’emploi. - Pour licencier, il suffira aux patrons de se plaindre de difficultés  ou même d’un manque de compétitivité. Qu'il y ait une commission pour  les surveiller ne changera rien du tout ! Des motifs faciles à fournir  par les patrons, ce sera le cas partout et tout le temps. - Lors d’un licenciement, un barème indicatif des indemnités sera fixé.  Même si il est indicatif, les juges auront tendance à le suivre. Mis à  la porte, on aura plus grand-chose à grappiller. Et ce sera aussi un  frein pour les luttes : lors d’une fermeture d’entreprise par exemple,  si les montants d’indemnités sont déterminés à l’ avance, pourquoi se  mettre en grève ? - Une fois au chômage, Pôle emploi pourra saisir directement une partie  de l’allocation chômage s'il estime qu'il y a un trop perçu, cela sans  discussion. Et ce sera au chômeur de saisir un juge pour récupérer son  argent si Pôle emploi se trompe. Les propositions de l’État sur l'accord UNEDIC c'est : - La dégressivité des indemnités chômage : plus on sera longtemps dans  la galère moins on touchera d’alloc’. - La baisse des indemnisations et/ou l’augmentation des cotisations  salariales. - La remise en cause des régimes dit « spéciaux » : intermittents,  intérimaires, saisonniers, des situations qu’on rencontre tous de plus  en plus souvent par ces temps de flexibilité! Prochaines journées de mobilisation à Alès :
 Jeudi 17 mars – Mobilisation des étudiants et lycéens.Rassemblement de   12h à 14h devant la s/préfecture  Du 17 au 31 mars – Grève des fonctionnaires  Mercredi 23 mars – Grève reconductible à la Poste  Jeudi 24 mars – Mobilisation des étudiants et lycéens. Rassemblement à   Alès [lieu et heure à préciser]  Jeudi 31 mars – Manif' à Alès. Grève générale et nationale
Afin de discuter et d'échanger des infos sur l'évolution du mouvement,  nous proposons de nous retrouver à la Rétive (42, rue du faubourg  d'Auvergne, Alès):
 lundi 21 mars (dès 19h)  lundi 28 mars (dès 19h)
Contact : grevesauvage@...