[IACAM !]Prison de Roanne : solidarité avec Christine pousuivie par des matons

From : iacam@... , the 21st July 2016 13:10
  • 2016-07-21 13:10:38 — iacam@... - [IACAM !]Prison de Roanne : solidarité avec Christine pousuivie par des matons

MANIFESTONS NOTRE SOLIDARITE ET NOTRE SOUTIEN  À CHRISTINE QUI RESISTE EN PRISON CONTRE L’ARBITRAIRE ET POUR LA LIBERTE RDV LE 27 JUILLET à 13H AU TRIBUNAL DE ROANNE (place Georges Clémenceau) Une fois encore Christine actuellement détenue à la prison de Roanne,  passe en procès pour répondre d’incidents survenus en avril-mai-juin  2016 et pour lesquels lui ont été signifiés 9 chefs d’inculpations de  violences et rébellions sur des matons de Roanne ainsi qu'un refus de  signalétique ( empreintes digitales et photos). A Roanne comme dans les 14 taules qu’elle a « fréquentées » depuis  novembre 2012, les « chiens de garde » de l’AP (administration  pénitentiaire), tous niveaux confondus, poursuivent leur acharnement  pour la pousser à bout. Par de multiples provocations, ils tentent de la  réduire au silence et à la soumission : Interdite de promenade, suppression d’activités, refus de répondre à ses  requêtes justifiées, humiliations (fouilles à nu), brutalité   (menottes), QI (quartier d’isolement), mitard… Christine, la bergère rebelle n’est pas un mouton qui se laisse dresser, mater et tondre sans se révolter ! En effet, à l’intérieur de la prison elle poursuit les combats menés  auparavant hors les murs et entend dénoncer la machine à broyer l’humain  qu’est en réalité la prison. Christine refuse de se taire, de se plier à l’arbitraire et au non  respect des droits des prisonniers, des droits humains dont  l’enfermement carcéral est l’illustration.   Le cas de Christine n’est pas isolé, d’autres détenues entrent en  résistance et subissent le même sort. Sans notre soutien, les prisonnier.e.s et leur combat face à l’AP sont  écrasés dans le silence ! Face aux institutions, en taule comme à l'extérieur, ne pas se laisser  piétiner et tabasser est systématiquement synonyme : d’outrages, violences, rébellions. « Même si les matons disent qu’ils ne font que respecter la loi.  J’attends donc une honnêteté sans faille de leur part. Quand j’ai été  incarcérée, j’ai lu le code du prisonnier et le code pénal. Je regarde  toutes les notes de service affichées en détention. Si tout çà est  respecté, je ne fais pas d’histoire. Mais c’est rarement le cas ». Christine a porté plainte contre des surveillants pour non respect des  règlements pénitentiaires ou pour coups et blessures : ses plaintes  n’ont jamais été retenues ! Par contre, comme aujourd’hui, les plaintes  des matons ont toujours eu des suites judiciaires, qui se soldent par du  fric pour eux et de nouvelles peines pour elle qui rallongent d’autant  sa durée en détention. Lors des événements de Roanne « alors qu’il me tenait, le bricard a  dit : vous n’êtes pas adaptée à la vie en centre de détention - je suis  bien d’accord : je suis bergère, pas  taularde » ! Qui est cette détenue que l’AP, de taule en taule, considère comme  dangereuse et subversive ? Christine est bergère - elle aime son métier, éprise de liberté et de  justice sociale - son parcours est celui d’une militante contre le  système carcéral, la loi Loppsi, le puçage des moutons et l’ensemble des  lois liberticides - Ses actes militants sanctionnés par de courtes  peines avec sursis, ont, après l’affront de trop face à l’AP, quand elle  conteste le despotisme des fouilles pénitentiaires, abouti à son  incarcération pour 2 mois en novembre 2012 pour outrage et rébellion ; 2  mois qui sont devenues des années une fois les sursis tombés puis à la  suite des multiples altercations avec des surveillants dans les 14  geôles où elle a été transférée pour motif disciplinaire. Lieux de détention toujours très éloignés de sa famille et de ses  proches, car non contents d’embastiller ceux que la société bourgeoise  déclare nuisibles afin de maintenir en son sein ses valeurs morales  fondées sur l’inégalité sociale, le respect de l’autorité, la soumission  à la violence étatique, l’AP punit également les familles ! Le rapport dans lequel Christine se débat n’est pas un rapport  individuel entre elle et les institutions mais bien un rapport social  fait de l’exploitation que nous subissons tou.te.s quotidiennement. Ces  mêmes institutions mettent tout en place pour nous maintenir divisé.e.s  et isolé.e.s. La prison dite « privation de liberté » est-elle compatible avec la  nature humaine ? La justice va-t-elle une fois de plus écraser la résistance des  prisonnier.e.s face à l’arbitraire de l’AP et accorder à l’institution  carcérale une nouvelle  fois l’impunité ? Soyons présent.e.s devant le tribunal le 27 juillet 2016 à 13h à Roanne  pour soutenir Christine et faire connaître le combat des prisonnier.e.s Contre la privation de liberté et l’arbitraire pénitentiaire. ___________________________ D’autres infos et les dernières lettres de christine sur le blog : https://enfinpisserdanslherbe.noblogs.org/