[IACAM !]Communiqué de presse suite à la mort de Rémy

From : iacam@... , the 28th October 2014 12:15
  • 2014-10-28 12:15:24 — iacam@... - [IACAM !]Communiqué de presse suite à la mort de Rémy

Rémy, 21 ans, est mort dans la nuit de samedi à dimanche à Sivens. Selon  plusieurs témoignages convergents, il s'est écroulé à quelques mètres du camp  retranché de la police, atteint par un tir au niveau de l'épaule, avant d'être immédiatement  ramassé par la police. S'agissait-il d'un flash-ball ou, plus vraisemblablement, d'une grenade  de désencerclement projetée à tir tendu ? Seule la police le sait qui, jusqu'à présent, occulte la vérité de  diverses manières. Elle prétend qu'il n'y a pas eu de blessé-e-s parmi les opposants alors que  l'équipe médicale de la coordination témoigne qu'il y en a eu de nombreux le samedi. La police  affirme avoir « découvert un corps » dans la nuit en omettant de mentionner la  violence des affrontements à ce moment-là (la préfecture a affirmé que les affrontements se  seraient arrêtés vers 21h et omis de dire qu'ils ont repris de plus belle vers minuit). Elle prétend  n'avoir pu venir sur place le dimanche pour lancer l'enquête (une fois le crime accompli, la  police a brusquement quitté les lieux sans, jusqu'à ce jour, tenté d'y revenir). Nous exigeons que toute la lumière soit faite au plus vite sur cet  homicide, par respect pour Rémy, sa famille et ses ami-e-s. Nous souhaitons aussi que les  responsables de ce drame soient poursuivis au plus tôt. Et pour nous, le responsable n'est pas  seulement le robocop matricule xxx qui a appuyé sur la gâchette samedi soir – et encore moins  Rémy. Il s'agit de savoir qui a construit cette situation de violence qui ne pouvait que  tourner au drame. Que faisaient donc les forces de l'ordre samedi au Testet, alors que le  préfet s'était engagé à ne pas en poster pendant ce week-end, vu les milliers de militants  attendus (7000) ? Il n'y avait aucun ouvrier à protéger, ni aucune machine à défendre : la seule  qui n'avait pas été évacuée le vendredi avait été brûlée le soir même. Pourquoi donc avoir  posté 250 gendarmes mobiles et CRS armés de grenades et de flash-blalls pour  garder un petit carré de terre entouré d'un fossé large de plusieurs mètres ? S'agissait-il de  protéger les précieux grillages ? Ou bien de générer de la tension et de faire de la  provocation ? Les autorités savaient très bien ce qui allait arriver en laissant un  engin au Testet le vendredi et en y postant une armada le samedi. A l'heure actuelle où l'inanité du projet de barrage au Testet apparaît  au grand jour, à l'heure où tous les mensonges et conflits d'intérêts dénoncés par les opposants  depuis des mois ont été confirmés par les investigations des journalistes (Le Monde 24/10 et  le Figaro, 26/10) et le rapport des experts ministériels rendu public aujourd'hui, le  président du Conseil général et le Préfet du Tarn n'ont plus aucun argument en faveur du barrage si  ce n'est de monter en épingle la prétendue violence des opposants. Ils avaient donc besoin de  violence samedi. Ils l'ont provoquée. Elle a coûté la vie à Rémy. Nous sommes sous le choc et adressons nos plus sincères condoléances à  ses proches. La coordination du 25 octobre PS : Nous exigeons d'ores et déjà qu'une seconde autopsie indépendante  soit effectuée et avertissons la préfecture que si le corps n'était pas conservé de sorte  à ce que cette contre- expertise soit possible, ce serait une preuve de plus que les autorités  veulent cacher la vérité. Nous dénonçons les tentatives de salir la mémoire de Rémy en prétendant  que les causes de sa mort seraient liées à son « alcoolémie » ou à sa « violence ».