[IACAM !]Rencontre 9 janvier Mille babords/OLS : Prolétariat, une affaire classée?

From : iacam@... , the 1st January 2013 17:47
  • 2013-01-01 17:47:30 — iacam@... - [IACAM !]Rencontre 9 janvier Mille babords/OLS : Prolétariat, une affaire classée?

La médiathèque de Mille Babords à Marseille organise une rencontre autour du numéro d'OLS, "Prolétariat, une affaire classée ?" le 9 Janvier à 18h00. http://www.millebabords.org/spip.php?article22372 le texte de présentation de la discussion: Suite des débats organisés par la Commission Bibliothèque de Mille Bâbords. Le mercredi 9 janvier le débat portera sur le dossier du n°35 d’Offensive Libertaire et Sociale "Prolétariat : une affaire classée ?". Depuis plusieurs décennies, la conflictualité entre les classes sociales ne semble plus apparente pour beaucoup d’entre nous. Nous vivrions donc toutes et tous dans une sorte de grande classe moyenne en voie d’universalisation qui réussirait à gommer les différences et les antagonismes. Nous serions toutes et tous des éléments impersonnels, atomisés, soumis à la dictature de la consommation, de "l’épanouissement personnel" par le travail. L’antagonisme de classes ne subsisterait, et encore de manière résiduelle, que comme un vestige du temps de l’industrialisation, de la formation et du développement de la classe ouvrière - laquelle a longtemps eu le monopole de la figure du prolétaire. Ainsi, le déclin du monde ouvrier marquerait la disparition du prolétariat et de la la lutte de classe. Dans un monde soumis aux lois du marché, il n’y aurait plus, à proprement parler, de classes sociales aux contours bien dessinés, plus de luttes de classe nécessaires, et donc plus de prolétaires ou de prolétariat pour transformer le monde ? Dans le même temps, les milieux militants (depuis l’extrême gauche parlementaire jusqu’à certains groupes autonomes) parlent encore de lutte de classe et de prolétariat. Mais qu’entendent-ils par là ? Une gêne dans l’emploi du mot "prolétaire" est toute aussi présente. Simplification ? Mystification gauchiste ? Quête éperdue du sujet révolutionnaire ? Difficulté à représenter et décrire la diversité de nos rapports au travail ? Ces concepts, qui ont une longue histoire, sont-ils toujours opérants aujourd’hui ? La figure du prolétaire renvoie-t-elle à celle de l’ouvrier ? Quel rapport avec travail quand on voit tous ces exclus du monde la production capitaliste ? S’agit-il de conditions objectives de vie ou de rapports de force existant ? Fait-on référence au sujet actif de la marche de l’histoire, s’il en est un ? Suppose-t-on d’emblée une unité des prolétaires ou envisage-t-on une multiplicité des figures prolétariennes ? Il ne s’agit pas de pinailler sur les termes mais de tenter d’appréhender la ou les façons dont l’antagonisme de classe s’incarne aujourd’hui. Y parvenir pourrait nous permettre de mieux comprendre ce qui se joue dans les luttes sociales actuelles.