[IACAM !]Appel à rassemblement - CAF de Nîmes - 04/11/15

From : iacam@... , the 29th October 2015 20:58
  • 2015-10-29 20:58:48 — iacam@... - [IACAM !]Appel à rassemblement - CAF de Nîmes - 04/11/15

Mardi octobre 2015 Des Rsastes « français » comme « étrangers » s'invitent à l'UTASI  Cévennes/Aigoual à Alès Appel à rassemblement devant la CAF de Nîmes (mercredi 4 novembre dès  13h30) Mardi 27 octobre 2015, une vingtaine de personnes du collectif  Exploités-Enervés se sont rendues dans les locaux de l'antenne  Cévennes/Aigoual de l'Unité Territoriale d'Action Sociale et d'Insertion  (UTASI) à Alès, pour demander des explications sur des refus  d'attribution de RSA à deux personnes ressortissantes de l'Union  Européenne (UE). En effet, le Conseil général du Gard rejette  fréquemment les demandes de RSA des ressortissants européens. Nombreux  sont les cas de personnes qui se sont vues notifier des refus alors  qu'elles vivaient en France depuis de nombreuses années, y travaillaient  ou étudiaient etc... (Voir ci-dessous, le tract distribué ce jour-là) Il a fallu insister un certain temps pour que les personnes concernées  soient reçues et entendues en présence de deux camarades. Isolés dans  une salle de réunion tandis que les 15 autres camarades s'impatientaient  dans les couloirs, ce petit « comité » a longuement bataillé auprès du  personnel de l'UTASI pour obtenir des motifs précis sur les refus et un  ré-examen des dossiers. Refusant de répondre à ces demandes, et face à notre refus réciproque  d'évacuer les lieux, le personnel s'est vu contraint de faire venir la  directrice adjointe de l'UTASI Alès-Aigoual. Cette dernière s'est  engagée à nous obtenir un rendez-vous avec le service départemental des  allocations en présence d'un médiateur dans les plus brefs délais. Lors  de ce RDV, le mercredi 4 novembre à 13h30, nous accompagnerons les  personnes dont les dossiers seront examinés et réaffirmerons notre  exigence de voir tous ces dossiers débloqués. Trop souvent, des  allocations sont supprimées, des dossiers bloqués dans la plus grande  opacité : les règles d'attribution du RSA changent d'un département à  l'autre et ne nous sont jamais communiquées... Contre l'isolement et la  confusion, nous exigerons donc également que le Conseil général  s'explique sur les difficultés récurrentes que rencontrent les étrangers  dans le Gard pour se voir attribuer le RSA. Rassemblement mercredi 4 novembre dès 13h30 devant la CAF de Nîmes (321 Rue Maurice Schumann) Co-voiturage au départ d'Alès : Rdv à 11h30 sur le parking de la Bourse  du travail (Place Georges Dupuis) ___________________________________________________________________ Tract distribué lors de l'action mardi 27 octobre Français/étrangers , quand on est pauvres, on s’en prend toujours plein la gueule ! En cette période de crise et d’austérité, l’État et les Conseils  Généraux cherchent à   reprendre les miettes qu’ils nous laissent : RSA, chômage, ... La  chasse aux « fraudeurs »   leur sert de prétexte pour radier le plus d’allocataires possible ou  nous faire rembourser des   soi-disant « trop-perçus ». Les administrations utilisent aussi  d’autres arguments pour ne pas   nous verser d’aides sociales. Ainsi, le Conseil Général du Gard rejette fréquemment les demandes de  RSA   des ressortissants européens. Pour ces personnes, les conditions officielles pour percevoir le RSA  sont d’avoir   un « droit de séjour régulier en France et d’y vivre depuis plus de  trois mois » ou d’y   « avoir eu un travail déclaré ». L’imprécision des différents textes  officiels : circulaires du   ministre, codes diverses, directives européennes, jurisprudences...  maintient une ambiguïté   à l’avantage des administrations et aux désavantages des demandeurs ! Il semble que la CAF et le président du Conseil Général du Gard  utilisent cette   latitude pour agir à leur guise. En effet, plusieurs personnes se sont vues notifier un refus de RSA  alors   qu’elles vivaient en France parfois depuis dix ans, avaient travaillé  plus de deux ans   d’affilée et avaient, pour certaines d’entre elles, accompli une partie  de leurs études en   France. Ces situations montrent une fois de plus que l’espace Schengen ne permet  une libre   circulation que pour le capital et les marchandises, alors que les  travailleurs, les chômeurs,... les pauvres sont toujours entravés par la réalité des frontières. C’est encore plus vrai pour les personnes venant de plus loin. Les  barrières et les   forces armées répandues sur le territoire européen, à ses frontières et  dans les pays limitrophes   en rendent l’accès toujours plus dangereux et difficile. Dans la même  logique politique, les possibilités d’y résider et de bénéficier des  aides sociales sont rendues inaccessibles pour les   personnes en provenance de l’extérieur de ce camp retranché. Quelque soit le pays où nous sommes nés, l’État et ses administrations  cherchent   toujours à s’attaquer aux pauvres ! Quelque soit le pays où nous sommes nés, solidarité de tous les  exploités !