[IACAM !] nouvelles du Mexique

From : iacam@... , the 28th August 2013 18:19
  • 2013-08-28 18:19:23 — iacam@... - [IACAM !] nouvelles du Mexique

------------------------------------------------ 1. Chaire Tata Juan Chávez, la relance du Congrès National Indigène? 2. déclaration finale du Congrès National Indigène traduite en français. 3. De retour du CNI, un des participants, son frère et un voisin viennent d'être séquestrés. 4. Précisions sur l'implantation d'un parc éolien autour de l'isthme de Tehuantepec 5. Juan Chavez, mémoire, parcours et paroles. ------------------------------------------------ Chaire Tata Juan Chávez, la relance du Congrès National Indigène? “Les peuples indigènes sont la plus importante réserve morale et politique du pays”. Au centre d’une des guerres civiles parmi les plus avancées et les plus dissimulées de la planète terre, les peuples indigènes en résistance se lèvent, formant le principal obstacle à l’avancée du narcotrafic, des corporations multinationales et des mauvais gouvernements. L’exercice de leur autonomie se convertit dès lors non pas en une offensive, mais en la défense du territoire et des identités qui s’y enracinent. Ce fait remonte à des siècles en arrière, à l’arrivée des espagnols, mais la réalité se revit jour après jour dans les villages et dans les territoires du Mexique. La chaire Tata Juan Chávez se présente comme une opportunité de réarticuler les peuples indigènes au sein du Congrès National Indigène (CNI). Ce sont 137 villages qui ont participé à l’évènement, au travers de 233 délégués. Les objectifs de cette nouvelle rencontre, selon les organisateurs, consistent à réaliser un hommage à Don Juan Chávez Alonso (1) , et dénoncer la guerre d’extermination en cours contre les peuples indigènes et leurs formes de résistance. Le congrès, annoncé il y a quelques mois par le mouvement zapatiste, ouvre un éventail de possibilités et d’expectatives pour les peuples en résistance, pour les participants, mais aussi pour toutes les personnes sympathisantes que s’en sont approchées afin d’apprendre des expériences des autres compagnons. Au sein du programme, en plus des interventions ouvertes au public en général, deux réunions à huis-clos ont également eu lieu, auxquelles ont participé des représentants indigènes appartenant à tous les peuples participants. En leur sein furent débattues les manières de reconstruire la représentation indigène au sein du pays, et comment refonder et réorganiser le Congrès National Indigène. Néanmoins les participants n’ont pas fait connaître les conclusions de ces réunions. Plus de 1000 personnes venues de tous les mondes. Ce sont de fait plus de 1000 personnes qui assistèrent à l’évènement au sein du CIDECI, provenant de centaines de lieux différents, avec leurs expectatives quant à l’évènement. Certains d’entre eux étaient venus jusqu’à San Cristobal de Las Casas pour participer également à la Petite Ecole Zapatiste qui eut lieu la semaine auparavant. De nombreux autres qui ne purent pas assister à la Petite Ecole, profitèrent du voyage pour apprécier les festivités des Caracoles zapatistes, les 8, 9 et 10 août. Marcos par exemple, vient de Buenos Aires et était invité à la petite école zapatiste. Il appartient au Mouvement Populaire « La dignité ». Pour lui l’important de cet évènement est que se génère l’union entre les différents peuples en résistance. Ce qui a le plus attiré son attention à été la capacité des peuples à exercer leur autonomie, et que ce soit la communauté elle-même qui décide. Fidel Eabaja du collectif Urnesto, est un autre des assistants à la chaire. C’est un jeune étudiant de graphisme habitant la capitale. Là il y travaille avec le collectif « Union des Promoteurs de la Culture de Gauche ». Il a été invité à la petite école mais pour des raisons de temps et d’argent il n’a pas pu y assister. Il pense qu’il est nécessaire de connecter toutes les luttes et pense que le CNI aidera à mettre en lien et à provoquer la conjonction des toutes les forces en résistance. En venant à l’évènement, son objectif est d’apprendre pour pouvoir transmettre ensuite. Apprendre des peuples leur capacité à travailler en collectif et à coopérer, au contraire de ce qui a lieu au sein des villes comme le DF. Selon lui les communautés indigènes luttent pour défendre leurs ressources et leurs territoires, tandis que dans les villes se sont d’autres luttes qui ont lieu, comme celle sur le logement. A ce sujet, Raúl pense que “dans les villes nous n’avons ni territoire ni identité”, et que pour cela il est difficile de comprendre la guerre de dépossession vécue par les communautés indigènes. Il pense qu’il est très important que se réarticule le CNI car il est pièce maîtresse pour de nombreuses luttes, et plus généralement pour combattre le capitalisme. Selon lui les peuples indigènes sont anticapitalistes par nature, parce que face à l’individuel, eux travail en collectivité, conçoivent le territoire comme une extension de leur propre identité, et vont jusqu’à le défendre. Un long chemin sans final à portée de vue Le Congrès National Indigène (CNI) surgit en 1996 dans le sillage du Forum National Indigène afin d’être un espace de rencontre ainsi qu’un ample front des peuples indigènes, après le soulèvement zapatiste de 1994 et le début du dialogue avec le gouvernement mexicain autour des négociations des Accords de San Andrés. L’Armée Zapatiste de Libération Nationale lança alors un appel à tous les peuples indigènes du territoire mexicain afin d’initier un dialogue au niveau national. Depuis le CNI a connu des moments de particulière importance politique, comme durant la Caravane de la Couleur de la Terre en 2001. Ce fut au cours de ce processus que fut célébré le Congrès National Indigène à Nurio, Michoacán, où tout autant la société civile comme les peuples indigènes convergèrent afin de cheminer ensemble avec la caravane. Le CNI se définit avant tout comme un espace ne possédant pas de structure organique. Certaines personnes disent à son sujet que « Nous sommes assemblée quand nous sommes ensemble, et réseau quand nous somes séparés ». De fait, durant les dernières années sa présence au sein de la sphère politique a été faible, bien qu’il ait joué un rôle important dans le développement de la lutte de chacun des peuples y participant. La dernière réunion (générale) en 2006 eut lieu à Vicam (Sonora), et supposa un grand effort donné au développement de l’Autre Campagne. Après la réussite de la réunion actuelle, il faudra voir quel rôle il joue au sein des luttes de chacun des peuples en résistance. Ce qui reste clair est qu’un dense tissu de communautés rebelles parcourt toute la géographie mexicaine. Des communautés disposées à résister face à toute attaque politique et néolibérale en gestation contre leurs territoires et leurs identités. Comme l’exprime un bon compagnon, la volonté des peuples indigènes n’est pas de prendre le pouvoir, mais de se constituer en tant que pouvoir capable d’exercer son autonomie. Et je concluerai avec cette citation d’un autre compagnon : « Quand les pauvres reprendront leurs terres, ils cesseront d’êtres pauvres ». @antoniacanuta http://www.megafono.lunasexta.org/node/2044 (1) Don Juan Chavez Alonso fut un infatigable lutteur social, originaire du village purépecha de Nurio, dans l’Etat mexicain du Michoacan.  Zapatiste de cœur depuis le soulèvement de 1994, il a joué un rôle de premier plan dans les débats autour des accords de San Andrés et dans la fondation du Congrès National Indigène. Il a mené dès lors de nombreuses initiatives aux côtés des zapatistes, depuis la marche de la couleur de la couleur de la terre en 2001, à l’Autre Campagne en 2006 dans le Michoacan et le nord du pays, les campements de solidarité avec le peuple cucapa en résistance, ou les rencontres intercontinentales indigènes de Vicam en 2007. Certains ont pu le rencontrer en 2008, où en tant que porte-parole du CNI, il vint expliquer les résistances menées par le Congrès national indigène et rencontrer de nombreuses personnes et luttes menées en France et en Europe, tout particulièrement dans les campagnes, où la clarité de ses propos sont restés gravés dans le cœur de nombreuses personnes. Don Juan Chavez est mort chez lui le 2 juin 2012, à 71 ans. Il laisse derrière lui de nombreux enfants, ainsi que le souvenir et les enseignements de quelqu’un qui représentait en quelque sorte, l’ « âme » du CNI. compilation en espagnol des actes de la chaire: http://www.megafono.lunasexta.org/node/2047 note et traduction de Siete nubes. ------------------------------------ Déclaration de la chaire Tata Juan Chávez Alonso Aux peuples et gouvernements du monde À la Sexta, nationale et internationale Aux femmes et hommes élèves de la petite école zapatiste Ainsi que c’est le cas en ce temps et dans notre histoire avec la Terre Mère, nous les peuples nations et tribus indigènes suivants : Yaqui, Mayo, Náyeri, Wixárika, Rarámuri, Odam, Nahua, Purépecha, Ñañu ou Ñuhu, Mazahua, Popoluca, Tzotzil, Chol, Tzeltal, Tojolabal, Zoque, Totonaque, Coca, Mam, Binnizá, Chinantèque, Ikoot, Mazatèque, Chontal, Ñu Saavi, Chatino, Triqui, Afrométis, Mehpa, Nancue Ñomndaa, Ñhato et Maya péninsulaire des États de Sonora, Chihuahua, Veracruz, Durango, Nayarit, Jalisco, Michoacán, Querétaro, San Luis Potosí, Morelos, État de Mexico, Guerrero, District fédéral, Puebla, Tlaxcala, Oaxaca, Tabasco, Yucatán et Campêche ; ainsi que les peuples Ixil, Quiché, Quechua et Nasa des pays de Guatemala, Pérou et Colombie, avec qui nous avons cheminé ensemble, et attentionnés, comme les enfants, hommes et femmes, de la Terre Mère que nous sommes tous, nous nous sommes rencontrés et nous nous sommes reconnus les 17 et 18 août 2013 à San Cristóbal de Las Casas (Chiapas), dans les locaux du Cideci-Unitierra, pour rappeler la parole vivante de notre grand frère Tata Juan Chávez Alonso et agir en conséquence ; il nous enseigne, il nous guide, et sa mémoire, au bout d’un an d’absence, se transforme en espérance et en force pour nous, les peuples qui nous sommes refondés et reconstitués parce que nous avons décidé de continuer à être les Indiens que nous sommes, de continuer à parler la langue que nous parlons, de continuer à défendre le territoire où nous vivons. Nous nous reconnaissons dans la lutte pour le respect de notre mode de vie ancestral, lutte que nous avons entreprise ensemble et dans laquelle nous avons parlé, nous avons exigé, et nous avons été trahis de façon répétée par les mauvais gouvernements. Nous avons appris sur ce chemin de lutte que les puissants n’ont aucun respect pour la parole donnée, ils la trahissent et la violentent encore et encore sur toute l’étendue de ce pays qui s’appelle le Mexique, depuis le reniement des accords de San Andrés Sakamchén de los Pobres, la contre-réforme indigène de 2001, et les innombrables trahisons envers nos peuples des différentes régions et luttes, dans un Mexique indien qui est vivant, debout, et avec un seul cœur qui devient grand, aussi grand qu’est la douleur dont nous souffrons et l’espérance avec laquelle nous luttons, car, malgré la guerre d’extermination qui est devenue plus violente que jamais, nous sommes toujours là. Nous nous reconnaissons dans le chemin de notre histoire, dans nos ancêtres qui sont le présent, le futur, et le miroir de l’autonomie exercée dans les faits comme seule voie pour l’avenir de notre existence.  Elle devient notre vie communautaire, nos assemblées, nos pratiques spirituelles et culturelles, notre autodéfense et notre sécurité, nos projets propres pour l’éducation et la communication, nos revendications culturelles et territoriales dans les villes pour les peuples déplacés ou envahis qui ont gardé une mémoire historique vivante. Nous sommes les Indiens que nous sommes, bien décidés à nous reconstituer dans un autre monde possible. Ce miroir profond, ancien et nouveau, ce sont les luttes que nous sommes et pour lesquelles nous nous déclarons avec un seul cœur et une seule parole. 1. Nous exigeons la libération immédiate des prisonniers politiques dans notre pays, en particulier celle de notre compañero indigène tzotzil Alberto Patishtán emprisonné injustement depuis treize ans pour purger une condamnation illégale de soixante ans. De même, nous exigeons la libération de nos six frères nahuas de la communauté de San Pedro Tlanixco, prisonniers injustement au pénitencier d’Almoloya pour avoir défendu l’eau de leur communauté. Il s’agit de nos frères Pedro Sánchez, condamné à cinquante-deux ans, Teófilo Pérez, à cinquante ans, Rómulo Arias, à cinquante-quatre ans, et des compañeros Marco Antonio Pérez, Lorenzo Sánchez et Dominga González, actuellement en cours de procès. Nous exigeons aussi l’annulation des mandats d’arrêt contre Rey Pérez Martínez et Santos Alejandro Álvarez, également de Tlanixco ; la libération des compañeros prisonniers de la communauté tzeltal de Bachajón (Chiapas) Miguel Demeza Jiménez et Antonio Estrada Estrada ; des compañeros loxichas Eleuterio Hernández García, Justino Hernández José, Zacarías Pascual García López, Abraham García Ramírez, prisonniers au Cefereso n° 6 de Huimanguillo (Tabasco) ; ainsi que de Pablo López Álvarez de San Isidro Aloapan (Oaxaca), emprisonné au pénitencier de Villa de Etla. 2. Nous dénonçons le fait que les mauvais gouvernements et les entreprises multinationales se sont servis de groupes paramilitaires pour imposer des mégaprojets d’extraction au moyen de l’exploitation illégale de minerais et de bois précieux, en particulier sur la côte nahua et le plateau purépecha du Michoacán, et la communauté nahua d’Ayotitlán dans la sierra de Manantlán (Jalisco). 3. Nous demandons justice pour la communauté nahua de Santa María Ostula, sur la côte du Michoacán, où les mauvais gouvernements, en collusion avec les cartels du narcotrafic, ont protégé la spoliation des terres ancestrales de la communauté, le pillage des ressources naturelles par des groupes de la délinquance organisée, et la sanglante répression contre l’organisation communale qui a débouché sur des assassinats et des disparitions. 4. Nous saluons la lutte historique de la communauté de Cherán (Michoacán) et le digne exercice du droit d’autodéfense qui a fleuri parmi le peuple purépecha pour la défense de sa propre vie, de ses familles, de sa culture et de son territoire, menacés par la complicité des mauvais gouvernements avec des groupes paramilitaires ; ses exigences sont la sécurité, la justice, et la reconstitution de son territoire. 5. De la même façon, nous saluons la défense digne par les communautés et quartiers indigènes des savoirs traditionnels et de la culture native du maïs. 6. Nous condamnons la répression contre le peuple ikoot de San Mateo del Mar et San Dionisio del Mar, ainsi que celle contre le peuple binnizá de Juchitán et du quartier Álvaro Obregón ; nous exigeons la libération immédiate d’Alejandro Regalado Jiménez et d’Arquímedes Jiménez Luis, de même que l’annulation immédiate des couloirs éoliens aux mains des entreprises espagnoles Endesa, Iberdrola, Gamesa et Unión Fenosa qui, dans la région de l’isthme de Tehuantepec, envahissent et détruisent les terres communales et les sites sacrés des peuples ci-dessus mentionnés. 7. Nous exigeons l’arrêt de la répression contre la communauté de San Francisco Xochicuautla de l’État de Mexico, ainsi que l’annulation définitive du projet routier appelé autoroute privée Toluca-Naucalpan ; de même, nous soutenons la demande de mesures de suspension devant le Système interaméricain des droits humains par les habitants de cette communauté. 8. Nous exigeons du mauvais gouvernement fédéral qu’il applique le jugement d’annulation de la construction de l’aqueduc Independencia, qui prétend dépouiller la Tribu Yaqui de l’eau qu’elle a défendue dans l’histoire au travers du río Yaqui ; nous réaffirmons notre parole : nous agirons en conséquence face à toute tentative de répression contre le campement en résistance qui se maintient sur la route internationale à la hauteur de Vícam, premier chef-lieu de la Tribu Yaqui. 9. Nous exigeons l’arrêt de la répression et le retrait de la force publique de la communauté de Huexca (Morelos), à cause de la construction d’une usine thermoélectrique ; l’annulation du projet d’aqueduc et d’extraction d’eau du río Cuautla, car il affectera vingt-deux communautés de la commune d’Ayala ; de même que l’arrêt du harcèlement contre soixante communautés des États de Morelos, Puebla et Tlaxcala qu’on prétend dépouiller par l’installation d’un gazoduc. Tout ce qui précède fait partie du Projet intégral Morelos, qui vise à détruire la vie paysanne de ces territoires pour les transformer en industries et autoroutes. Nous exigeons le respect du gardien sacré, le volcan Popocatépetl, déjà sujet à déprédation par l’abattage clandestin immodéré de ses forêts. 10. Nous sommes solidaires de la lutte de la communauté coca de Mezcala (Jalisco) pour la récupération de son territoire, et nous exigeons l’annulation de tous les mandats d’arrêt contre des comuneros dont le délit a été de défendre leur terre. 11. Nous exigeons le respect du territoire communal et de l’assemblée générale des comuneros de Tepoztlán, et nous nous joignons à l’exigence d’annulation du projet d’autoroute La Pera-Cuautla ; de même nous rejetons la campagne de mensonges et de tromperies envers l’opinion publique de la part du gouvernement de Morelos pour justifier la spoliation. 12. Nous faisons savoir qu’il existe une attaque sans précédent contre les piliers sacrés du monde reconnus et soutenus par les peuples originaires, qui les défendent très justement au nom de la vie dans l’Univers. C’est le cas des territoires sacrés de Wirikuta et Hara Mara, dans les États de San Luis Potosí et Nayarit, menacés par des projets capitalistes miniers et touristiques avec la complicité des mauvais gouvernements des États et de la Fédération. De même, nous faisons nôtre l’exigence de l’annulation totale des concessions minières et touristiques sur lesdits territoires et sur la totalité des territoires indigènes. Nous condamnons la campagne de confrontation qu’ont menée la compagnie minière First Majestic Silver et le mauvais gouvernement municipal de Catorce (San Luis Potosí). Nous saluons le digne village paysan de Wirikuta qui a décidé d’élever la voix pour la défense de sa terre, son eau, sa santé et son environnement et en solidarité avec le peuple wixárika. 13. Dans le même sens, nous faisons savoir que nous ne resterons pas en marge face à la tentative de destruction du site sacré de Muxatena et quatorze autres sites sacrés du peuple náyeri par le projet de construction du barrage de Las Cruces sur le río San Pedro Mezquital, dans l’État de Nayarit. 14. Nous dénonçons les invasions commises par des entreprises agro-industrielles sur les territoires indigènes et paysans, qui altèrent délibérément le régime des pluies pour leur propre bénéfice et détruisent la vie paysanne, comme c’est le cas de la communauté nahua de Tuxpan (Jalisco) et du Haut Plateau de Potosí sur le territoire sacré de Wirikuta. 15. Nous exigeons l’annulation des concessions minières au cœur de la sierra de Santa Marta, en territoire popoluca, et nous dénonçons la tentative d’invasion des terres communales de San Juan Volador, commune de Pajapan, par l’entreprise éolienne Dragón, au sud de l’État de Veracruz. 16. Nous exigeons l’annulation du projet routier Tuxtepec-Huatulco, baptisé couloir touristique chinantèque, sur le territoire chinantèque, ainsi que l’annulation des réserves écologiques dans la région nord de l’État d’Oaxaca. 17. Nous exigeons l’annulation du projet d’aqueduc impulsé par le mauvais gouvernement du Guerrero qui prétend dépouiller les peuples Na Savi, Nancue Ñomndaa et Afrométis de l’eau du río San Pedro de la Costa Chica du Guerrero. 18. Nous refusons la tentative d’inondation des lieux sacrés du peuple guarijio d’Álamo (Sonora) avec la construction du barrage Pilares, de même que le détournement du río Sonora au préjudice de la nation komkaak, qu’on a privée d’eau depuis quatre mois au profit des grands propriétaires agricoles de la côte du Sonora. 19. Nous dénonçons la politique d’extermination de la part du gouvernement du District fédéral contre les communautés et villages de la sierra del Ajusco, au travers de la spoliation et de la dévastation des territoires des ejidos et des communes de San Miguel Xicalco et San Nicolás Totolapan ; nous soutenons et reconnaissons les sous-délégués communautaires en résistance de San Miguel et Santo Tomás Ajusco. 20. Nous saluons la lutte de la communauté autonome de San Lorenzo Aqueltán, dans l’État de Jalisco, et nous reconnaissons ses autorités autonomes ; nous restons attentifs et solidaires de leur lutte pour la reconnaissance de leur territoire ancestral. 21. Nous saluons et reconnaissons la rénovation des autorités de la communauté autonome wixárika de Bancos de San Hipólito (Durango) ; de même nous soutenons sa lutte pour la reconnaissance de son territoire ancestral qu’elle réclame depuis plus de quarante-cinq ans. 22. Nous rendons responsables les fonctionnaires publics de la délégation politique de Xochimilco des menaces envers le compañero Carlos Martínez Romero, du village de Santa Cruz Acalpixca en lutte pour la défense de l’eau et du territoire. 23. Nous nous joignons aux demandes de dizaines de communautés nahuas et totonaques de la Sierra Nord de Puebla qui exigent l’annulation des concessions à des entreprises minières et de la mise en œuvre de projets hydroélectriques, ainsi que l’annulation des concessions minières dans la Sierra Sud et la Côte d’Oaxaca à l’entreprise Altos Hornos de México. 24. Nous soutenons la lutte de la communauté de Conhuas à Calakmul (Campêche) pour la défense de son territoire et de son travail digne, et en même temps nous exigeons l’arrêt des agressions contre la communauté de la part du gouvernement de cet État. 25. Nous exigeons la reconnaissance des terres communales de San Pedro Tlaltizapán, près de la station thermale du Chignahuapan (État de Mexico), et l’arrêt des projets immobiliers sur les terrains communaux. 26. Nous exigeons le respect des terres récupérées par l’Union paysanne indigène autonome du Río Grande (Oaxaca), et nous saluons son campement en résistance. 27. Nous exigeons également le respect du fonctionnement de la radio communautaire Ñomndaa, voix du peuple amuzgo à Xochistlahuaca (Guerrero), ainsi que le respect de toutes les radios communautaires dans les différents territoires du pays. 28. Nous renouvelons l’exigence que l’État mexicain garantisse les conditions de sécurité de Raúl Gatica, du Conseil indigène et populaire d’Oaxaca Ricardo Flores Magón. 29. Nous exigeons le respect des économies communautaires qui fonctionnent de manière autonome et en marge du libre marché qu’impose le capitalisme, comme c’est le cas de l’usage du tumin sur le territoire totonaque de Papantla (Veracruz), et du conseil du troc dans les communautés de la commune de Tianguistenco, dans l’État de Mexico. Nous reconnaissons, nous soutenons et nous encourageons les luttes pour l’autonomie et la libre détermination de tous les peuples indigènes qui formons le Congrès national indigène, de la péninsule du Yucatán à la péninsule de Basse-Californie. C’est cela que nous sommes, c’est là notre parole et notre lutte indéfectible, nous sommes le Congrès national indigène et nôtre est le futur de nos peuples. Le 18 août 2013.  Au Cideci-Unitierra, San Cristóbal de Las Casas (Chiapas). Pour la reconstitution intégrale de nos peuples Jamais plus un Mexique sans nous Congrès national indigène NB : pour la transcription des noms des tribus, nations et peuples indigènes, toujours problématique et controversée, on a décidé de ne pas chercher à se montrer plus indien que le CNI et on a repris l’orthographe du texte original (NdT). Traduit par El Viejo le 21 août 2013. ---------------------------------------------------------- De retour du CNI, un des participants, son frère et un voisin viennent  d'être séquestrés. 22 août 2013 – Ce matin un groupe de pistoleros a débarqué dans la maison de l’indigène nahua Gaudencio Mancilla, opposant aux entreprises minières dans l’Etat de Jalisco, l’emmenant lui et deux autres personnes, qui sont jusqu’à présent portées disparues. Depuis un moment les entreprises minières qui saccagent la région organisent des groupes de pistoleros agissant contre la population résistant au saccage.  Gaudencio Mancilla venait à peine de rentrer de la chaire « Tata Juan Chávez Alonso", qui eut lieu les 17 et 18 août à San Cristobal de Las Casas, convoqué par le Congrès National Indigène et l’EZLN. Ce 17 août à peine, don Gaudencio lançait un appel durant la chaire : « pour cela nous vous remercions tous les frères et sœurs du Congrès National Indigène, et soyons attentifs. Pourquoi attentifs ? Parce que cela va continuer, et peut-être même que la communauté va se risquer à stopper les mineurs et on ne sait pas qui va y passer ». A l’aube, à bord de cinq camionettes, un groupe de pistoleros non identifiés débarqua dans la maison de Gaudencio Mancilla Roblada située dans l’ejido de La Guayaba. Gaudencia est le leader du conseil des Anciens de la communauté Nahua d’Ayotitlán, située dans la Sierra de Manantlán, dans la municipalité de Cuautitlán, Jalisco. Sortit sous les coups de chez lui, il se trouve aujourd’hui disparu tout comme son frère Bonifacio Mancilla Roblada, et Gerónimo Flores Elías, voisin de la communauté de Tierras Negras. Les disparitions eurent lieu malgré le fait que don Gaudencio Mancilla comptait déjà une protection judiciaire délivrée par la Commission Etatique des Droits Humains de Jalisco (CEDHJ). En octobre 2012 à peine, Celedonio Monroy, un autre membre du conseil des anciens fut privé de liberté et est toujours aujourd’hui porté disparu. En juillet dernier, un commando avait débarqué de la même manière dans la maison de Gaudencio, mais cette fois-là il avait pu s’échapper en courant jusqu’à la montagne. Don Gaudencio était un opposant majeur à la coupe clandestine des arbres et aux mines opérant illégalement au sein de sa communauté. Le Consortium minier Peña Colorada est une des entreprises minières qui ont à plusieurs reprises procédé à des agressions contre les communautés nahuas et otomíes de la región, provoquant un conflit que recouvre des territoires situées sur les Etats de Jalisco et de Colima. Un pré de 810 hectares donné en concession à l’entreprise est un des centres du conflit.  L’exploitation au sein de ce pré a généré la contamination et la perte des source d’eau de la zone, ainsi que le blocage des chemins. Différentes communautés nahuas et otomies des environs de la zone ont été affectées : El Mameyito, San Antonio, Changavilán, Las Maderas, Rancho Quemado, Los Potros, Puertecito de las Parotas et La Piedra, dont les populations ont été partiellement déplacées durant les dernières années. Le compagnon nahua Gaudencio Mancilla venait de participer cette fin de semaine à la chaire “Tata Juan Chávez Alonso” (convoquée par l’EZLN), ainsi qu’à la réorganisation du Congrès National Indigène. Durant sa participation le samedi, il a expliqué la gravité de la situation de sa communauté et a mentionné le harcèlement dont ils étaient victimes. « Mon nom est Gaudencio Mancilla Roblada, je suis le représentant légal du conseil des Anciens de la communauté indigène d'Ayotitlán, municipalité de Cuautitlán Jalisco México. Le conseil des anciens et la communauté indigène d'Ayotitlán ont dû souffrir la dépossession de leurs terres et de leurs territoires, de leurs rivières et de leurs eaux. Avant il y avait une entreprise d’exploitation de bois, la communauté a dû les virer. Et maintenant vient l’entreprise Peña Colorada, une mine qui s’empare des ressources, sans autorisation de la communauté. Aujourd’hui arrivent un tas de mineurs, qui aujourd’hui oui, roulent des mécaniques, maintenant avec le pistolet à la main, ils veulent et ils volent le matériel rocailleux des mines. Ils font quoi ? ils font quoi ces gens ? Ils en finissent avec l’eau, avec les ressources naturelles que sont le bois, et tout le reste, par la force… comapñeros. Et donc maintenant la communauté indigène d’Ayotitlán souffre beaucoup de cela, parce que maintenant on ne peut plus faire des recours, on ne peut plus arrêter les mines. Mais aujourd’hui ils arrivent chez moi, et ils me disent… moi ils m’ont pas attrapé, mais ils disent à ma famille : bon on vient pour parler à votre mari, on veut exploiter les mines, les mines vont être exploitées, ils donnent beaucoup d’argent et on va le faire. Mais celui qui tente d’arrêter un camion ou bien les mines, vous allez jamais le revoir. Mais pour cela nous vous remercions tous les frères et sœurs du Congrès National Indigène, et soyons attentifs. Pourquoi attentifs ? Parce que cela va continuer, et peut-être même que la communauté va se risquer à stopper les mineurs et on ne sait pas qui va y passer. Mais oui, je remercie tous les frères du CNI dont on est partie, ainsi que tous les frères zapatistes.» (Fragments de la participation de Gaudencio Manilla du conseil des anciens de la communauté Nahua de Ayotitlán, Jalisco durant la chaire itinérante "Tata Juan Chávez Alonso" au CIDECI-Unitierra à San Cristóbal de las Casas, Chiapas le 17 août 2013.) En espagnol: - audio enregistré durant la chaire: http://www.megafono.lunasexta.org/sites/default/files/20130817GaudencioMancilla-PuebloNahua-ConsejodeMayoresdeAyotitlanB.mp3 - article dans la revue Proceso le 8 juin dernier: http://www.proceso.com.mx/?p=344273 - pétition en ligne du 24 juin dernier: http://www.conflictosmineros.net/contenidos/23-mexico/13523-accion-urgente-para-detener-al-consorcio-minero-pena-colorada-13523 --- article origninal: http://www.megafono.lunasexta.org/node/2050 traduit par Siete nubes. note: l'entreprise minière Peña Colorada appartient au groupe Ternium-Mittal. Ternium est aussi impliqué dans les conflits récents à L'Aquila, Michoacan, qui ont vu la création d'une police communautaire en réaction aux exactions de l'entreprise minière, police communautaire dont une vingtaine de membres ont été arrêtés par l'armée il y a moins d'une semaine. ------------------------------------------------- Précisions sur l'implantation d'un parc éolien autour de l'isthme de Tehuantepec Depuis plus d'un an les peuples habitant l'isthme de Tehuantepec dans l'état de Oaxaca, dans le sud du Mexique, s'organisent et font face suite à l'imposition d'un parc éolien de la multinationale GAS NATURAL FENOSA. Menacé d'expulsion des terres communales, ces gens se sont organisés pour se défendre et tenter de préserver leur territoire. Suite à de nombreuses menaces, agressions, enfermements et assassinat le peuple reste en lutte. Un documentaire "somos viento" retrace l'histoire de cette lutte et permet d'en apprendre plus sur les mode d'expulsion des communautés indigènes par des multinationales. Il est téléchargeable gratuitement en français sous titré à l'adresse suivante : http://somosvientodocumental.wordpress.com/otros-idiomas-other-languages/ N'hésitez pas à diffuser ce documentaire de 35 minute. Je vous fait par ci-joint du dernier communiqué de l'Assemblé Populaire du Peuple Juchiteco expliquant les dernières agression de la multinationale. On vus rappel que HECTOR REGALADO JIMENEZ à été ASSASSINE par des hommes de main de GAS NATURAL FENOSA il y a à peine un mois. L'entreprise GAS NATURAL FENOSA est implanté dans de nombreux pays dont la France.  Voici leur site internet http://www.gasnaturalfenosa.com.  Il est important de montrer la face caché des entreprises qui nous parlent d'énergie renouvelable et propre. L'expulsion de communauté, l'agression permanente et l'assassinat n'a rien de propre ni de vert ni rien de justifiable. Vous pouvez trouver plus de renseignement sur le site de l'Asamblea Popular del Pueblo Juchiteco http://tierrayterritorio.wordpress.com ------------------------------------------------- IN MEMORIAM Intervention de Juan Chavez durant la "Journée Internationale de Solidarité Des Peuples Indiens Des Amériques", Le 11 octobre 2008 JUAN CHAVEZ (Purépécha du Mexique) Paysan et maître d'école dans la communauté de Nurio, dans le Michoacan, à l'ouest de la ville de Mexico. Il appartient à la nation P'urhépecha, dont la langue est l'une des soixante deux encore parlées dans le Mexique aujourd'hui. Porte-Parole de sa communauté, membre du Congrès National Indigène (CNI) -------------- Nous avons toujours essayé de préserver nos connaissances en terme d’environnement dans le cadre du respect de la Terre Mère. Mais dans les années 50/60, les gouvernements néo libéraux et capitalistes ont commencé à introduire les engrais chimiques et les pesticides contaminant la ville, l’eau, l’air et agressant la nature. La mécanisation a été introduite à cette époque, avec une technologie qui n’était pas appropriée aux sols ; cela a changé la richesse et l’équilibre des nutriments de la nature. Les sols se sont appauvris, les lacs ont commencé à s’assécher, les rivières ont été détournées. Les années 70/80 ont vu se développer de grands projets d’entreprises industrielles, d’hôtels, de restaurants ou encore de golfs…. Le président Salinas réforma dans les années 90, l’article 27 (réforme des terres collectives : droit à la terre comme propriété sociale, privatisation en en faisant un droit individuel ) de la constitution mexicaine et signa le traité de libre échange entre le Canada, les Etats Unis et le Mexique. C’est là que l’on mit en place de grands plans d’infrastructure, de grands mégas projets, comme les puebla-panamà, le plan Colombie, le plan Alena…. et récemment celui qui conforte la soumission de l’armée mexicaine à celle des Etats-Unis. En Basse Californie, un parc éolien industriel a été donné en concession aux entreprises multinationales espagnoles. Des mégas projets de voies rapides sur tout le territoire, du nord jusqu’au pacifique, ont été adoptés, au service des capitalistes nord américains, pour le transport des marchandises depuis l’est des Etats Unis vers le plus grand marché du monde, de plus de 250 millions de consommateurs, le marché asiatique. Le président Salinas, le président actuel Calderon privatisent et donnent en concession les minéraux, aux entreprises canadiennes ou européennes, de l’Inde ou de Chine. Ils exploitent les minéraux à fleur de terre avec de la dynamite ou du cyanure. De cette façon, ils contaminent l’eau, la terre, la nature et l’environnement. Ils s’approprient de grandes surfaces, de grandes extensions de terre qui appartiennent aux nations, aux peuples et aux tribus indiennes, en les déclarant hypocritement " aires naturelles protégées " mais en les bradant en réalité aux multinationales. Toutes ces politiques, sont des politiques de mort, pas seulement pour le peuple du Mexique. Ils provoquent de grandes migrations, cela octroie certes quelques emplois, mais pour très peu d’élus. La majorité des travailleurs indiens, des ouvriers, des femmes et des jeunes qui vivent dans les villes sont au chômage et migrent en masse vers les Etats Unis.  Cette politique de répression s’applique sur tout le continent et dans toute l’Amérique Latine, de la terre de feu, jusqu’à l’île de la tortue. Elle vaut aussi en Asie, en Afrique, en Océanie, où d’un côté il y a des richesses, et de l’autre une extrême pauvreté. Des résistances existent, par exemple dans cette autre France, celle que nous avons pu rencontrer, avec des jeunes qui luttent pour récupérer la terre, ou pour obtenir le droit au logement, pour rétablir les cultures biologiques, organiques, où ils utilisent des semences, des graines naturelles, où ils recherchent un projet de vie, comme ces coopératives pour produire des aliments sains, mais sans ou avec très peu d’appui des gouvernements. C’est le cas de nos frères paysans qui luttent contre les OGM, qui sont emprisonnés et doivent payer des amendes de 250 000 euros. Partout, des luttes s’organisent pour un monde meilleur, contre Monsanto par exemple, le leader mondial de l’OGM et de ses produits empoisonnés ! Au Mexique, le traître président Calderon, a élaboré une loi, soit disant pour la protection des semences, mais cette pseudo loi est dictée par Monsanto, dont le but n’est que de favoriser cette multinationale en achetant et brevetant les semences des peuples indiens. Ces lois sont scandaleuses et criminelles pour tous les peuples du monde. Elles attentent à la souveraineté alimentaire et nous soumettent à la dépendance des multinationales, qui fixent les prix des aliments " empoisonnés " que nous devrons payer sans autre choix. Il y a aussi le problème des centrales nucléaires qui se construisent dans le monde, les expérimentations, les essais dans les océans, où les décharges de résidus nucléaires, qu’ils entreposent dans les déserts. Le président des Etats Unis et le gouverneur au nord du Mexique se sont mis d’accord pour installer une décharge dans le désert au nord du Mexique, sans tenir compte de la biodiversité existante. Face à cette situation, les peuples indiens, les nations et les tribus qui sont adhérents à la 6ème déclaration de la forêt Lacandone, les Zapatistes, et d’autres organisations, des jeunes, des travailleurs, des artistes, des hommes et des femmes humanistes, nous luttons pour un nouveau projet des nations, pour une nouvelle constitution, pour un projet de vie, et non de mort. C’est cela que je voulais partager avec vous, c’est de cela que nous avons parlé avec les différents collectifs et organisations que l’on a pu rencontré ici en France. Pour que l’on puisse construire ensemble un autre monde pour tous, pour que la planète Terre continue d’exister, pour que la Terre Mère continue d’exister, pour que la vie continue d’exister, les poissons, la nature et toutes les espèces qui la peuplent, en respectant toutes les formes de lutte et d’organisations. Nous devons faire l’effort de rassembler nos cœurs, pour unir nos paroles, construire un accord, un projet pour un nouveau monde, pour l’humanité contre le néo libéralisme et rejeter le capitalisme à outrance, s’en débarrasser pour qu’il n’attente plus à la vie, à la nature……pour que l’avenir des enfants, des jeunes, des femmes et des hommes soit un futur du bien être, de santé, du respect, de démocratie, de liberté et de justice…..et pour les peuples et tribus du Mexique, que les lois du Président Felipe Calderon, restent lettre morte, c’est ce qu’ont souhaité et déclaré les peuples d’Amérique dans leurs différentes réunions et sessions dont la première avait lieu à Vicam, état de Sonora. Pour les indiens, tribus et peuples du Mexique, la loi suprême reste les accords de San Andrés.