[IACAM !]30 août 2016 : Grosse journée à Marseille contre la répression Face à la loi travail, son système et sa justice : SOLIDARITE MAXIMALE !

From : iacam@... , the 23rd August 2016 21:14
  • 2016-08-23 21:14:23 — iacam@... - [IACAM !]30 août 2016 : Grosse journée à Marseille contre la répression Face à la loi travail, son système et sa justice : SOLIDARITE MAXIMALE !

Ce 30 avril, plusieurs personnes ayant participé aux mobilisations de la  première moitié de l’année contre la Loi Travail et le monde qu’elle  traîne avec elle passeront en procès dès 8h15, notamment suite à la  manifestation du 28 avril. Rassemblement devant le tribunal et journée  de solidarité pour continuer à s’organiser et à lutter ensemble. Le 28 avril 2016, après presque deux mois d’effervescence sociale  déclenchée par la loi travail et le monde qui l’a produit, une  manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes s’est  déroulée à Marseille. Suite à celle intersyndicale, une manifestation  sauvage de plusieurs milliers de personnes a continué d’arpenter les  rues vers un objectif représentant un blocage économique et contribuant  à augmenter la conflictualité visant un rapport de force. Il s’agit de  l’envahissement par plusieurs centaines de personnes des voies ferrées  qui partent de la gare Saint Charles. Avec ses cinq-six heures de  perturbations qui venaient se rajouter à la grève de cheminots, ce fut  l’action la plus forte menée sur Marseille pendant cette agitation  sociale qui s’est prolongée jusqu’en juillet. Cette manifestation a été attaquée dès le début par la forte présence  policière et ce pendant plusieurs heures et sur plusieurs kilomètres  faisant ainsi plusieurs dizaines de blessés dont trois graves, ainsi que  cinquante-sept arrestations. Au moins trois week-end aux Baumettes, deux  comparutions immédiates, sept procès, seize comparutions sur  reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) et un grand nombre de  rappel à la loi font suite à cette répression, principalement pour  entrave sur les voies ferrées, mais aussi pour dégradation, violence sur  agent et refus de signalétique. Des peines de plusieurs mois de prison  ferme sont déjà tombées, ainsi que des grosses amendes. Le 30 août à 8h30 aura lieu au tribunal de Marseille deux de ces procès,  l’un pour entrave sur les voies SNCF, l’autre pour entrave accompagnée  de violence sur agent. Un appel à soutien (physique, politique,  financier...) et à rassemblement sont lancés. Se solidariser face à la  justice est important et fait partie intégrante des combats menés. Il  s’agit de ne pas rester isoler, de se faire écraser le moins possible,  de s’entraider en cas de condamnation. Le 30 août, c’est en somme une  des suites de l’action du 28 avril. Il tombe donc sous le sens de se  déplacer massivement au tribunal après s’être délacés sur les voies  quelques mois plutôt. D’autres procès (et appels à rassemblement) sont à venir, notamment le  31 août pour une personne accusée d’avoir outragé un policier suite à la  contestation provoquée par la venue du ministre Cazeneuve le 04 juillet  ; il y a aussi le 20 septembre pour l’entrave du 28 avril et refus de  signalétique pour une personne. D’autres dates devraient aussi  malheureusement se faire jour pour au moins une quinzaine de personnes  venant de lycées de Marseille et arrêtées pendant les diverses manifs et  actions menées à partir du 9 mars. Et une grosse quinzaine de CRPC pour  l’entrave du 28 avril sont prévues en janvier/février 2017. Les mésaventures répressives de certaines personnes en luttes contre des  licenciements massifs à Good Year (24 mois de prison dont 9 ferme pour 8  personnes) et à Air France (5 licenciements et procès pour violence les  27-28/09/16), ou encore de gens passant les frontières et rendues  illégales, sont le parfait exemple de la généralisation de cette  répression qui s’accroît de plus en plus ces derniers temps avec ces  mauvais jours que l’on nous promet. Cette répression n’est pas surprenante car, quand on s’attaque à l’état  et les lois oppressives qu’il promulgue, il est logique qu’il riposte  violemment par le biais de sa police et de sa justice pour tenter de  briser toute tentative de révolte, fut-elle partielle. Les  affrontements, les occupations, les manifestations, les blocages, les  assemblées, les sabotages, les grèves, les actions, les destructions...  de 1789, 1848, 1871, 1936, ou encore de 1968, ça fait bien dans les  livres d’Histoire pour légitimer un système autoritariste – qui fait le  bonheur d’une classe sociale ne représentant mondialement qu’une poignée  de personnes – en prétendant qu’il est une démocratie. Mais gare aux  personnes qui participent à ce genre d’événement dans le présent – en  attendant une gloire posthume, c’est la prison, voir la mort qui peut  les attendre, la répression dans tout les cas. LOI, TRAVAIL : RETRAIT DES DEUX !!! Liberté pour les prisonniers du mouvement et de la lutte des classes 8H15 : RASSEMBLEMENT AU TRIBUNAL D’INSTANCE, 6, rue Emile Pollak, 13006  – métro 1 Estrangin 8h45 : Petit dej’ sur place, table de presse ; musique acoustique,  chants tout au long de la matinée 12h/13h : Apéro et auberge espagnole en soutien (à La Plaine si le  procès est terminé) Après manger : Discussion "S’organiser face à la justice sur Marseille  (et ailleurs), quelles perspectives pratiques ?" sur le lieu du repas 19h30 : Soirée en soutien aux personnes qui s’organisent contre ce  système et qui se font réprimer par l’état. Mix avec Djs, repas et table  de presse à la Salle Gueule – 8, rue d’Italie, 13006 Médias de l’état et du capital malvenus.