[IACAM !]Procès en appel de l'incendie du centre de rétention de vincennes (oct-nov)

From : iacam@... , the 22nd September 2011 13:38
  • 2011-09-22 13:38:54 — iacam@... - [IACAM !]Procès en appel de l'incendie du centre de rétention de vincennes (oct-nov)

http://nantes.indymedia.org/article/24384 INCENDIE DU CENTRE DE RÉTENTION DE VINCENNES le procès en appel    (AFFICHE ET TEXTE EN PJ) Le 21 juin 2008, Salem Souli, un sans-papiers enfermé au centre de    rétention de Vincennes, meurt faute de soin. Le lendemain une révolte    éclate qui réduit en cendres la plus grande prison pour sans-papiers    de France. Cette révolte fait suite à plusieurs mois de lutte à    l’intérieur (grèves de la faim, refus d’être comptés, manifestations,    départs de feu…). Par la suite, 10 personnes parmi les 270 retenues    dans le centre au moment de l’incendie sont arrêtées et emprisonnées    pendant plusieurs mois avant d’être jugées. Elles sont condamnées en    mars 2010 à des peines allant de 8 mois à 3 ans de prison ferme. Elles     font alors appel de cette décision. Un nouveau procès aura lieu à    partir du jeudi 6 octobre 2011. En attendant, leur liberté est à la    merci de la machine judiciaire. En première instance, le procès s'est déroulé entre personnes de    connivence, juges, avocats de l'État, procureur. Toutes les demandes    d'informations complémentaires ayant été rejetées, les avocats des mis     en examen ont estimé que les droits de la défense n'étaient pas    garantis et se sont retirés. Là encore, lors des audiences    préliminaires du procès en appel, la majeure partie de ces demandes,    telles celle concernant la mort de Salem Souli, ont été refusées. Sans doute s'agit-il de faire payer cette petite bouffée d'air grâce à     laquelle, durant l'été 2008, plusieurs centaines de personnes    sans-papiers ont échappé à l'expulsion et à l'enfermement. En effet    280 places de rétention en moins c'est concrètement moins de rafles et     d'arrestations. Pour expulser toujours plus, l'État a besoin de toujours plus de    places en centre de rétention : au début des années 2000, un programme     de construction de nouveaux centres partout en France a permis de    multiplier le nombre de places. Ainsi, le 1er août dernier a ouvert au     Mesnil-Amelot le plus grand centre de rétention de France, où 240    personnes pourront être enfermées. Avec ce programme de construction,    l'État s'est donné les moyens d'allonger la durée d'enfermement : avec     la loi Besson entrée en vigueur en juillet 2011, le temps de   rétention  est passé de 32 à 45 jours, ce qui laisse plus de temps aux     préfectures pour organiser les expulsions; plus de temps à attendre,     enfermé, puni pour ne pas avoir les bons papiers. Mais l'incendie du centre de Vincennes n'est pas un cas isolé ni    exceptionnel. Entre les murs de ces centres ont lieu chaque jour des    actes de résistances individuels ou collectifs, des révoltes, qui    parviennent parfois à entraver la bonne marche des expulsions. Ainsi,    en mars 2011, le centre de rétention du Canet à Marseille a    partiellement brûlé et est resté fermé pendant plusieurs mois. En    juillet dernier, 5 départs de feu simultanés se sont déclarés au    centre de Lyon Saint-Exupéry, entraînant sa fermeture. Pour chacune des révoltes nuisant à l'un des rouages de la machine à    expulser, l'État doit trouver des coupables. Ainsi à Bordeaux, 2    personnes purgent une peine de 3 et 5 ans, à Marseille, 4 personnes    ont été incarcérées et à Lyon, 4 personnes sont actuellement en    attente de leurs procès derrière les barreaux. Pour tenter d'endiguer ces révoltes, l'architecture des nouveaux    centres a été conçue pour faciliter l'isolement et la surveillance des     personnes enfermées (petites unités, nombreuses caméras...). Mais    quelle que soit la forme que prend la prison, la volonté de ceux et    celles qui y sont enfermés sera toujours d'en sortir. Le procès en appel de l'incendie du centre de rétention de Vincennes    aura donc lieu tous les jeudis et vendredis après-midi du 6 octobre au     4 novembre 2011. Ce procès sera sans doute anodin pour la justice mais, les personnes    qui comparaîtront y risqueront, elles, leur liberté. Pour nous, ce    doit être l'occasion de montrer notre solidarité, mais aussi de    rappeler le rôle des centres de rétention, des frontières, des    prisons, et la nécessité de les faire disparaître. Relaxe des inculpés ! Fermeture des centres de rétention ! Liberté pour tous et toutes ! Cour d'appel de Paris, Pôle 2, chambre 9 Collectif de solidarité avec les inculpés de Vincennes liberte-sans-retenue@... ----- Fin du message transféré ----- ---------------------------------------------------------------- This message was sent using IMP, the Internet Messaging Program.