[IACAM !]Programme de La Rétive - Décembre 2013

From : iacam@... , the 29th November 2013 13:47
  • 2013-11-29 13:47:03 — iacam@... - [IACAM !]Programme de La Rétive - Décembre 2013

Programme de la Rétive - Décembre 2013 6 déc. : Ciné-club René Bousquet ou le grand arrangement de L. Heynemann, 19h auberge espagnole, 20h projection 8 déc. : Cantine d’hiver (dès 13h) 15 déc. : Aprés-midi et soirée jeux (dès 15h) 22 déc. : Réunion mensuelle de la Rétive (14h) 27 déc. : Permanence du collectif Exploités énervés (19h) 28 déc. & 29 déc. Cycle western : El Dorado, de Howard Hawks; El Chuncho, de Damiano Damian ; l était une fois dans l’Ouest, de Sergio Leone & L’Homme qui tua Liberty Valance, de John Ford 6 déc. : René Bousquet ou le Grand Arrangement, Laurent Heynemann, 2006 (1h39min) Ciné-club - 19h auberge espagnole, 20h projection Ancien haut fonctionnaire vichyste, à la tête de la police française, René Bousquet est reconverti après guerre dans la haute finance et mène une paisible existence bourgeoise. Le passé le rattrape pourtant, un jour de 1978, lorsqu’un hebdomadaire l’accuse d’être le principal organisateur de la rafle du Vel’d’Hiv’. Commencent alors pour lui quinze années durant lesquelles il va  organiser sa défense. Il peut compter sur le soutien de sa famille et sur un réseau de relations économiques et politiques. Peu à peu va apparaître toute l’ambiguïté des compromis et des «arrangements» qu’au nom de la réconciliation nationale, la quasi totalité des forces politiques ont passés à la Libération. Samedi 28 et dimanche 29 décembre : Entre légende et réalité... Session western ! Le western est né au 19ème siècle du mythe de l'Ouest : terre étrangère, lieu de rêve et de liberté à conquérir. Il est le récit d'aventure qui fait publicité pour les futurs émigrants européens qui pourront s'installer et prospérer. Justifiant l'impérialisme et l'expansionnisme de l'homme blanc, créateur d'un nouveau monde face à des Indiens sauvages et incapables, le western est le genre dans lequel les Américains ont reconnu leur idéal de conquête. Dans le cadre de l'Amérique des pionniers, entre 1860 et 1890, il raconte la quête d'un individu ou d'une communauté. Avec l'industrie hollywoodienne, cette histoire va connaître de nombreuses variantes dans un même schéma entre « bons et méchants ». Mais dans les faits, pour beaucoup d'immigrants, la conquête de l'Ouest signifia désillusion et exploitation ; pour les Indiens, extermination et camp d'internement. Aussi, selon l'époque et les auteurs, beaucoup de films du genre western proposent d'autres interprétations quant à l'Histoire et aux valeurs prônées par la légende de l'Ouest. Les westerns classiques de Ford et Hawks par exemple, montrent des guerriers indiens dignes et valeureux, et le mythe américain est compromis par la cupidité, la vengeance ou la mégalomanie de beaucoup d'autres hommes. La diffusion des témoignages sur la violence de l'extermination des indiens et l'exploitation des pionniers pauvres pose le doute sur la légitimité de la conquête de l'Ouest. Face à la guerre de Corée puis du Vietnam, des westerns « réfléchissent » sur la violence constitutive de l'Amérique... avant de sombrer dans le désenchantement total. Incarnant la « fin de l'Ouest », le western crépusculaire met en scène une violence exaltée, délaisse l'héroïsme des cow-boys classiques pour des personnages ambivalents. Les valeurs morales sont bafouées, assumant que l'histoire de l'Amérique s'est accompagnée de violences, de conflits raciaux et ethniques, d'un génocide, de perturbations de l'équilibre naturel et de brusques bouleversements imposés par des capitaux lointains.  En Europe dans les années 60, les westerns « spaghetti », « zapata » et « fayot » font survivre le genre tout en  voulant « l'abîmer ». Souvent par la caricature, ils expriment une nouvelle critique politique et sociale : illustrations violentes de la morale du libéralisme économique  - « pour survivre, pas de pitié pour le faible » -  ; analyses politiques ancrées dans la révolution mexicaine ; réflexions sur la violence, la révolution et le prolétariat... Tout y passe et personne n'est épargné ! Riche et exaltant, drôle et violent, toujours captivant, le genre western, né de misère, a produit des splendeurs ! Pour partager ce plaisir nous vous proposons quelques-uns de nos coups de cœur...et des casse-croûte concoctés par nos soins...tacos et fayots pour tout le monde ! Samedi 28 décembre : -18h : Ouverture des portes -19h : El Dorado, de Howard Hawks, 1966, USA en VOSTFR, 2h06 min En arrivant à El Dorado, l'aventurier Cole Thornton retrouve un ancien ami, JP Harrah, aujourd'hui shérif de la ville. Engagé par un riche propriétaire terrien, Thornton renonce à son travail quand Harrah lui apprend que son nouvel employeur est un petit tyran, qui cherche à s'emparer des terres d'un brave fermier, Kevin McDonald... Petit bijou d'humour, El Dorado nous propose de suivre les tribulations de deux amis, héros sur le retour ayant perdu un peu de leur superbe. Vision de l’Ouest relativement adoucie, laissant ses mythes vieillir doucement, la béquille sous le bras, mais toujours prêts à bondir en cas de grabuge. 21h : Repas, Fayots & Tacos 22h : El Chuncho, de Damiano Damiani, 1966, Italie en VOSTFR, 2h15 min Au Mexique, pendant la période de la révolution (1910-1912), El Chuncho, bandit et rebelle révolutionnaire, attaque, avec ses troupes, un train de l'armée régulière dans lequel voyage un jeune dandy américain. Le yankee se joint aux guérilleros et se lie d'amitié avec El Chuncho. Mais les apparences sont parfois trompeuses... À travers les raids menés par ce groupe de guerilleros, on voit émerger les contradictions entre un idéal révolutionnaire et les intérêts individuels des protagonistes. Dimanche 29 décembre 14h : Ouverture des portes 15h : Il était une fois dans l'Ouest, de Sergio Leone, 1968, Italie en VOSTFR, 2h40 min. Et...musique de Morricone bien sur ! Sur un quai de gare désert, trois hommes armés attendent un voyageur, un énigmatique joueur d'harmonica... Poursuivant une vengeance personnelle, ce personnage sans nom croise l'histoire de JillMcBain, ancienne prostituée dont la propriété héritée fait des envieux... Alors que la révolution industrielle gagne le Far West : les « anciens » hommes - tueurs à gages ou bandits romantiques-  sont dépassés par ce nouveau monde dans lequel l'argent est la nouvelle arme. 18h : L'Homme qui tua Liberty Valance, de John Ford, 1962, USA en VOSTFR, 2h03 min Un sénateur débarque incognito à Shinbone pour assister à l’enterrement d’un mystérieux inconnu : Tom Doniphon. Pressé par les journalistes d’éclaircir les lecteurs sur ce Doniphon, le sénateur Ransom Stoddard revient avec émotion sur les événements qui firent sa carrière des années auparavant, lorsqu’il essaya de débarrasser Shinbone d’un dangereux gangster : Liberty Valance... Construit autour d'un long flash-back, L'Homme qui tua Liberty Valance  est un portrait crépusculaire des États-Unis : l’Ouest, tel que le cinéma de Ford nous l’a tant représenté, vit ses derniers instants ; les shérifs peu à peu remplacés par des hommes de loi, les colts par des livres de droit, la diligence par le chemin de fer. Humour et grande intensité, L'Homme qui tua Liberty Valance nous invite à méditer sur une Histoire où les héros ne sont pas forcément ceux que l'on croit. Permanences biblio, tous les mercredis et samedis après-midi, de 14h à 19h Programme en pdf : https://lists.riseup.net/www/d_read/laretive-infos/ProgrammeDec2013.pdf laretive-at-riseup.net La Rétive - 42, rue du faubourg d'Auvergne - 30100 Alès