[IACAM !] De nouvelles mesures pour nous pourrir la vie

From : iacam@... , the 20th October 2011 20:18
  • 2011-10-20 20:18:54 — iacam@... - [IACAM !] De nouvelles mesures pour nous pourrir la vie

*L'obligation de travailler pour des miettes *Le rapport Daubresse^1 organise la mise au travail forcé des RSAstes à  raison de 7h par semaine, sous peine de radiation. Ce nouveau contrat  nous oblige à accepter n'importe quel boulot payé des miettes, pour  130EUR en plus du RSA par mois, équivalant à bosser pour 4,6EUR de  l'heure. Cela nous met en concurrence avec les salariés : quel intérêt  pour un patron d'embaucher aux conditions d'exploitation habituelles  alors qu'on lui sert sur un plateau une main-d'oeuvre quasi gratuite et  cofinancée à 88% par l'État ? *Lutte contre la fraude *Le second volet de ce rapport consiste au renforcement de la « lutte  contre la fraude ». Très en vogue en ce moment, elle désigne à la  vindicte les soi-disant profiteurs, responsables de la dette publique^2  . Tous les allocataires devront avoir une carte électronique qui  regroupera les données sur leurs aides sociales. De plus, le Répertoire  national commun de la protection sociale (RNCPS) recoupe les  informations de différents services (CAF, CPAM, MSA, Trésor public,  opérateurs téléphoniques, banques, EDF, commerçants, etc...) au prétexte  de détecter plus facilement les incohérences et omissions dans les  déclarations, et de cibler les fraudeurs potentiels. Toucher des « trop  perçus » en connaissance de cause ou sans s'en rendre compte ne permet  de toute façon pas de remplir le frigo à la fin du mois. La lutte contre  la fraude permet surtout de renforcer le flicage, d'augmenter le nombre  de radiations, et accessoirement de réaliser quelques économies toujours  sur le dos des mêmes... *Les équipes pluridisciplinaires* Dans le même esprit, le conseil général du Gard, département pilote,  teste une nouvelle mesure: des bénéficiaires du RSA vont participer à  des « équipes pluri-disciplinaires ». Dans une ambiance décontractée,  chacun pourra « prendre des responsabilités, comme les professionnels ».  En fait, il s'agit de « réduire, suspendre et réorienter » les  allocations des autres. Ceux qui accepteront de mettre les autres dans  la merde le feront « anonymement et en toute confidentialité ». Ils  devront radier leurs voisins, leur entourage, et pourquoi pas  « étudier » leur propre dossier ! L'intégration des allocataires aux  mesures répressives vise à rendre les radiations acceptables. Dans une  ville ou nous sommes plus de 30% à être sans emploi, le conseil général  compte bien attiser, en nous montant les uns contre les autres, la  guerre de tous contre tous. Le monde entier est en pleine restructuration économique et sociale, qui  nous oblige à toujours plus de sacrifices, de serrage de ceinture ; qui  exige de tout un chacun de se mobiliser pour contribuer au « sauvetage  de l'économie ». Pour réaliser toujours plus de bénéfices, il faut  réduire le coût de la main-d'oeuvre. Cela passe notamment par la remise  en cause généralisée, dans les pays où ils existent, des minimas  sociaux, allocations, retraites, sécurité sociale, etc..., que l'on  appelle le « salaire indirect ». Elle permet de réaliser des économies  sur le dos des travailleurs et de tous les pauvres. Et indirectement  elle développe un travail toujours moins bien rémunéré, tirant vers le  bas l'ensemble des conditions de travail. Ne nous laissons pas faire. Refusons les restrictions, les radiations,  empêchons la mise en place des équipes pluridisciplinaires. Agir  collectivement permet d'être plus fort face aux administrations, aux  propriétaires, aux huissiers, aux patrons... Sur Alès, il existe aussi un collectif qui s'organise dans ce sens,  n'hésitez pas à venir nous rencontrer et en discuter ! *Le collectif Exploités-Énervés se réunira le jeudi 10 novembre, à  partir de 18h30, * *au « Café des Fleurs, bar-brocante », en face de la gare d'Alès, vous y  êtes les bienvenus. * *Ensuite, permanence tous les 2^emes vendredi du mois. *  1.     /Mission présidentielle sur l'amélioration du rSa et le renforcement     de son volet insertion, /remis au président en Août 2011.  2.     La fraude aux prestations sociales, en France, est estimée entre 2 à     3 milliards d'euros. La fraude patronale est estimé à 18 milliards     d'euros.     Le « fond européen de stabilisation économique », en gros l'aide     financière accordé aux banques en est à environ 440 Milliards     d'euros...