[IACAM !]Comment ça nous touche, Fukushima?

From : iacam@... , the 28th February 2012 23:10
  • 2012-02-28 23:10:09 — iacam@... - [IACAM !]Comment ça nous touche, Fukushima?

Comment ça nous touche, Fukushima? Enjeu électoraliste oblige, la question de l’industrie nucléaire tient  le pavé quasi quotidiennement dans les gazettes et autres media qui font  la doxa tapis rouge de celle qu’on appelait il y a peu encore : la pensée unique Dans ce maelström d’écrits le tamis idéologique n’a pas tout filtré,  laissant échapper quelques perles, comme le démantèlement réussi d’une centrale  en Angleterre ; ce qui ne manque pas de jeter l’opprobre sur le génie français, laborieusement empêtré depuis 25 ans dans le démantèlement de   Brennilis – première centrale ratée de l’hexagone.   Heureux les hommes, car par delà les océans un ministre de l’industrie   prend son courage pour fouler le sol de Fukushima, et proclamer,  “gaulois”,   que tout est sous contrôle. Malgré les efforts des photographes à  faire poser son éminence au premier plan des images, son visage reste  méconnaissable, affublé d’un masque à oxygène high-tech dont ne dispose même pas les  ouvriers de Tepco. Emissaire du ridicule ce sinistre nous inspire la honte, en  méprisant à ce point les mobilisations sur le sol japonais, et l’arrêt là bas de  la quasi totalité de la production nucléaire.   Ne soyons pas dupe, il y a fort à croire qu’en homme responsable  déguisé,   c’est le servile commercial de la firme Areva qui est venu déjouer les   périls – un Mox vaut mieux que deux tu l’auras. Tandis qu’au Niger, la population manifeste à Arlit, réclamant à Areva des retards de salaire et l’assainissement des terrains autour de la  mine   d’uranium, les communicants occupent le terrain de la  non-prolifération,   en secouant le vilain spectre d’un Iran barbare. Sans doute la barbarie ne saurait être tolérée ailleurs qu’en  territoire démocrate.   L’industrie nucléaire, où qu’elle se trouve, impose un contrôle  sociétal bien aiguisé. Cette extension morbide des mécanismes capitalistes nous  la   vivons en France, et sans concession. Les candidats aux  présidentielles –   écolo compris -, on tous reconduit la filière ; bien conscients de l’impossibilité à briguer le poste s’ils la remettaient en question. Pantomime discrète des forces en présence.   Il n’empêche, à Bure, en Cotentin, à Fessenheim, dans le sud-est... de nouvelles mobilisations exhalent la vie, démontrant s’il le fallait que   nous n’avons plus peur de la sottise, du cynisme, de la violence  d’Etat.   Car en vérité, nous sommes déjà morts tous les jours au prix de 58  réacteurs. Tu n’as encore rien vu sur ton territoire...   L’aveuglement à la française n’a d’égal que la croyance de son peuple   dans la reconduction d’un président. Démantelons dès aujourd’hui, les japonais nous y encouragent ; car plus que tout ils font la preuve du premier démantèlement nécessaire, celui  du   mensonge et de la propagande, qui ânnonent que c’est impossible.   Rendez-vous le samedi 10 mars à l’Entrepôt (1 Bd Champfleury –  Avignon)   http://avignonmonamour.wordpress.com/ — LE 10 MARS —   11 h – Projection de Récits de Fukushima, Courts métrages d’Alain de  Halleux (2012).         - Pique-nique apéro 14 h – Vidéo-conférences avec le Japon sur la situation quotidienne        Prolongement notamment de liens établis le 14 janvier 16 h – Paroles et questions partagées, échangées, données, reprises... 17 h – Discussion sur les luttes pour le démantèlement de la filière,         en compagnie notamment de militants de Bure (Maison de  résistance contre la poubelle nucléaire)       - Repas 20h30 – Avenir radieux, une fission française – Pièce de Nicolas  Lambert sur l’histoire de la filière en France – P.A.F 6 € 22h30 – Musique bal bistrot avec Sous le Pont .