Une politique deneutralité dans l'Asie troublée

From : info-diplo@... , the 18th October 2012 16:37
  • 2012-10-18 16:37:35 — info-diplo@... - Une politique deneutralité dans l'Asie troublée

____________________________________________________    **  Le Monde diplomatique  **        18 octobre 2012     http://www.monde-diplomatique.fr/ _____________________________________________________ Cambodge, terre de travail et oasis de paix * Une politique de neutralité dans l'Asie troublée  *A partir d'aujourd'hui, et chaque semaine, nous vous proposerons un article tiré de notre base d'archives et qui n'est pas en accès libre. Ces ressources, que nous vous offrons gratuitement, ont un coût. C'est pour cela que  nous vous demandons de contribuer à notre journal par un don.* *Le roi Norodom Sihanouk vient de mourir, le 15 octobre 2012. Il accède au trône en 1941 et va mener le combat pour l'indépendance du Cambodge, qui sera effective en 1953. Après la guerre d'Indochine et avec l'intervention accrue des Etats-Unis dans la région, il cherche à mettre son pays à l'abri des catastrophes qu'il sent venir. Dans un article du « Monde diplomatique » d'octobre 1963, il appelle à une neutralité de la région. Il sera renversé par un coup d'Etat soutenu par Washington en 1970, ce qui entraînera son pays dans la guerre.*   par Norodom Sihanouk   Dans le monde occidental, le neutralisme n'a pas bonne presse. Cependant des écrivains politiques de talent et des journalistes sérieux ont écrit des pages excellentes sur le neutralisme qui rassemble, en partie, les Asiatiques, les Africains et les Latino-Américains, en certaines occasions, à Bandoung, à Belgrade, à Addis-Abéba, et même aux Nations unies. Mais, à de très rares exceptions près, dès qu'ils évoquent le Cambodge et le « neutralisme cambodgien », ils s'égarent dans des spéculations fantaisistes ou malveillantes. Il est évident que notre « neutralisme » n'est pas du modèle standard et aussi que la propagande de Saigon et de Bangkok, soutenue et relayée trop souvent par celle des États-Unis, de l'Australie, du Japon, se charge d'en donner une image très déformée. Aussi, nous accordons des circonstances atténuantes à ceux qui traitent des problèmes cambodgiens « à la sauvette ». * Neutralisme ou neutralité ? Pour éviter de mauvaises interprétations, nous avons toujours préféré qualifier notre ligne politique de neutralité, non de « neutralisme » qui peut impliquer une sorte de choix idéologique et surtout la participation à une action commune pour faire triompher ce choix en d'autres pays. Or le Cambodge, pour sa part, n'a nul désir de faire école, et a pour règle un respect scrupuleux du choix politique des autres pays. Notre neutralité - ou notre non-alignement si l'on préfère - nous fut et nous reste dictée par l'esprit des accords auxquels nous avons souscrit, par les leçons du passé et la géographie, par l'évolution des événements en cette région du monde, enfin par les aspirations profondes de notre peuple. Les accords de Genève de 1954, mettant fin à la guerre du Vietnam, prévoyaient sagement pour les trois pays de l'ex-Indochine une limitation des armements et des effectifs militaires et un contrôle international, c'est-à-dire pratiquement une neutralisation. Mais les États-Unis et le Sud-Vietnam refusèrent de s'engager à respecter ces clauses. On verra par la suite que ce refus avait pour but de permettre aux États-Unis de se constituer une place forte en ce territoire, après en avoir éliminé l'influence de la France, bien entendu. Le peuple cambodgien, pour sa part, ne voulait à aucun prix que son pays devint à nouveau une base militaire pour se transformer ensuite et inévitablement en théâtre d'opérations. Aussi avons-nous signé les accords de Genève de 1954 et les avons-nous scrupuleusement respectés. Le Cambodge a, en effet, tiré la leçon d'une amère expérience qu'il fit, contraint et forcé, de 1945 à 1953. Nous n'avons pas oublié que dès la fin de la dernière guerre mondiale, les forces françaises réoccupèrent le Cambodge, donnant ainsi un alibi au Vietminh pour porter la guerre sur notre territoire, qui devint à la fois une base de ravitaillement français, un champ clos de guérilla franco-vietminh, et enfin un terrain d'essai pour les cadres vietminh venant « aider » les « résistants » khmers (...) Lire la suite de cet article de Norodom Sihanouk : http://www.monde-diplomatique.fr/1963/10/SIHANOUK/25611   _____________________________________________________ Soutenez-nous, faites un don           Le *Diplo* offre une autre manière de voir l'actualité et l'accès à deux années d'archives. Aidez-nous à défendre notre conception du journalisme ! 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