Starbucks et Subway, l'illusion des fast-foods nouvellegénération

From : info-diplo@... , the 11th September 2015 12:35
  • 2015-09-11 12:35:53 — info-diplo@... - Starbucks et Subway, l'illusion des fast-foods nouvellegénération

____________________________________________________    **  Le Monde diplomatique  **        11 septembre 2015    http://www.monde-diplomatique.fr/ _____________________________________________________ Plus que quelques jours pour vous procurer en kiosques le  « Manière de voir » sur l'alimentation -   http://www.monde-diplomatique.fr/mav/142/. En écho à cette publication consacrée aux dessous de la table, Benoît Bréville plongeait le mois dernier dans l'arrière-cuisine de deux géants de la restauration rapide présentés comme différents, l'un éthique et l'autre diététique : Starbucks et Subway. Voici son enquête. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -  Derrière le café éthique et le sandwich diététique * Starbucks et Subway,  l'illusion des fast-foods nouvelle génération par Benoît Bréville Mois après mois, les ventes de McDonald's s'effondrent. Associée à la malbouffe et à l'obésité, la multinationale pâtit également de la concurrence de marques qui se présentent comme différentes : elles proposeraient des aliments naturels, traiteraient leurs employés avec respect, favoriseraient le commerce équitable, etc. Apôtres de ces nouvelles manières de consommer, les chaînes Starbucks et Subway sont parvenues à conquérir la planète.   Coincé entre une banque et une boutique de prêt-à-porter, le restaurant Subway de la porte d'Orléans à Paris affiche complet en ce lundi de juillet. Une dizaine de personnes - un homme pressé, un groupe d'adolescents, une mère avec ses enfants... - attendent au comptoir. Une jeune femme commande *« un "Sub30"* [sandwich de 30 centimètres] *avec dinde, fromage, tomates et cornichon, sauce barbecue »,* tandis que son compagnon choisit une préparation spéciale de la marque, le « Subway Melt ». En moins de quinze minutes, ils ont fini leur repas et quitté le restaurant. Le lieu exigu et étouffant en ce jour de canicule, le brouhaha permanent, la musique techno en arrière-fond et l'éclairage au néon ne donnent guère envie de s'attarder. En remontant l'avenue du Général-Leclerc, après avoir  croisé un Buffalo Grill, un autre Subway, un McDonald's  et un Burger King, on tombe sur la vaste baie vitrée  et le logo en forme de sirène du Starbucks d'Alésia.  Le « salon de café » s'étend sur deux étages climatisés,  dont l'atmosphère tranche avec celle de la sandwicherie.  Des murs aux couleurs chaudes, de la musique jazzy,  des tables en bois et des canapés confortables :  tout est fait pour inciter le client à s'installer  aussi longtemps qu'il le désire. Des prises électriques  sont d'ailleurs disponibles pour brancher son ordinateur  portable. Une personne sur trois passe sa commande  en anglais, et presque toutes portent des vêtements  coûteux. Si chez Subway on trouve des sandwichs copieux  à moins de 3 euros, chez Starbucks on paie  son Frap-puccino (café frappé) plus de 5 euros. Subway et Starbucks. Ces deux géants de la restauration rapide ont débarqué en France respectivement en 2001 et 2004, après avoir tissé leur toile aux Etats-Unis en valorisant chacun une place singulière sur le marché du fast-food. Le premier n'est pas, comme Burger King, une multinationale cotée en Bourse dont les franchises sont souvent détenues par des spéculateurs , mais un réseau de petits entrepreneurs (la « famille Subway ») présentés comme proches de leurs salariés et soucieux de participer au développement de leur communauté. De plus, contrairement à McDonald's et à Kentucky Fried Chicken (KFC), qui servent des aliments saturés en graisses, la sandwicherie propose des produits *« sains »* (...) Lire la suite de cet article de Benoît Bréville :    http://www.monde-diplomatique.fr/53509 _____________________________________________________ *  MANIÈRE DE VOIR  :    « Ce que manger veut dire » Selon une idée largement répandue, il serait impossible  de nourrir toute la planète avec des produits frais  et sains. Aussi faudrait-il s'accommoder  de l'intensification de l'élevage et de l'agriculture,  de l'usage de pesticides et de farines animales,  de la standardisation des denrées, et n'y voir  que des inconvénients nécessaires à la démocratisation  de l'alimentation. Mais la nourriture bon marché  a un coût - social, sanitaire, environnemental -  qui conduit un nombre croissant de citoyens à s'interroger : un autre modèle est-il possible ? *Manière de voir*, « Ce que manger veut dire »  Numéro 142, Août - septembre 2015,  100 pages, 8,50 euros.         Disponible chez les marchands de journaux  et sur notre boutique en ligne :   http://www.monde-diplomatique.fr/t/mdv142id        _____________________________________________________ * Nous contacter Pour toute requête concernant votre abonnement au journal :   abo@monde-diplomatique.fr À propos des commandes passées sur  notre boutique en ligne :    boutique@monde-diplomatique.fr * Votre inscription à cette liste Si vous désirez résilier votre inscription, ou changer d'adresse, rendez-vous à la page : www.monde-diplomatique.fr/info-diplo _____________________________________________________ © Le Monde diplomatique septembre 2015