[Migreurop] Marine I

From : rafalara@... , the 3rd March 2007 08:45
  • 2007-03-03 08:45:04 — rafalara@... - [Migreurop] Marine I

Aunque con un poco de retraso, os adjunto el comunicado de la APDHA sobre el tema del Marine I en Mauritania. La APDHA organizó el día una concentración de protesta ante la delegación del gobierno el pasado día 22 de febrero.... Ahora estamos preparando una denuncia ante el Fiscal General del Estado a la que queremos se sumen otras organizaciones. Un saludo RAFA ------------- Marine I Le gouvernement espagnol responsable de la violation des droits de l´homme -----------------------------------------------   La situation et le désespoir dans lequel se trouvent les passagers du Marine  I démontre la gravité des actions du gouvernement espagnol, qui priorise l'application de ses politiques migratoires hiper-restrictives au lieu de respecter les droits fondamentaux des personnes. Nous croyons que l'action du gouvernement espagnol envers les personnes qui voyageaient dans le navire Marine I a violé la légalité espagnole et internationale ainsi que les droits de l´homme, en utilisant en outre le grossier mécanisme de la fraude à la loi et de l'arbitraire, interdits dans notre ordre juridique. Après être venus au secours du navire, qui se trouvait dans des eaux du Sénégal, conformément à ce qui est établi dans "la Convention Internationale sur la recherche et le sauvetage maritimes (SAR)" de 1979, le reste des prescriptions légales à ce sujet ont été contournées. La convention établit que "quelle que soit la nationalité ou la condition juridique de ces personnes ou les circonstances dans lesquelles elles se trouvent" on devra "leur prêter les premiers soins médicaux ou d'autre type et les transférer à un lieu sûr". Mais cela n'a pas été fait. Le navire a été transféré aux abords de la côte de la Mauritanie, les voyageurs étant restés à bord depuis le 30 janvier jusqu'au 12 février, sans les conditions minimales indispensables, et sans que personne ne monte au navire jusqu'au12 pour les assister, en leur fournissant la nourriture via les brigadiers. Un lieu sûr est un emplacement où l´on considère que les opérations de sauvetage ont fini et où la vie et la sécurité des survivants n´est plus menacée, leurs besoins essentiels pouvant être assurés, jusqu'à leur transfert à destination.  Or la Mauritanie n'a pas signé la convention SAR et est un pays maintes fois dénoncé par la systématique violation des droits de l´homme. Le gouvernement espagnol a envoyé quatre avions (deux d'entre eux militaires) pour les "rapatriements" et quand les voyageurs ont finalement été débarqués, ils ont été fortement surveillés par des policiers espagnols et des forces armées mauritaniennes et ont été enfermés dans un vieux magasin de poisson du port, semblable aux baraques des camps de concentration.   La police espagnole a été chargée de les interroger et de les priver de liberté - bien qu´ils ne se trouvent pas sur le territoire espagnol et qu´ils ne soient pas des citoyens espagnols - et a commencé les gestions pour les faire sortir de la Mauritanie. Indépendamment du fait de porter des armes, rien n´avalise le droit de la police espagnole d´ interroger et de participer à la privation de liberté de ces personnes, ce qui a été fait sans remplir aucune des garanties d'assistance juridique et d'interprétation prévues dans la législation espagnole. C´est-à-dire qu´ ils ont été totalement privés d´avocats et d´interprètes, et n´ont pas eu lecture des droits et garanties reconnues par l'ordre juridique espagnol et par les conventions sur les droits de l´homme, et tout cela a été effectué en utilisant la tromperie, et l'abus, pour leur faire croire qu´ils seraient transférés vers l'Espagne. Durant ces jours le droit de solliciter asile et refuge a été gravement limité par les difficultés qu'ont rencontré les représentants de l'ACNUR (qui étaient déjà une très petite équipe sans possibilité de s'occuper de 369 personnes) de la part de la Mauritanie, et finalement seulement 22 immigrés de Birmanie, 10 du Sri Lanka et 3 de l'Afghanistan ont été transférés aux Iles Canaries, et ce en existant de sérieux doutes quant à l'information et aux conseils qui ont été fournis au reste. Les personnes présumées d'origine africaine, suite à un rocambolesque voyage vers la Guinée Bissau (qui a refusé l'autorisation d´atterrissage à l'avion, et après avoir passé des heures à faire le tour de l'aéronef à cause du refus d'autorisation pour l'atterrissage, de retour en Mauritanie), sont déportées de manière collective au Cap Vert, pays dont elles ne sont pas originaires, ni pays d´où est parti le navire, mais simplement le pays que le gouvernement espagnol a pu acheter. Les personnes transférées au Cap Verte sont depuis lors privées de liberté dans ce pays, qui sait sur quel fondement, et dans quelles conditions, et sous quelle protection judiciaire vu qu´elles ont été emmenées contre leur volonté et emprisonnées et qu´on leur a refusé l´assistance d´un avocat de la Commission espagnole d'Appui au Réfugié. Le Haut Mandataire des Nations Unies pour les Réfugiés (ACNUR) a attiré aussi l'attention sur l'impossibilité de se mettre en contact avec ce groupe. On envisage (selon un accord signé par la Guinée, la Mauritanie et l'Espagne) leur transfert vers la Guinea Conakry qui en ce moment souffre une instabilité sociale et politique grave, et où a été décrété l'état de siège. Les autorités militaires et la police, en utilisant cette excuse terrorisent la population et agissent comme de « vulgaires délinquants » comme le dénonce Amnisty International (AI) et Human Rights Watch (HRW). Le transfert à Guinée Conakry dans de telles conditions violerait la Déclaration Universelle des Droits de l´Homme et comme le signale CEAR la Convention Européenne de Droits de l´Homme, qui dans son article 3 et dans le Protocole Additionnel III à cette convention, établit qu'aucune personne ne peut être dévolue à un pays où elle court le risque d'être soumise à des traitements inhumains, cruels ou dégradants, et la Convention de l'ONU contre la Torture, qui établit qu'il ne pourra y avoir expulsion, dévolution ou extradition d'une personne à un État dans lequel il y a des violations des droits de l´homme et dans lequel par conséquent cette personne peut être en danger d'être soumise à torture. Les 299 autres personnes restent privées de liberté dans des conditions inhumaines et dégradantes depuis le 12, entassés dans le magasin de poisson où ils ont été enfermés, où on les oblige à rester assis et/ou couchés, nourris fréquemment à base de sandwiches et dans des conditions qui ont provoqué de sérieuses protestations de la part des organisations qui les soignent, comme l´a dénoncé la Demi - Lune Rouge les toilettes du hangar "sont obstruées, le plafond est percé et il y a une odeur insupportable qui se propage partout", tandis qu´à la télévision on les montre faisant de la gymnastique ou regardant des films. À tel point que la Demi - Lune Rouge a décidé hier de ne pas secourir les prisonniers en guise de protestation face aux conditions dans lesquelles ils se trouvaient.   Le responsable de cette accumulation de violations des droits de l´homme et d'actions en marge de la légalité espagnole et internationale est le gouvernement espagnol, auteur matériel et intellectuel du résultat et coopérant nécessaire de la situation d'illégalité continue à laquelle ils sont soumis et du traitement qu'ils souffrent et qui agit comme s'il s´agissait, non d'êtres humains, mais bien d'objets jetables, polluants et dangereux.    Face à tout cela, l'Association Pro Droits de l´Homme d'Andalousie, nous réclamons: 1.- Le transfert immédiat des personnes qui demeurent en Mauritanie et de celles qui ont été transférées au Cap Vert vers le territoire espagnol, en reconnaissant qu´elles se trouvent sous la responsabilité espagnole et par conséquent sous sa garde et juridiction.    2.- Qu'on leur applique les garanties propres de l'État de droit et qu'on protège leurs droits de l´homme et leurs droits de base, à la vie, à l'intégrité physique et morale, de ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants, à solliciter asile, à la tutelle judiciaire effective et à jouir de liberté avec assistance juridique et de défense à tous les effets.   3.- Qu'on épure les responsabilités entre les responsables politiques de l´injuste gestion et qu´on clarifie l'origine et le destin des contreparties économiques qui adaptent les volontés des dirigeants politiques étrangers à ces manoeuvres insensées.   4.- Que se produise l'intervention du trésorier général de l'État pour une investigation exhaustive et une épuration des faits présument délictueux qu'ont pu commettre les diverses autorités du gouvernement espagnol, dans ses différentes étapes hiérarchiques.   5.- Qu'on ne répète pas d´actions qui violent les droits de l´homme ni qu´on agisse en marge de la légalité en exportant le contrôle de l'immigration à des pays sans garanties, en contournant le cadre légal et en donnant un traitement dénigrant à quiconque, sous aucun prétexte, comme ici la ridicule excuse de la pression migratoire  que représentent 369 personnes.   Finalement l'Association Pro Droits de l´Homme d'Andalousie, nous faisons un appel à la société pour ne pas rester indifférent ni tolérer que le gouvernement espagnol commette ces abus, en n'admettant pas qu'on agisse en ignorant les principes moraux à coup d'intérêts électoraux.   Association Pro droits de l´Homme d´Andalousie (APDHA) 22 février 2007