[Mineursisoles] Fw: [Resf] Le figaro sur RESF

From : ericdavid@... , the 17th October 2005 11:08
  • 2005-10-17 11:08:53 — ericdavid@... - [Mineursisoles] Fw: [Resf] Le figaro sur RESF

----- Original Message -----  From: Antoine Decourcelle  To: Resf liste  Sent: Monday, October 17, 2005 10:18 AM Subject: [Resf] Le figaro sur RESF Le figaro du 17/10/2005 -------------------------------------------------------------------------------- Intense mobilisation pour les élèves sans papiers  IMMIGRATION Chaque semaine, de nouvelles affaires surgissent. Aux militants des droits de l'homme s'associent des familles émues par le sort de ces enfants menacés d'expulsion. Le gouvernement est tenté de lâcher du lest.         Le débat s'invite aussi sur le terrain politique : demain, au nom des communistes, Marie-George Buffet devrait apostropher Nicolas Sarkozy sur le sujet à l'Assemblée nationale. (Photo P. Delort/ le Figaro)   Marie-Christine Tabet  [17 octobre 2005] LE BRAS DE FER engagé depuis la rentrée scolaire entre les défenseurs des sans-papiers et le ministère de l'Intérieur s'intensifie. La semaine qui commence pourrait même être décisive. La Place Beauvau s'apprête à publier une nouvelle circulaire (lire ci-dessous) à l'attention des préfets sur les conditions de régularisation des sans-papiers. La question des familles avec enfants scolarisés y tient une grande place. Le débat s'invite aussi sur le terrain politique : demain, au nom des communistes, Marie-George Buffet devrait apostropher Nicolas Sarkozy sur le sujet à l'Assemblée nationale.  En parallèle, la mobilisation pour la régularisation de la famille Makombo, originaire de la République démocratique du Congo, monte d'un cran. Arrivés en France en 2001, Barbe Makombo et quatre de ses enfants ont demandé l'asile politique. Leur dossier vient d'être rejeté. Lors de l'interpellation de leur mère, les deux aînés ont pris la fuite et vivent aujourd'hui dans la clandestinité pour bloquer l'expulsion. Barbe et les deux plus jeunes sont assignés à résidence.  Le cas de cette famille est emblématique des mouvements de défense des sans-papiers, qui s'organisent dans les écoles depuis plus d'un an à l'initiative du Réseau éducation sans frontière (RESF). Depuis la rentrée, il ne se passe plus une semaine sans que deux ou trois affaires ne surgissent à Lyon, Marseille, Saint-Brieuc, Lannion ou dans le Nord...  Certaines portent leurs fruits : à Orléans, Djénéba Koïté, une jeune Malienne de 13 ans, menacée d'excision dans son pays où elle risquait d'être renvoyée, pourra finalement rester en France.  L'émergence de cette mobilisation a plusieurs explications : la structuration d'un réseau d'enseignants, RESF, qui bénéficient de la force de frappe des syndicats de l'Éducation ainsi que la non moins influente FCPE, fédération des parents d'élèves.Les associations traditionnelles de défense des droits des étrangers (Ligue des droits de l'homme, Mrap, Gisti...), qui avaient du mal à élargir leur audience, trouvent ainsi de nouveaux relais.  Fondé en 2004, RESF prospère dans un contexte particulier. Le gouvernement a décidé d'augmenter substantiellement le nombre des éloignements de clandestins. Ainsi, 16 000 reconduites auraient déjà été effectuées depuis janvier alors qu'au début des années 2000 le nombre de ces expul sions res tait inférieur à 8 000 par an. Des familles avec des enfants scolarisés se retrouvent en première ligne. Jusqu'à présent, les préfets évitaient d'exécuter les arrêtés de reconduites (APRF) d'adultes avec enfants. «Aujourd'hui, ils veulent faire du chiffre», s'indigne Richard Moyon, professeur à Châtenay-Malabry. «C'est l'immigration irrégulière qui a changé de visage : les sans-papiers ne sont plus des hommes célibataires mais des familles avec enfants», rétorque-t-on Place Beauvau. Parmi elles, de plus en plus de déboutés du droit d'asile. En 2005, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) devrait rendre entre 60 000 et 80 000 décisions, dont plus de 80% seront négatives.  Des députés montent au créneau  Outre les réseaux traditionnels militant en faveur des sans-papiers, d'autres soutiens se manifestent : copains d'école, parents. A Sens, c'est le pasteur de l'église qui aide les Makombo. A Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), le député UMP Éric Raoult est monté au créneau pour un jeune Camerounais. Dans le Nord, c'est un élu UMP, Thierry Lazzaro, qui s'est mobilisé contre la reconduite d'une famille azérie. «Je soutiens la politique de Sarkozy, explique-t-il. Mais, dans ce cas précis, les enfants ont passé plus de temps en France que dans leur pays...» A n'en pas douter, Jules Ferry est en passe de détrôner Saint-Bernard dans le mouvement des sans-papiers. ___________________ -------------------------------------------------------------------------------- _______________________________________________ Resf@... - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf