[Mineursisoles] [Rime] [Fwd: DCEM et prestations familiales : attention fausse rumeur. Mais des droits existent]

From : ericdavid@... , the 4th July 2007 22:15
  • 2007-07-04 22:15:17 — ericdavid@... - [Mineursisoles] [Rime] [Fwd: DCEM et prestations familiales : attention fausse rumeur. Mais des droits existent]

- cette fausse rumeur vient du fait que, suite à un arrêt de la cour de cassation de fin 2003, un projet de décret qui circulait alors visait à inclure également le DCEM comme pièce suffisante pour les enfants non nés en France, à défaut de la production du cerficat médical OMI/ANAEM (remis à l'occasion du regroupement familial). Mais ce décret n'est jamais sorti - par contre, beaucoup mieux, la Cour de cassation a en avril 2004 (et dans d'autres arrêts ultérieurs) dit que, dès lors que le parent est en situation régulière, on ne peut refuser les prestations familiales en l'absence du certificat médical sinon ce serait enfreindre la convention européenne des droits de l'homme (CEDH).  - mais le décret (l'article du code) d'alors qui exigeait ce certificat médical n'a pas été modifié pour autant. - suite à ces arrêts de la Cour de cassation, et pour pousser aux actions qui se développaient déjà en peu partout, le GISTI a sorti un note pratique en mai 2005 (avec modèles de demande et recours) pour faire obtenir les prestations familiales pour les enfants venus hors regroupement familial (des milliers de famille y sont parvenus). - en juin/juillet 2005, la Cour de cassation a reconnu l'applicabilité directe de l'article 3.1 de la convention internationale des droits de l'enfant (CIDE) qui reconnaît que, dans toutes ses décisions, l'administration doit tenir compte de l'intérêt de l'enfant. Ce qui ne peut que renforcer le caractère illégal de l'exclusion des prestations familiales, non seulement au regard de la CEDH mais aussi de la CIDE. - la nouvelle loi de fin 2005 suivi de son décret de février 2006 ont certes un peu ouvert la porte à certaines catégories jusque là exclues (pour ces quelques catégories, l'exigence du certificat médical n'est plus obligatoire) mais n'a pas suivi la position de la Cour de cassation, c'est-à-dire revient à refuser les prestatoins familiales pour la plupart des enfants venus hors regroupement familial (ça reste donc contraire à la position de la Cour de cass, à la CEDH) - la seule solution est de faire du contentieux (et ça marche) d'où une note complémentaire d'actualisation du GISTI sorti en juin 2006. Tout ça est mieux expliqué dans les deux notes complémentaires publiées par le gisti et téléchargeables gratuitement sur  http://www.gisti.org/publication_pres.php?id_article=182 Vous pouvez faire suivre ce message (vers RESF ?) si vous le jugez utile Antoine Math christophe.daadouche a écrit : Suite à mon précédent message mais aussi parce que cette fausse rumeur diffusée par RESF touche maintenant d'autres réseaux les textes sont les suivants (ci-dessous la loi de décembre 2005 et le décret de 2006)     Article L512-2     (Loi nº 2005-1579 du 19 décembre 2005 art. 89 Journal Officiel du 20 décembre 2005)      Bénéficient de plein droit des prestations familiales dans les conditions fixées par le présent livre les étrangers titulaires d'un titre exigé d'eux en vertu soit de dispositions législatives ou règlementaires, soit de traités ou accords internationaux pour résider régulièrement en France.    Ces étrangers bénéficient des prestations familiales sous réserve qu'il soit justifié, pour les enfants qui sont à leur charge et au titre desquels les prestations familiales sont demandées, de l'une des situations suivantes :    - leur naissance en France ;    - leur entrée régulière dans le cadre de la procédure de regroupement familial visée au livre IV du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;    - leur qualité de membre de famille de réfugié ;    - leur qualité d'enfant d'étranger titulaire de la carte de séjour mentionnée au 10º de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;    - leur qualité d'enfant d'étranger titulaire de la carte de séjour mentionnée à l'article L. 313-13 du même code ;    - leur qualité d'enfant d'étranger titulaire de la carte de séjour mentionnée à l'article L. 313-8 ou au 5º de l'article L. 313-11 du même code ;    - leur qualité d'enfant d'étranger titulaire de la carte de séjour mentionnée au 7º de l'article L. 313-11 du même code à la condition que le ou les enfants en cause soient entrés en France au plus tard en même temps que l'un de leurs parents titulaires de la carte susmentionnée.    Un décret fixe la liste des titres et justifications attestant de la régularité de l'entrée et du séjour des bénéficiaires étrangers. Il détermine également la nature des documents exigés pour justifier que les enfants que ces étrangers ont à charge et au titre desquels des prestations familiales sont demandées remplissent les conditions prévues aux alinéas précédents.   Article D512-2     (inséré par Décret nº 2006-234 du 27 février 2006 art. 1 Journal Officiel du 28 février 2006)      La régularité de l'entrée et du séjour des enfants étrangers que le bénéficiaire a à charge et au titre desquels il demande des prestations familiales est justifiée par la production de l'un des documents suivants :    1º Extrait d'acte de naissance en France ;    2º Certificat de contrôle médical de l'enfant, délivré par l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations à l'issue de la procédure d'introduction ou d'admission au séjour au titre du regroupement familial ;    3º Livret de famille délivré par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou, à défaut, un acte de naissance établi, le cas échéant, par cet office, lorsque l'enfant est membre de famille d'un réfugié, d'un apatride ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Lorsque l'enfant n'est pas l'enfant du réfugié, de l'apatride ou du bénéficiaire de la protection subsidiaire, cet acte de naissance est accompagné d'un jugement confiant la tutelle de cet enfant à l'étranger qui demande à bénéficier des prestations familiales ;    4º Visa délivré par l'autorité consulaire et comportant le nom de l'enfant d'un étranger titulaire de la carte de séjour mentionnée à l'article L. 313-8 ou au 5º de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;    5º Attestation délivrée par l'autorité préfectorale, précisant que l'enfant est entré en France au plus tard en même temps que l'un de ses parents admis au séjour sur le fondement du 7º de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou du 5º de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;    6º Titre de séjour délivré à l'étranger âgé de seize à dix-huit ans dans les conditions fixées par l'article L. 311-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.    Elle est également justifiée, pour les enfants majeurs ouvrant droit aux prestations familiales, par l'un des titres mentionnés à l'article D. 512-1.       -----Message d'origine----- De : rime-bounces@... [mailto:rime-bounces@...] De la part de Pélagie Sanchez Envoyé : samedi 30 juin 2007 20:25 À : rime@...; ablondiaux@...; achouche1956@...; so685@...; assematml@...; elisabeth.russier@...; stephane.bardin@...; mlbegard@...; salimalala@...; christian.bodiger@...; boursier.veronique@...; cassinbarnab@...; chalter@...; gchatenet@...; chloeglotin@...; bendesaintleger@...; unangepasse91@...; valeriedescombes@...; dol@no-log.org; braviart@...; fleury.val11@...; eric.herson-macarel@...; ilozet@...; Laurence.jouneau@...; lavigne.sophie@...; dahuvolant@...; lnlefevre@...; stephanielongchambon@...; herineloussouarn@...; emmanuelle.marcuzzi@...; mawie.ewic@...; florence_marin@...; meignen.sandra@...; sanchezmichel20@...; phil-vero.foirier@...; marielle.pointereau@...; e.praz@...; sigaudanne@...; e.teruel@... Objet : [Rime] FW: [resf-montreuil] Tr: [Resf] caf       .    Date: Thu, 28 Jun 2007 14:11:24 +0000 Subject: [Resf] caf        Droit des enfants étrangers aux prestations familiales… du nouveau !   Jusqu’ici, les mineurs étrangers entrés en France hors procédure de  regroupement familial étaient privés de toute prestation, un certificat           médical de l’OMI délivré à l’issue du regroupement familial étant exigé           en application de l’article D. 511-2 du code de la sécurité sociale  (décret n° 87-289 du 27 avril 1987).   Or, il s’avère qu’après deux arrêts récents de la Cour de cassation  (2ème Chambre civile, 9 décembre 2003 et Assemblée plénière, 16 avril  2004), cette condition n’apparaît plus légale et devrait être supprimée           (voir la synthèse de cette question par la Défenseure des droits de l’enfant, Mme Claire Brisset, sur son site Internet : http://www.defenseurdesenfants.fr/defens/indexm.htm   Un décret est en préparation pour codifier ces décisions mais le  gouvernement tarde et, la demande se faisant pressante, la CNAF (Caisse           Nationale d’Allocations Familiales) aurait anticipé en donnant, début  décembre 2004, instruction à toutes les CAF de France d’ouvrir ces  droits aux enfants titulaires d’un document de circulation pour  étranger mineur (DECM) délivré par les préfectures et d’en donner paiement      rétroactivement    sur deux années (prescription biennale).   Cette instruction, se fondant, non pas sur la reconnaissance officielle           du droit aux prestations, mais sur la jurisprudence de la Cour de  cassation et sur des considérations humanitaires, relèverait ainsi de  la dérogation. Ceci suppose que chaque famille fasse, après un premier  refus au guichet ou par courrier, une réclamation auprès de la  Commission des Recours Amiables de la CAF (CRA). Ainsi, seules les familles informées profiteront en temps      utile    de cette ouverture.   Voici donc la marche à suivre après un refus :   ·            Envoyer, par lettre RAR, une réclamation à la CRA      demandant un    rappel rétroactif depuis l’évènement ouvrant les droits : l’obtention  par un parent d’un titre de séjour puis, le cas échéant, l’obtention par      l’enfant     d ’un document de circulation, sachant qu’il est possible de réclamer les prestations familiales jusqu’à deux années avant la demande initiale.   ·            Si les droits sont plus anciens, la réclamation peut      porter     sur un rappel depuis l’évènement ouvrant les droits, en précisant bien  qu’une demande avait été faite à cette époque ou plus tard, en  remplissant le formulaire CAF, mais que les droits n’ont pas été  ouverts. En effet, la CAF devrait notifier ses refus par lettre RAR en  indiquant la possibilité de saisir la CRA dans les deux mois ; Comme  elle ne le fait jamais cela permet de contester des refus anciens.   ·            Les demandes ne seront toutefois pas entièrement      satisfaites     et ceux qui le souhaiteront pourront débattre du surplus devant le  tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) où la procédure est longue mais, semble-t-il, le résultat favorable aux demandeurs.   L’ouverture actuelle reste timide, puisque la Cour de cassation a bien  déclaré, le 16 avril 2004, que le seul fait que le parent ayant  l’enfant à sa charge détienne un titre de séjour suffit pour bénéficier           des prestations familiales, alors que la CNAF exige, pour l’instant, un           document de circulation (DECM) concernant l’enfant.   Toutefois, le progrès est considérable car beaucoup de familles ont des           enfants titulaires de tels documents.   Il est souhaitable de diffuser largement la présente information,  notamment auprès des travailleurs sociaux.        _______________________________________________ Rime@... - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/rime