[Pap-infos] Mardi 13 novembre 13h30: soutenons Federico et Nicola

From : precairesassocies@... , the 7th November 2007 18:56
  • 2007-11-07 18:56:27 — precairesassocies@... - [Pap-infos] Mardi 13 novembre 13h30: soutenons Federico et Nicola

Autres textes, autres rdv, Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile de France http://www.cip-idf.org Contre les arrestations et détentions arbitraires ! mardi 13 novembre 2007 à 13h30 à la 11ème chambre de la cour d'appel,   au palais de justice, métro cité soutenons Federico et Nicola   Le 1er mai 2006, à Paris se déroule la parade des précaires   organisée par le réseau Mayday. De nombreux manifestants défilent de   la place Blanche jusqu’à celle de la République au son des batucadas   et des fanfares. 5000 sans-papiers, étudiants, chômeurs, travailleurs   précaires, malades, intermittents... se sont rejoints pour rendre   visibles les différentes formes de précarité. Lors du passage   boulevard Magenta, des vitrines de sociétés d’intérim et de banques   sont brisées. Les forces de l’ordre se déploient rapidement et ne   procèdent à aucune arrestation. Le cortège continue son chemin   jusqu’à la destination prévue où un concert a lieu. Deux heures plus tard, alors que le concert se termine, un groupe   d’une trentaine de personnes quitte la place de la République pour   rentrer chez elles. Deux cents mètres plus loin, elles sont   encerclées par des policiers et interpellées. Parmi elles figurent   quelques français mais principalement des italiens venus nombreux   pour participer à la parade Mayday et, mobilisation "anti-CPE"   oblige, à l’assemblée générale des étudiants et précaires européens   qui se déroule le lendemain à Censier. Les policiers ne s’intéressent   qu’aux italiens. Ils leur font essayer des vêtements, leur mettent   des capuches, leur demandent de sourire et finissent par en désigner   deux, en disant : « and the winner is ... » Federico et Nicola sont placés en garde à vue puis mis en examen pour   "violences" et "dégradations". Le 4 mai, ils sont déférés en   comparution immédiate où un juge décrète leurs garanties de   représentation insuffisantes et ordonne leur incarcération jusqu’à la   date de leur procès. Ils resteront à Fleury Mérogis pendant 3   semaines. Le 24 mai, la cour d’appel, saisie, ordonne leur   libération. Ils comparaissent donc libres le 29 mai 2006. De toute   évidence, cette « machine à incarcérer » qu’est la comparution   immédiate est tombée sur un os. Le tribunal choisit de temporiser et,   au prétexte d’une erreur de date dans la procédure, prononce une   relaxe. Six mois plus tard, le parquet fait appel. Cette affaire s’inscrit dans un contexte de fortes tensions   sociales : à l'automne 2005, la révolte des cités contre le mépris et   la relégation s’était soldée par près de 5000 interpellations, de   très  nombreuses mises en détention, dont des mineurs ; au printemps   2006, la répression des opposants à la "loi pour l’égalité des   chances" fut massive : 4 350 arrestations dont 1 985 gardes à vue   avec 637 procédures judiciaires, dont 271 comparutions immédiates,   ont donné lieu à 71 peines de prison ferme, 167 peines de sursis,   travaux d’intérêt général ou mises à l’épreuve, 188 mesures   alternatives à la détention. Aujourd'hui, la multiplication des   rafles et des arrestations de sans papiers rend quasi quotidiennes   les arrestations arbitraires ; une ignoble « loi sur la récidive »   aggrave de façon inouïe les peines appliquées à l'encontre des délits   mineurs... Contre ceux qui la subissent et/ou la contestent, la politique de   précarisation s’adjoint ainsi une politique pénale de   criminalisation. Comme des centaines d’autres, Federico et Nicola   sont transformés en boucs émissaires. Une fois de plus, la thèse de   l'accusation est une fiction mal ficelée. Seule la relaxe pure et   simple est envisageable. Soyons nombreux à nous rassembler pour être présents lors de   l'audience du mardi 13 novembre 2007 à 13h30 à la 11ème chambre de la   cour d'appel, au palais de justice, métro cité, pour les soutenir et   obtenir leur relaxe.