[Pap-infos]Chômeurs, précaires en action contre les entreprises d'interim (RTO)

From : yotogui@... , the 28th October 2005 11:22
  • 2005-10-28 11:22:39 — yotogui@... - [Pap-infos]Chômeurs, précaires en action contre les entreprises d'interim (RTO)

http://www.collectif-rto.org/ Chômeurs, précaires en action contre les entreprises d'interim Rendez vous Vendredi 4 novembre 14h place du chatelet Métro Chatelet   pour le lancement de la campagne L'interim, dés le départ utilisé pour casser les luttes de salariés   titulaires et les droits collectifs, comportait des aspects   allèchants qui ont fait que certains d'entre nous avaient choisi   cette forme de travail (notamment par le choix des périodes   travaillées, primes de précarité etc ...). Il est aujourd'hui un mode d'emploi de plus en plus répandu. Destiné dans les textes à répondre à un surcroit temporaire   d'activité de l'entreprise, il est depuis longtemps une forme de   précarité banalisée dans toutes les grandes entreprises et secteurs   d'activité de ce pays. Rappelons quand même qu'à la fin août 2005, l'industrie emploie 46%   des interimaires et qu'environ 4/5 des emplois interimaires   concernent des emplois d'ouvriers. Sur un an les secteurs connaissant le plus d'augmentation sont   l'agriculture (19.8%), le commerce (9.1%) et la construction (8.7%). Un nouvel accord en cours de validation nationale va entériner   légalement l'état de fait : demain, les patrons n'auront donc plus   besoin d'astuces de forme pour garder en permanence une partie des   salariés sous un régime qui leur est fortement favorable, notamment   parce qu'en cas de lutte individuelle ou collective, le licenciement   est immédiat. Les entreprises d'interim font donc leur profit en transformant la   vie des salariés en emprisonement économique : - pas de projets à moyen terme possible - pas de possibilité de socialisation à l'interieur de l'entreprise   puisqu'on en change tous le temps - pas d'accès à un logement stable - peu de droits collectifs Mais cette première forme de bénéfices ne leur suffit plus depuis   longtemps. En effet les entreprises d'interim pompent aujourd'hui une   partie des fonds de l'Unedic, de l'Etat et des collectivités   territoriales, fonds initialement destinés à indemniser les   travailleurs victimes d'une précarité et d'un chômage de longue durée. Pour preuve les mutiples conventions de partenariats ANPE/entreprises   d'interims, transférant la gestion des demandeurs d'emplois de l'ANPE   vers les groupes privés de travail temporaire. Des conventions déjà   effectives ont été conclues notamment avec Adia, Adecco, Manpower,   Vedior bis. Ces boîtes d'interim étant dans le plan de cohésion   sociale de Borloo peuvent faire de l'insertion pour tous les publics   dit « en difficultés » soit environ 1.8 millions de personnes. Le chômeur n'est donc même plus une personne mais une marchandise   comme une autre, à quand l'entrée en bourse ! ! ! Les entreprises d'interim ne s'y trompent pas et grignotent les   chômeurs comme on grignote des parts de marché, ainsi voit-on se   mettre en place un contrat d'insertion spécifique aux agences   d'interim le CIPI (contrat d'insertion professionnelle interimaire)   et un magnifique pack CNE (terme réellement utilisé). Le premier s'addresse aux chômeurs de longue durée et aux jeunes   sortant du programme CIVIS et le second propose aux employeurs deux   candidats chômeurs à l'employeur qui fera son choix (tapez 1 pour...   sinon tapez 2), questionnaire de satisfaction de rigueur, et qui sait   peut-être bientôt un service après vente. Surchargé par les mesures de durcissement du contrôle des chômeurs,   l'ANPE à trouvé la solution : ELLE DELEGUE AU MEDEF ! ! ! Le collectif RTO, Résistance au travail obligatoire lance donc une   campagne contre les entreprises d'interim.