[Pap-infos]Intervention au « 7 à 9 » de France Inter et rassemblement pendant l'assemblée générale (sic) du medef

From : jeanne@... , the 18th January 2005 11:38
  • 2005-01-18 11:38:21 — jeanne@... - [Pap-infos]Intervention au « 7 à 9 » de France Inter et rassemblement pendant l'assemblée générale (sic) du medef

De: "Accueil cipidf"  Date: 18 janvier 2005 11:26:56 GMT+01:00 cip-idf -------- Une soixantaine d'Intermittents et Précaires ont investi le studio du "7 à 9" à  France inter vers 7h30 pour annoncer une journée d'action contre le Medef qui se réunit aujourd'hui au Zénith de Paris. Intervention au « 7 à 9 » de France Inter et rassemblement pendant l'assemblée générale (sic) du medef Après avoir choisi de changer de studio pour diffuser  les propos du  porte-parole du gouvernement Jean-François Coppé, la direction de Radio  France a finalement accepté de diffuser à 8H45 une interview de trois  occupants des studios du « 7 à 9 », pendant une quinzaine de minutes (2  participants à la coordination des intermittents et précaires d'île de  France, 1 à AC !, Agir ensemble contre le chômage). Les manifestants ont ainsi pu rappeler qu'en dépit des aménagements  concédés par l'Unédic et le gouvernement (dont la reconduction des  mesures d'urgences), la circulaire Unédic du 30 décembre 2004 entérine  les dispositifs rétrogrades de la « réforme » de l'assurance-chômage  des intermittents du spectacle, pleinement appliqué depuis le 1er  janvier 2005. Ils ont insisté sur la nécessité d'en passer par la loi  si les partenaires sociaux refusent toujours de renégocier, et mis en  cause l'Unédic qui, sous couvert d'un déficit invérifiable (dixit  l'expert mandaté par le gouvernement à propos des annexes 8 et 10),  organise, convention après convention, la destruction des droits  sociaux, individualise le traitement de tous, organise la traçabilité  des parcours des chômeurs, pour gérer la mobilité des salariés afin de  servir les bénéfices des entreprises. ? Pendant ce temps l'action  publique  incarcère des chômeurs qui n'ont pas payé les transports en  commun,  coupe l'électricité à des démunis, et ce jusque causer des  morts par incendie suite à l'interruption de ce service indispensable ;  pendant ce temps on maintient les sans-papiers dans la clandestinité  afin de continuer à les exploiter à bas prix sous la menace constante  de l'expulsion. Et lorsque ceux ci se mobilisent,  comme en ce moment  avec l'occupation de la Fédération du PS de Seine saint Denis, les  médias n'en rendent compte que de manière aléatoire. Après leur passage  à l'antenne,  les occupants de France inter ont quitté le studio pou  rejoindre un rassemblement contre le Medef appelé sous le péristyle de  la Grande Halle Villette, M° Porte de Pantin à 11H Ce 18 janvier le Medef se réunit au Zénith, à Paris, pour « marquer le  départ d'une nouvelle étape dans la conquête de libertés accrues en  faveur des entreprises et de l'emploi ». Cette réunion de  l'organisation politique de ceux qui prospèrent grâce au travail et à  l'inventivité de tous, est une provocation.  Le Medef et la CFDT  président l'Unédic, et, sous couvert de déficit du régime, précarisent  les droits et les temps de vie des allocataires, potentiels et réels. Du Pare (Plan d'Aide au Retour à l'Emploi) à la destruction des annexes  8 et 10 de l'Unédic, « à l'évidence la bonne méthode, c'est celle de la  Refondation Sociale. » (E-A Sellières, 09/12/04). Mise en place de  concert avec le gouvernement, cette « refondation » sociale veut  éradiquer la notion même de droits collectifs. Elle s'expérimente en grandeur réelle, d'abord et avant tout, sur les  chômeurs, les travailleurs précaires et tous les salariés à l'emploi  discontinu. Elle montre sa volonté de gouverner la société en partant  de l'entreprise, structure supposée centrale. Elle affiche la  détermination patronale à gérer la vie des individus selon la logique  du profit. Refusons d'être les variables d'ajustement de « réformes » élaborées  par des « partenaires sociaux » qui ne représentent en rien ceux,  chômeurs, salariés, précaires, dont ils décident le sort. Tous recalculés : Medef et Unedic nous doivent des jours indemnisés Ne les laissons pas dicter les emplois du temps ! Nos actions ne connaîtront pas de pause. Ce que nous défendons nous le défendons pour tous.