[Pap-infos]Actions à Paris jeudi // Invitation : Pour un mouvement des chômeurs et précaires à Rennes et ailleurs

From : precairesassocies@... , the 29th September 2009 23:55
  • 2009-09-29 23:55:13 — precairesassocies@... - [Pap-infos]Actions à Paris jeudi // Invitation : Pour un mouvement des chômeurs et précaires à Rennes et ailleurs

----> JEUDI 1ER OCTOBRE À 10H30 ----> RV à la sortie du M° Colonel Fabien pour une action : Allocations bloquées et inexistantes, indus,   convocations, radiations, absence totale d’info sur les droits ... INTERMITTENTS, CHÔMEURS, PRÉCAIRES, DÉSARMONS POLICEMPLOI ! http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4458 Invitation : Pour un mouvement des chômeurs et précaires à Rennes et   ailleurs http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4603 Ceux qui connaissent aujourd’hui une situation de chômage et de   précarité affrontent une double nécessité, lutter contre la situation   qui leur est faite, situation qui n’a fait qu’empirer ces derniers   mois, et remettre en cause les politiques de l’emploi telles qu’elles   sont menées, nous laissant le choix entre la radiation et les petits   boulots mal payés, exténuants et précaires. Dans un premier temps, la crise de l’économie a signifié pour les   chômeurs et précaires l’instauration d’un climat propice à   l’accentuation du contrôle et des radiations, moyen de résorber les   effets de la crise et d’éviter à tout prix une explosion des chiffres   du chômage. Mais la crise de l’économie pourrait bien apparaître pour   nous chômeurs et précaires comme une bonne nouvelle, comme le moyen   d’échapper aux pressions et contrôle quotidien de l’institution, car   Pôle emploi se trouve maintenant confronté à une situation qui   n’était pas prévue : des pans entiers de l’industrie sont désormais   touchés par un chômage de masse. Effets différés de la crise qui   commencent seulement à apparaître et dont on n’a pas fini de mesurer   l’ampleur, en particulier dans les secteurs de l’automobile et du   textile. L’équilibre précaire, maintenu entre les nouvelles inscriptions de   demandeurs d’emploi et les radiations, ne va pas tenir longtemps dans   cette situation et Pôle emploi ne sera plus en mesure d’assurer un   contrôle aussi strict, ni de maintenir le même rythme de radiation, à   moins de prendre le risque de voir enfler une population de pauvres à   qui l’on a supprimé les revenus et qui pourrait devenir un réservoir   de colère et de désespoir prêt à éclater à tout moment. L’évolution du traitement du chômage peut se résumer ainsi : depuis   la mise en place du PPAE, Projet Personnalisé d’Accès à l’Emploi, les   chômeurs sont soumis à de nouvelles et multiples procédures de   contrôle ; parmi celles-ci ont retiendra l’obligation d’accepter   toute offre dite « raisonnable », au regard d’un marché de l’emploi   qui exige de la main d’œuvre dans les secteurs où les rémunérations   sont les plus faibles et les conditions de travail les plus dures,   deux refus non justifiés entrainant la radiation et la suspension des   allocations, ou encore la présence à toute convocation, une absence   entraînant les mêmes conséquences. Il est à noter également que les   conditions définies par l’offre raisonnable d’emploi évoluent au bout   de trois, puis six, et enfin, douze mois, passé cette période les   chômeurs sont contraints d’accepter toute offre d’emploi proposant un   salaire au moins égal à leur allocation chômage. La mise en place du RSA est venue étendre ce contrôle à l’ensemble   des anciens Rmistes, puisqu’ils sont maintenant également soumis au   PPAE et à l’offre raisonnable d’emploi. Les allocations qui étaient   auparavant « subordonnées » à une démarche d’insertion mais qui   existaient comme un droit peuvent aujourd’hui être supprimées et ses   bénéficiaires laissés sans ressources, de surcroît les chômeurs et   les bénéficiaires du RSA sont contraints de travailler sans pour   autant connaître une augmentation substantielle de leur revenu. La fusion ANPE-Assedic instaure le contrôle à distance, un seul   numéro pour joindre Pôle emploi à présent, le 39 49, une plate-forme   téléphonique régionalisée, tout contact avec Pôle emploi en dehors   des rendez-vous mensuels devant être effectué par téléphone ou par   mail. Finie ainsi la possibilité d’avoir un interlocuteur direct et   identifiable, en cas de radiation, on n’a jamais le même conseiller   pour suivre son dossier. A cela s’ajoutent, les rendez-vous mensuels obligatoires et les   ateliers bidons, auxquels il sera de plus en plus dur d’échapper,   pour nous apprendre à faire un CV ou une lettre de motivation,   incapable que nous sommes. Nous touchons ici aux images qu’aimeraient   nous voir incarner le pouvoir et les institutions. D’un côté la   figure du mauvais chômeurs, rétif à tout travail et profitant tel un   parasite des allocations sociales, (c’est de cela que vient nous   suspecter chaque dispositif de contrôle). De l’autre la figure de   l’handicapé social incapable de réaliser lui-même une recherche   d’emploi et qu’il faudra par conséquent toujours accompagner dans ses   démarches. Nous refusons cette classification et nous disons que nul chômeur   n’est rétif à tout travail, mais plutôt qu’il y aura toujours des   rétifs à l’ordre économique tant que nous ne pourrons pas travailler   librement, selon nos aspirations et en accord avec une collectivité   affranchie du capitalisme. La colère que suscitent Pôle emploi et la   Caf montre qu’existe toujours un désir de défendre ses droits et d’en   acquérir d’autres comme cela s’est produit pendant le mouvement des   chômeurs de l’hiver 97-98. C’est pour cela qu’il est d’autant plus   important, à l’heure où ces figures reviennent avec force, de faire   exister une autre parole et d’affirmer que nous n’en voulons pas. Une des premières nécessité est alors de parvenir à organiser les   chômeurs et précaires pour empêcher les radiations ou pour débloquer   des allocations, par des actions juridiques ou collectives, comme   cela s’est fait à la commission locale d’insertion de Ploërmel et qui   a permis à une allocataire de récupérer 2800 euros qui lui était dû.   Une autre tâche inséparable est bien sûr de construire un rapport de   force avec Pôle emploi pour obtenir le retrait du PPAE et de l’offre   raisonnable d’emploi, ainsi que de la plate forme téléphonique 39 49,   comme l’ont exigé les salariés grévistes de Pôle emploi en juin   dernier. Enfin, s’organiser au sein d’un mouvement de chômeurs et   précaire permet de trouver d’autres formes de sociabilité que celles   offertes par la société-entreprise qui ne connaît que des sujets de   l’économie et des variables d’ajustements. Autres formes de   sociabilité que l’on pourrait qualifier d’horizontales et égalitaires. La seconde nécessité pour un mouvement de chômeurs et précaires   aujourd’hui serait de mener une lutte contre les politiques de   l’emploi et l’institution chargée de les administrer, avant que celle-  ci ne sous-traite massivement au privé comme cela à déjà commencé. Il   y a donc une importance à frapper Pôle emploi maintenant, au moment   où cette institution est la plus faible. La crise que traverse cette   institution nous donne l’occasion de la mettre politiquement en crise. Nécessité donc pour les chômeurs et précaires d’aggraver la crise de   Pôle emploi qui est inséparable de la crise de l’économie. Impossible   alors de souhaiter une quelconque résorption de la crise économique.   Un retour à la normale, à la bonne santé économique signifierait la   bonne marche de Pôle emploi et donc l’amplification des pressions   exercée sur les demandeurs d’emploi, le chantage au travail quel   qu’il soit pour éviter la radiation, ou encore la culpabilisation de   ne pas être un employé modèle à l’heure de l’optimisme et de la   reprise. La crise nous offre la possibilité d’envisager une autre   réalité et d’autres conditions de vie que celles qui existaient   jusqu’alors, cela nous fait penser qu’il n’y a rien à attendre d’une   reprise de l’économie et du marché de l’emploi. C’est plutôt, par   notre capacité à nous organiser et à nous affranchir de l’économie et   de ces crises, en leurs substituant de nouvelles formes   d’organisation du travail non-basées sur l’exploitation, que nous   pourrons changer nos conditions d’existence, conditions d’existences   que le pouvoir veut voir constituer de pauvreté, d’isolement et   d’humiliation. Pour ce faire, il nous a semblé qu’une cible   privilégiée était l’espace de gestion du chômage qui est également   l’endroit où sont attribués un certains nombre de revenus, à l’heure   où ceux-ci, dans un contexte de crise, tendent à diminuer et   deviennent alors objet de luttes politiques d’importance. Pour discuter de toutes ces questions et envisager des perspectives   de luttes pour les chômeurs et précaires, nous vous invitons à une   réunion publique avec le Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte   de Rennes et la Coordination des Intermittents et Précaires d’ile de   France, le samedi 3 octobre à 17h à la Cantine Populaire, 244, rue de   Nantes. Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte de Rennes 22, rue de Bellevue, ligne 3 arrêt Jeanne d’Arc mcpl2008@... Réunion publique à la cantine populaire : Ni chair à patrons, ni chair à radiations ! Faisons dérailler Pôle emploi ! Samedi 03/10, à 17h Au 244, rue de Nantes, Rennes Ni chair à patron,ni chair à radiation --------- Annulation de radiation, d’indu, ouverture de droits, tracasseries,   menaces et contrôle, l’action collective permet d’obtenir des   résultats : -  Pôle emploi : Radiation et indû annulés par l’action collective   Porte d’Auteuil http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4418 -  CAF Nationale : 8 cars de CRS, 10 policiers en civil (im)  mobilisés, 2000 euros de "trop perçu" RMi récupérés http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4570 -  Pôle emploi Colbert à Marseille : Et hop ! Radiation et indu annulés http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4566 -  Pôle Emploi Pantin : « Gardez-les jusqu’à la mort, vos fiches de   paye » http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4574 -  Indu à Pôle emploi : Occupation de la direction régionale à Toulouse http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4430 -  Occupation du Pôle Emploi Convention : Radiation annulée ! http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4351 -  Plutôt CAFards que CAFteurs. Visite de la CAF Rosny par quelques   CAFards de Montreuil http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4548 -  Police emploi Paris : 2500 euros d’indu débloqués à coups de pieds   à Vicq d’azir http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4549 Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement : Permanence CAP Accueil et informations sur le régime d’assurance-chômage des   intermittents du spectacle Lundi de 15h à 18h Envoyez questions détaillées, remarques, analyses à cap@cip-idf.org Permanences précarité Lundi de 15h à 17h30. Adressez témoignages, analyses, questions, récits d’action, infos   utiles à permanenceprecarite@cip-idf.org À la coordination des intermittents et précaires 14 quai de charente, Paris 19e M° Corentin Cariou, ligne 7 Tel 01 40 34 59 7 PRIME DE 500 euros pour des précaires, étudiants, retraités et   allocataires de minima Vous ne les obtiendrez pas sans les demander La presse a confirmé que cette prime, avec la quelle Sarkozy s’était   fait sa pub, était un flop total : quelques milliers de précaires   l’ont touché alors qu’elle en cible 250 000... Il faut en effet en   connaître l’existence et en faire la demande, or la fonction de la   machine à précariser qu’est Pôle emploi, comme des autres   institutions sociales, Caf compris, n’est pas d’informer sur les   droits mais de les rendre opaques et de les restreindre, alors ça   coince. Le ministre du Budget, Éric Woerth, avait dû augmenter de 20% les   fonds alloués à la prime de 200 e versée en avril dernier : plus   d’éligibles que prévu ; le voilà qui plastronne dans les média : le   nombre de primes de 500e versées prouve, évidemment, que l’ampleur   des besoins des précaires et la précarité elle-même sont moins   importantes que ce que l’on croit. CQFD... Ces 500 euros, il n’y a pas de raison de ne pas aller les chercher.   Il n’est pas nécessaire d’être inscrit à Pole emploi, même si c’est   là que se fait la demande. En gros, il faut ne pas être indemnisé par   Pôle emploi (c’est le cas de la moitié des chômeurs, dont 400 000 ont   moins de 25 ans), avoir été employé entre 305 et 610 h dans les 28   mois précédent une fin de cdd intervenue depuis avril dernier, y   compris les étudiants et les retraités peuvent y avoir accès. LE MODE D'EMPLOI de cette prime http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4411 Alors, parlez-en autour de vous aux éventuels concernés, 500e c’est   pas tous les jours, avec en option, le plaisir de cogner sur la   machine à précariser qu’est Pôle emploi. Et, pendant que vous passez à Pôle emploi, autant y diffuser de   l’info, partageons ! Vous trouverez avez le mode d’emploi de cette   prime ci-dessus deux propositions de tracts, l’un sur cette prime,   l’autre contre Pôle emploi : Mépris et radiations, bienvenue à Pôle   emploi.. Les mouvements de chômeurs et précaires des années 90 avaient gagné   le droit à un panneau d’affichage dans les ANPE. C’est le moment   d’utiliser ceux du Pôle emploi. Une demande, un coup de pression sur   la direction et, pour les précaires, l’info devient accessible, sur   les droits, la possibilité d’agir ensemble, de ne pas baisser la tête.