[Pap-infos]Plainte de la CFDT : Quatre militantEs d’AC ! inculpéEs

From : precairesassocies@... , the 17th October 2007 02:01
  • 2007-10-17 02:01:40 — precairesassocies@... - [Pap-infos]Plainte de la CFDT : Quatre militantEs d’AC ! inculpéEs

http://www.ac-reseau.org/ Plainte de la CFDT : Quatre militantEs d’AC ! inculpéEs par AC ! Hiver 1997-1998 : des dizaines d’Assédic sont occupées dans toute la   France. Les chômeurs en colère exigent de vivre décemment, de ne plus   être les otages du système d’assurance chômage qui leur impose de   cotiser lorsqu’ils sont salariés mais les laisse de plus en plus   souvent dans la misère lorsqu’ils perdent leur emploi. Nicole Notat,   dirigeante de la CFDT , co-gestionnaire de l’UNEDIC, balaie les   revendications d’un revers de main : il s’agit « d’une manipulation   de la CGT « . Dix ans plus tard, quatre précaires, membres d’AC !, , sont mis en   examen par un juge d’instruction chargé des délits de presse pour "   injures publiques", suite à une plainte de la direction nationale de   la CFDT. Quasiment au même moment, Michel Roger, de la Compagnie théâtrale   Jolie Môme, et Ludovic Prieur, animateur du webmedia associatif et   coopératif hns-info.net, sont inculpés par un autre juge   d’instruction pour "violation de domicile" toujours à la suite d’une   plainte de la même direction de la CFDT (voir Si j’avais su j’y   serais allé) L’injure en question ? Pendant l’hiver 2005-2006, des rassemblements   ont eu lieu chaque semaine devant le siège de la CFDT . Les manifestantEs chômeurs, précaires, salariéEs exigeaient du   syndicat qu’il ne signe pas encore une fois une nouvelle modification   à la baisse des règles d’indemnisation des chômeurs et travailleurs   précaires. Contrairement à d’autres syndicats, la CFDT n’a jugé utile à aucun   moment de recevoir et d’écouter les manifestantEs. Pourquoi cette politique de la forteresse assiégée, qui conduit   aujourd’hui la direction d’une grande confédération à trainer devant   la justice ceux et celle qu’elle prétend défendre ? Terrible aveu de faiblesse d’une direction syndicale qui refuse   d’assumer la confrontation politique et tente de la déplacer sur le   terrain répressif : le délit d’injures publiques est puni de très   fortes amendes, et l’arrière pensée est évidente : réduire au silence   les précaires par la contrainte financière, comme sa politique au   sein de l’Unédic les réduit tous les jours à accepter n’importe quel   emploi sous peine de radiation et d’exclusion des revenus de   remplacement. Car la thèse de la manipulation développée en 98 a fait long feu :   depuis dix ans, à chaque fois que la CFDT a cosigné avec le MEDEF des   accords qui faisaient reculer dramatiquement le droit du travail   (parmi lesquels les droits des travailleurs au chômage), elle a   trouvé sur son chemin, des chômeurs, des précaires, des salariéEs   pour lui contester le droit de parler et de décider en leur nom. En   2003, la voilà confrontée à la colère des intermittents du spectacle,   très vite rejoints par les chômeurs qui lui imposent, lors du conflit   dit "des recalculéEs " de renoncer à les priver rétroactivement de   leurs droits acquis à l’indemnisation. Lors de chacun de ces conflits, la direction de la CFDT ressasse les   mêmes discours sur l’illégitimité des mouvements de précaires. La véritable " injure publique" pour la direction confédérale, celle   qu’elle entend faire cesser y compris par la répression, c’est le   développement de nouvelles formes de luttes, qui dans des   organisations comme AC ! réunissent ceux et celles à qui la CFDT   n’est plus capable de proposer quoi que ce soit à part l’acceptation   résignée de la destruction de toute protection sociale au bénéfice   des appétits insatiables du MEDEF. En cet automne où ces appétits patronaux s’expriment sans complexes   dans les discussions sur la destruction du Code du Travail et de ce   qui reste du service public de l’emploi, la direction de la CFDT qui   pressent une nouvelle fois son incapacité à juguler les colères et   les résistances qui s’annoncent ne trouve plus d’autre parade   qu’amplifier la criminalisation des luttes, que le gouvernement ne   semble pas mener assez vite à son goût. Exigez avec nous le retrait de toutes les plaintes déposées par la   CFDT contre les précaires en luttes.Salariés, précaires, retraités,   chômeurs, envoyez nous vos messages de soutiens, vos protestations,   nous les produirons lors d’éventuelles audiences. La répression gratuite nous coute cher, nous ne bénéficions d’aucune   subvention. Merci de nous soutenir en envoyant vos dons à AC !Paris : 23 Bis rue Mathis,75019 Paris. (merci de préciser dans   l’envoi "pour frais de justice")