[Pap-infos](sans objet)

From : valerie.marange@... , the 12th September 2005 18:27
  • 2005-09-12 18:27:43 — valerie.marange@... - [Pap-infos](sans objet)

« En chantiers » La programmation de septembre correspond à une phase de « chantiers »  qui précèdent la saison d’octobre décembre « En commun ». « Chantiers » à de multiples titres, puisqu’il s’agit d’abord de celui  d’Anis Gras, toujours en cours, en même temps que doit se remodeler un  quartier marqué par les grands ensembles sociaux des années 50. Il  s’agit de l’émergence de ce lieu atypique, qui tient à la fois de  l’équipement culturel de proximité et du laboratoire de création, et  doit trouver sa place et son sens dans le paysage local et francilien.  « Chantiers » de recherche du lieu de l’autre, qui s’est promis de  traverser un certain nombre de questions contemporaines, celles de  l’urbain mais aussi celle des transformations du travail. « Chantiers »  enfin de création, puisque plusieurs des projets que nous souhaitons  accueillir restent en quête de partenaires. Le dimanche 18 septembre 2005 de 14h à 20 h - entrée libre Journée du patrimoine / Chantier Donner lieu avec Les Archives de la Ville d’Arcueil et l’Oru En 1856, Emile Raspail installe avenue Laplace une fabrique de liqueurs  médicinales, mises au point par son père, le savant et homme politique  François-Vincent Raspail. Dans les années 1930, la distillerie Bols y  produit la « Liqueur Raspail ». Dans les années 1960 lui succède la  société métropolitaine Gras Frères, tandis que se construit à ses  abords l’immeuble monumental de la Vache Noire. Tombée en friche  progressivement après le déménagement de l’Anisette Gras, l’espace est  frappé d’alignement, avant d’être promis par la Ville à un avenir  d’équipement culturel, et inscrit au patrimoine, tandis que le quartier  proche est sujet à d’importantes transformations, impliquant notamment  la démolition de la grande barre voisine. Au programme Diaporama de cartes postales de différentes époques réalisé à partir  des fonds du service municipal d’Archives et d’un collectionneur privé. Projection de « Arcueil 1952 » et « Arcueil 1959 ». Images en noir et  blanc réalisées en 1952 et 1959 par la Section locale du Parti  communiste français : au lendemain de la guerre, la municipalité  d’Arcueil adopte son plan « d’aménagement, d’embellissement et  d’extension ». La ville se transforme en même temps que la  reconstruction du pays s’organise. Les habitants des taudis rejoignent  en charrette à bras leurs nouveaux logements. Grands ensembles,  équipements collectifs et constructions autoroutières transforment  radicalement le paysage. Séances à 14h, 15h et 17h A 16 h Rencontre avec Esther SHALEV-GERZ. Mémoire active de transition.  Aujourd’hui, une opération de renouvellement urbain incluant Anis Gras  propose une transformation importante des grands ensembles de la Vache  Noire et du Chaperon Vert. L’artiste plasticienne photographe et  vidéaste travaille sur la mémoire en train de se faire, et sur   l’écologie humaine de ces grands ensembles qui furent les paradis des  années 50-60 avant que l’actualité ne les stigmatise. Depuis 2 ans,  elle rencontre les habitants de ces deux quartiers en vue d’un  « Diptyque pour Arcueil ». Diptyque pour Arcueil installe un espace pour accueillir une mémoire  active de transition avant la disparition d’un grand ensemble. La Vache  Noire, cité construite au début des années soixante, comme tant  d’autres construites en Europe à la même époque, est sur le point de  disparaître. Dans la perspective de sa destruction, les participants,  interviewés et filmés à leur domicile, sont invités à réfléchir à haute  voix à la question : « Dans cette période de transition, quels sont les  souvenirs qu’on a envie de préserver et qui fondent  la mémoire de ce  lieu qu’on intègre ainsi dans le nouvel endroit à venir? » Le « je me souviendrai de » alors que l'on quitte un lieu, oscillant  entre fiction et réalité, ouvre un espace-temps de création. Mémoire  naissante de l’habitat et du voisinage, espace marqué d’émotions et de  rêveries, moment même de la construction de récits. Cette mémoire  balance entre nostalgie et critique. Elle guidera la réalisation  artistique de l’installation qui sera proposée par Esther Shalev-Gerz. Le « Diptyque pour Arcueil » reste par ailleurs en attente de moyens de  post-production. Ce moment autour du patrimoine est l’occasion de faire le point sur ce  travail en cours et plus largement de questionner le rôle des espaces  patrimoniaux, de création et équipements culturels dans les  réaménagements urbains avec les partenaires et habitants présents. A 18h : Apéro « Chantier » Travail / Arts de faire Corps et âmes au travail Le chantier autour des transformations de l’activité humaine  touchera  ici au corps travailleur, à travers les figures contrastées de  l’artisan, du danseur et de l’ouvrier. Corps toujours sensible dans ses  passions, les violences qu’il engrange et exprime, les arts et manières  qu’il développe. Corps aussi toujours doublé d’une « âme », affective  et intellective, touchée par les effets de pouvoir et engagée dans la  relation  aux outils et matières. Nous donnerons ici des aperçus de trois travaux en cours, une tentative  chorégraphique en relation avec la densité du geste artisanal, un essai  théâtral qui restitue la violence de l’usine charcutière, et une première lecture des textes d’Yves Pagès  autour de la précarisation de l’emploi et des identités ouvrières. Ces lectures et projections seront  précédées d’une présentation de la  saison et suivies d’un débat. Le samedi 24 septembre 2005 de 17h à 22h  – entrée 8 € 17h Présentation de la saison théâtrale d’automne -hiver « En commun » En présence des compagnies accueillies et de Daniel Breuiller, maire  d’Arcueil, Conseiller général du Val-de-Marne. 18h-19h Rencontre/projection Avec Pascale HOUBIN, chorégraphe qui présentera une vidéo de son  travail « Aujourd’hui à deux mains ». L'expérience sera celle du geste, le geste des métiers en relation avec  le geste dansé. Des gestes de tout le monde, comme tout le monde, pour tout le monde. Aujourd'hui à deux mains est un collectage des gestes des métiers. Les  petits et les grands gestes sont des creusets d'humanité, des creusets  d'histoire autant individuelle que collective. Ils sont des signes de  vie et portent  en creux l'expérience de chacun, passée et présente. Le geste d'un métier n'est pas seulement une technique, c'est une  activité humaine qui sert une transformation, un état fusionnel entre  deux entités : le corps du travailleur avec un objet, une matière, un  animal, une plante, une personne… Le geste du métier est une connaissance "mise en forme", en forme de  mains, un acte qui est en lui-même le récipient d'une pensée. La  réciprocité entre geste et pensée se peaufine peu à peu par  l'expérience. La somme des gestes archivés dans ce collectage constitue à la fois un  capital humain  et chorégraphique par l'histoire, la beauté, l'émotion  et le savoir qu'ils transportent. 19h30-20h30 Lecture/ mise en espace « Petites natures mortes au travail » et « Portraits crachés » d’Yves  Pagès (éditions Verticales) par la compagnie Valsez Cassis. François  Wastiaux, Stéphanie Wastiaux -Constantin La compagnie  prépare pour la saison 2005-2006 une pièce à partir de  ces deux textes qui sera créée à Anis Gras. Elle nous propose ici une première lecture d’écrits qui expriment sur  un mode poétique les mouvements des identités populaires face aux  transformations du travail et à la précarisation du lien social. « Petits rats d’opérette en retraite anticipée, billettistes  d’expositions temporaires, formateurs mercenaires de mercenaires  formateurs, masseuses de cinq à sept, recenceurs de taux de fécondité,  crieurs de mauvaises nouvelles sur papier journal, effaceurs d’encres  murales, esclaves compressibles d’ateliers clandestins, chômeurs  défigurés dans Germinal, mitrons enfarinés dès minuit, bac+9 sans  emploi avouable… » 21h-21h30 Lecture/projection « Géo 9 heures 35 » Lecture à quatre voix de Cochonailles – Texte de Gérard Lépinois   Mis en scène par Claude Bernhardt Claude Bernhardt a demandé à une vidéaste, 4 écrivains, de travailler  sur la mémoire de Géo, l’usine de charcuterie de la Nationale 7 au  Kremlin-Bicêtre. Les textes nous transportent, soutenus par le biniou  high-tech de Serge de Laubier, dans l’enfer quotidien de la charcuterie  industrielle. Petites chroniques de maladies d’âmes et de corps  laborieux réfrigérées dans une usine en cours de disparition. Une maquette de ce travail a été présentée  au Kremlin-Bicêtre cette  année. La pièce reste en attente de moyens de création. “Portugais, Malien, femme, homme, blatte . . . , c'est la même  confiture. Succulente aux anges, les chronométreurs de la vie des  autres.” Avec Karim Abdelaziz, Estelle Bordaçarre, Dani Kanashiro, Marie  Marfaing. Claude Bernhardt (conception, mise en scène et réalisation vidéo) ,Anne  Galland (réalisation vidéo), Simon Desplébin (régie), Serge de Laubier  (musique) - Les mots et visages d'anciens de l'usine GEO et habitants  du Kremlin-Bicêtre.   21h30 Débat en présence des artistes et écrivains. anis gras Le lieu de l'autre- 55 avenue laplace - arcueil à 300 metres rer laplace en bus : 188-187-197 arret la vache noire              323 : arret lenine              57-580 arret rer laplace en voiture : porte d'orleans rn 20 - à 1km, au carrefour vache  noire-portes d'arcueil, prendre à gauche avenue laplace. Restauration sur place Tel O149120321