[Pap-infos]Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde. La Coordination des Intermittents et Précaires doit être relogée.

From : precairesassocies@... , the 2nd February 2010 11:20
  • 2010-02-02 11:20:44 — precairesassocies@... - [Pap-infos]Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde. La Coordination des Intermittents et Précaires doit être relogée.

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4882 La Coordination des Intermittents et Précaires doit être relogée Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde À l’été 2003, le mouvement des intermittents et précaires   s’opposait massivement à une restructuration de l’assurance-  chômage instaurant un principe de capitalisation individuelle des   droits sociaux. Profondément excluante et inégalitaire, cette contre-  réforme visait à détruire le principe de mutualisation des   ressources qui, à travers les annexes 8 et 10 de l’UNEDIC,   caractérisait jusque-là l’intermittence. Les intermittents et précaires font grève dans de nombreux festivals   (notamment à Avignon), manifestent, s’invitent sur le plateau du JT   de France 2, occupent des ministères, le Medef, l’Unedic... C’est   dans ce contexte que le 14 quai de Charente est obtenu de la Mairie   de Paris en novembre 2003. Dans le prolongement de ce refus initial   de l’individualisation et de la concurrence de tous contre tous, cet   espace est devenu par la force des choses un point d’appui pour   diverses formes d’action, de pensée, d’accueil, de fabrication,   un lieu de lutte et de convivialité, hors du circuit marchand. Il abrite des permanences sociales d’information et de défense des   droits auxquelles se sont adressés pour l’heure plus de 3000   intermittents, chômeurs et précaires. Autant de pratiques   d’entraide à partir desquelles s’engagent des initiatives   collectives face aux institutions (CAF, Pôle emploi) et aux   employeurs. Dans un contexte d’insécurité sociale croissante, ces   permanences permettent de débloquer des centaines de dossiers   litigieux, de faire respecter des droits, d’annuler des « indus »   et des radiations. En lien avec d’autres collectifs, la coordination   contribue à une campagne d’actions qui vise à enrayer la machine   à précariser que constituent la mise en place de Pôle emploi et   l’instauration du RSA. Depuis trois ans, une Université Ouverte centrée sur l’analyse du   néolibéralisme s’y invente, ainsi qu’une recherche collective,   à laquelle sont associés des chercheurs, sur les mutations et les   enjeux de l’intermittence et de la précarité. Des films y sont   conçus et réalisés. Il abrite également une cantine, des cours de   sport, une bibliothèque, des concerts, des projections, des   lectures... Le prix libre et la gratuité sont de principe. De   multiples collectifs s’y réunissent, s’y organisent et s’y   côtoient : travailleurs sociaux, féministes et anti patriarcaux, sur   le refus de l’enfermement, contre-culturels, de lutte contre le   racisme et les discriminations, de résistance à la criminalisation,   antifascistes, compagnies de théâtre, revues, media alternatifs... Alors que les structures syndicales peinent à prendre en compte les   besoins et les aspirations d’un précariat en expansion, ce lieu   fait figure, mutadis mutandis, de nouvelle Bourse du travail, une   maison des précaires – des étudiants aux sans-papiers – où se   créent des formes d’auto-organisation. Ce lieu de coopération   sociale, politique, culturelle, est aujourd’hui un creuset   d’expériences, de pratiques et de rencontres où des   transversalités s’inventent quand tout travaille à établir des   séparations. La Mairie de Paris motive l’expulsion de la coordination par   l’aménagement de la ZAC Claude Bernard, au coeur d’un gigantesque   projet urbain de 200 hectares qui fait la part belle aux bureaux et   aux logements privés et « intermédiaires », réservés aux classes   moyennes et aisées. Après avoir proposé deux solutions de   relogement qui ne permettaient pas le maintien a minima des activités   existantes, la Ville de Paris assigne la Coordination au tribunal. À   l’instar des chômeurs menacés de radiation dès lors qu’ils   osent refuser deux « offres raisonnables d’emploi », même dans   des conditions dégradées et sous-payées, il faudrait, sous la   menace d’une expulsion et de lourdes pénalités financières, se   montrer, là aussi, raisonnables et accepter des propositions aussi   inadéquates qu’impératives. Dans cette ville de riches où vivent tant de pauvres, la   municipalité finance des projets coûteux et de « prestige » tels   le 104 rue d’Aubervilliers ou la future Halle Pajol. Mais elle   n’aurait ni les moyens ni la place de concéder aux intermittents,   aux chômeurs et aux précaires des lieux d’organisation et   d’activités ouverts à tous ? Nous savons qu’il n’en est rien et que c’est affaire de   décision politique. Nous nous opposons à la mise à mort de cette expérience de   fabrication et de partage. La coordination des intermittents et   précaires ne doit pas être expulsée sans un relogement qui permette   le maintien et le développement des activités en cours. Premiers signataires : Laurent Achard, réalisateur, Philippe Aigrain, essayiste, Chantal   Akerman, cinéaste, Sandra Alvarez de Toledo, Les éditions   L’Arachnéen, Anne Alvaro, comédienne, metteur en scène, Solveig   Anspach, cinéaste, Thierry Baudouin, sociologue, Mathieu Bauer,   metteur en scène, Thomas Bauer, réalisateur et enseignant (ESBA,   Angers), François Bégaudeau, écrivain, Alain Béhar, écrivain et   metteur en scène, Beb Deum, graphiste, Miguel Benasayag, philosophe,   psychanalyste, Cecilia Bengolea, danseuse-chorégraphe, Bertrand   Binoche, philosophe, professeur à Paris 1, les Blérôts de Ravel,   musiciens, Jean Boillot, metteur en scène, directeur du Centre   Dramatique National Thionville-Lorraine, Jacques Bonnaffé, comédien,   Irène Bonnaud, metteur en scène, Nicolas Bouchaud, comédien,   Christophe Boulanger, commissaire d’exposition, conservateur chargé   de la collection d’Art brut au L.A.M., Lille Métropole, Benoît   Bradel, metteur en scène, Jean Breschand, cinéaste, Jean-Christophe   Brochier, éditeur (Seuil), Alain Brossat, philosophe, Rodolphe   Burger, musicien, Dominique Cabrera, cinéaste, Nicole Caligaris,   écrivain, Olivier Cadiot, écrivain, Laurent Cantet, cinéaste,   Laurence Chable, comédienne, François Chaignaud, danseur et   chorégraphe, Boris Charmatz, chorégraphe, Hélène Chatelain,   réalisatrice, Anne-James Chaton, écrivain, Sarah Chaumette,   comédienne, Sonia Chiambretto, écrivain, Yves Chevallier, directeur   de l’EPCC du Château de La Roche-Guyon,  Dominique Collignon Morin,   comédien, Jean-Louis Coulloc’h, comédien, François Cusset,   philosphe, Gilles David, comédien, Guillaume Delaveau, metteur en   scène, Sébastien Descoins, monteur, Vincent Dieutre, cinéaste,   Claire Diterzi, chanteuse, Bernard-Pierre Donnadieu, comédien,   Matthieu Doze, danseur, Valérie Dréville, comédienne, Gérald   Dumont, metteur en scène, EriKm, musicien, plasticien, Bertrand   Faivre, producteur de cinéma, Fantazio, musicien, Anne-Marie Faux,   cinéaste, Catherine Ferran, comédienne, sociétaire honoraire de la   Comédie Française, Caryl Ferey, écrivain, Daniel Fernandez,   chanteur, Les Fils de Teuhpu, musiciens, Pierre Fourny, metteur en   scène groupe Alis, Alain Françon, metteur en scène, La Générale   Nord-Est, laboratoire de recherches et de créations dans les domaines   artistiques, culturels et sociaux, Audrey Gaisan, danseuse, Chiara   Gallerani, danseuse, Sylvie Gracia, écrivain et éditrice (éd. du   Rouergue), Denis Gheerbrant, cinéaste, Hervé Haine, chanteur, Eric   Hazan, écrivain et éditeur (La Fabrique), Régis Hébette, metteur   en scène, directeur du théâtre de l’Échangeur, Bagnolet, Judith   Henry, comédienne, Rémy Héritier, danseur chorégraphe, Catherine   Hiegel, comédienne, Thomas Hirschhorn, plasticien, Michel Husson,   économiste, membre du conseil scientifique d’Attac, Emmanuelle   Huynh, chorégraphe, Hugues Jallon, éditeur (La Découverte), Yves   Jamait, chanteur, Agnès Jaoui, comédienne et cinéaste, Chantal   Jaquet, philosophe, professeur à Paris 1, Daniel Jeanneteau, metteur   en scène, Laurent Jeanpierre, sociologue, Cie Jolie Môme, Théâtre   de la Belle Étoile, Saint Denis, Hervé Joubert-Laurencin, Professeur   d’études cinématographiques et Directeur du Centre de Recherches   en Arts de l’Université de Picardie, Bernard Joyet, chanteur, Kent,   musicien, Maylis de Kerangal, écrivain, Yannick Kergoat, monteur,   Cédric Klapisch, cinéaste, Joris Lacoste, écrivain, Mathias   Langhoff, metteur en scène, Benoît Lambert, metteur en scène, Flore   Lefèbvre des Noëttes, comédienne, David Lescot, écrivain et   metteur en scène, Joëlle Losfeld, éditeur, Jean-Baptiste Malartre,   comédien, sociétaire de la Comédie Française, Henri Maler,   philosophe, maître de conférence à l’Université de Paris 8,   Philippe Mangeot, enseignant, M.A.P (Ministère des affaires   populaires), musiciens, Jean-Charles Massera, écrivain, Maguy Marin,   chorégraphe, directrice du centre chorégraphique de Rilleux-la-Pape,   Frédérique Matonti, professeure de science politique, Université   Paris 1, Laurence Mayor, comédienne, Daniel Mesguich, metteur en   scéne et Directeur du Conservatoire National Supérieur d’Art   Dramatique (CNSAD), Pierre Meunier, auteur, metteur en scène,   Graziella de Michele, chanteuse, Corine Miret, danseuse, Dominik   Moll, cinéaste, Frédérique Moreau, scénariste, Yann Moulier   Boutang, économiste, Valérie Mréjen, écrivain, vidéaste et   plasticienne, Mourad Musset, musicien-chanteur, Toni Negri,   philosophe, Charlie Nelson, comédien, Stanislas Nordey, metteur en   scène, Charlotte Nordmann, philosophe, Bertrand Ogilvie, philosophe,   psychanalyste, Stéphane Olry, comédien, auteur, metteur en scène,   Véronique Ovaldé, écrivain et éditrice (Albin Michel), Yves   Pagès, éditeur (Verticales), Aline Pailler, productrice à France   Culture, Célie Pauthe, metteur en scène, Didier Petit,   violoncelliste, Évelyne Perrin, sociologue, Mickaël Phelippeau,   danseur chorégraphe, Hervé Pierre, comédien, pensionnaire de la   Comédie Française, Philippe Pignarre, éditeur (Les empêcheurs de   penser en rond), Jean-François Platet, éditeur (Baleine noire),   Mathieu Potte-Bonneville, philosophe, Jacques Rancière, philosophe,   Jacques Rebotier, écrivain et metteur en scène, Judith Revel,   philosophe, maître de conférence, Université Paris 1, La Rue   Kétanou, musiciens, Jean-Yves Ruf, metteur en scène,  Christophe   Ruggia, cinéaste, Valérie de Saint-Do, journaliste, revue Cassandre,   Stéphane Sanseverino, chanteur, Zineb Sedira, artiste contemporaine,   René Schérer, philosophe, Sinsemilia, musiciens, Jean-François   Sivadier, metteur en scène, Eyal Sivan, cinéaste, directeur de   Recherche University of East London, Joy Sorman, écrivain, Isabelle   Stengers, philosophe, Jean-Marie Straub, cinéaste, Surnatural   Orchestra, musiciens, François Tanguy, metteur en scène, Théâtre   du Radeau, Le Mans, Nils Tavernier, réalisateur, comédien, Jean-  Pierre Thorn, cinéaste, Camille de Toledo, écrivain, Rémy   Toulouse, éditeur (Les Prairies ordinaires), Loïc Touzé,   chorégaphe, Claudia Triozzi, chorégraphe, Éva Truffaut,   comédienne, Revue Vacarme, Jérôme Vidal, éditeur (Amsterdam) et   directeur de publication, Revue Internationale des Livres et des   idées, Hélèna Villovitch, écrivain et vidéaste, Jean-Pierre   Vincent, metteur en scène, Les Wampas, musiciens, Gérard Watkins,   comédien, auteur, metteur en scène, Isabelle Weingarten,   comédienne, ... Signez la pétition en ligne: http://soutien-cipidf.toile-libre.org/ Coordination des intermittents  et précaires  d’île de France 14 quai de la Charente, 75019 Paris, m° Corentin Cariou http://www.cip-idf.org/ Pour soutenir la coordination des intermittents et précaires, envoyez   vos chèques à l’ordre de AIP. Une attestation peut vous être   fournie sur demande.