[Pap-infos] anis gras Ciné philo les 18 et 19mars

From : nathalie.nambot@... , the 17th March 2006 14:59
  • 2006-03-17 14:59:33 — nathalie.nambot@... - [Pap-infos] anis gras Ciné philo les 18 et 19mars

Chantier de ciné philosophie Samedi 18 et dimanche 19 mars Corps et âmes au Travail (2) : En partenariat avec Sons et Images, Ecrans documentaires, Cinéma de quartier, Groupe D, Groupe Boris Barnett, Les Yeux de l’ouie. « Nous vivons dans un flux d'images puissantes, qui s'inscrivent en nous au plus intime. Les images nous fascinent, nous regardent, nous gardent. Pastorale de l'image, entre télésurveillance, hypnose cathodique et télé-réalité. Difficile d'y échapper. La sortie se fera dans l'image, par l'image. Pas pour rien que Deligny, poète et praticien de la jeunesse réfractaire à la parole se fait cinéaste. Complice du Truffaut des « 400 coups ». Pas en vain que des artistes aux animateurs de banlieue, nous rêvons d’autres images.Voir les yeux fermés. Tenter une intériorité de l'image, un autre plissement du dehors. Intime utopie. Regarder/écouter/fabriquer des films et des programmes en commun pour sortir de la mise en spectacle de nos vies, ouvrir une ère post-médiatique à l'image. » V.M. Samedi 18 (20 heures) et dimanche 19 mars(15 heures 18 heures) Corps et âmes au Travail (2) "La notion même de force de travail isole arbitrairement un secteur, coupe le travail de son rapport avec l’amour, la création et même la production. Elle fait du travail une conservation, le contraire d’une création, puisqu’ il s’agit pour lui de reproduire des biens consommés, et de reproduire sa propre force à lui, dans un échange fermé. De ce point de vue, il importe peu que l’échange soit juste ou injuste, puisqu’il y a toujours violence sélective d’un acte de paiement, et mystification dans le principe même qui nous fait parler d’une force de travail." Gilles Deleuze La performance vidéo de Patrick Fontana, Aelters, Pierre-Yves Fave Grenze, allie des fragments du Capital, de Karl Marx, décrivant une  machine froide à des graphies et des sons ultra-sensibles, qui indiquent la subjectivté vivante à la fois captée et échappant au capital-monde. Dans Six fois  deux, Jean Luc Godard remet en question la "force de travail" marxienne, indiquant les valeurs concrètes qui se déploient l'activité humaine, payée ou non. Entre ces deux interrogations, à l'heure où sortent beaucoup de films sur les souffrances liées au travail, et où est bruyamment re- mise en avant la "valeur travail" nous remettrons en chantier un point de croisement entre art et travail, richesses et vie dont nous parlent les philosophes avec des notions comme les "machines désirantes" et le  "travail affectif". Le samedi à 20 h30 Performance Grenze Le Dimanche de 15 heures à 18 heures Diffusions d'extraits de la performance Grenze et de l'emmissin TV de Jean Luc Godard Six fois deux Avec des montages de textes de Deleuze et Guattari, Foucault, Tarde, Blanchot, proposés par Valérie Marange et Jean Battiste Couton précédé d'un apéro -repas à partir de 12 heures Musique électronique : Aelters Infographie : Pierre-Yves F http://www.lelieudelautre.fr/ Anis GRAS, le lieu de l'autre 55, avenue Laplace, 94110 Arcueil 01 49 12 03 29 RER : Ligne B - arrêt LAPLACE Bus : 187, 188, 197 arrêt "La Vache Noire"            323 arrêt "Lenine"            57, 580 arrêt "Rer Laplace" Voiture : À partir de la Porte d'Orléans, prendre la N20. Aller tout droit sur 1km et au carrefour Les Portes d'Arcueil - Vache Noire prendre à gauche direction Arcueil-Laplace. Se garer avenue Laplace Le projet du lieu de l'autre Le projet du Lieu de l'autre met en son centre la création artistique et la recherche esthétique, mais en posant d'emblée son lien profond avec l'ensemble de l'activité humaine.  : les techniques, les manières de vivre, l'action de terrain, comportent toutes un « coefficient d'art » (Duchamp), de sensibilité et d'invention, dont l'art, comme domaine séparé, n'est qu'un laboratoire particulièrement élaboré. A cette conviction correspondent depuis longtemps la création de « fabriques interdisciplinaires » qui, dans la lignée du Bauhauss à Weimar dans les années 1920, organisent des voisinages entre art et techniques, manières de vivre et d'habiter. Cette tradition est reprise depuis deux décennies par des « lieux intermédiaires », capables d'accueillir la création émergente et de la mettre en relation avec des usages non spectaculaires. La création de tels lieux implique un double mouvement d' « ouverture », une double hospitalité : - celle de la résidence de création ou d'écriture, l'accueil de gestes singuliers, qui nous semblent relever d'une certaine nécessité mais non d'un « genre » particulier ; Ici l'expérimentation la plus contemporaine peut croiser l'artisanat. Une voisine proposant des patchworks ou des marionnettes peut trouver aussi bon accueil qu'un créateur son ou vidéo ; une chorégraphe peut travailler sur les gestes du métier et un écrivain sur l'éclatement des identités contemporaines. Le champ est « ouvert », le lieu construit une cohérence non unifiante sous la forme de résonances, de rencontres ; - celle du partage de ces tentatives à travers des dispositifs de recherche et d'appropriations : les « chantiers » (thématiques ou problématiques) et les « ateliers » (écriture/lecture, fabrication/montage d'images, construction d'objets et machineries scénique), des « cafés » (café de ciné-philosophie, café des enfants), une « cantine du midi» propice aux echanges. Dialogues de fond et partage de façons de faire, construction d'échos « entre » les diverses pratiques accueillies, et avec leurs « usagers » territoriaux (acteurs sociaux et habitants). Anis Gras- Le lieu de l'autre est avant tout un lieu de vie où l'expérience contemporaine - commune et singulière - lutte pour passer dans un récit, entre l'écriture du désastre et utopie concrète