[Pap-infos]Institution opaque, l'Unedic dissimule des donn ées publiques (Métro, L'Humanité )

From : yotogui@... , the 27th October 2004 12:04
  • 2004-10-27 12:04:25 — yotogui@... - [Pap-infos]Institution opaque, l'Unedic dissimule des donn ées publiques (Métro, L'Humanité )

Bonjour, On nous refera le coup du déficit, structurel ! On nous refera le coup du "dialogue social" monopole des "partenaires" ou faux semblant concertatif destiné à légitimer des décisions technocratiques. Le gvt est responsable des conventions UNEDIC qu'il agrée. Est-ce pour cela que le ministre de l'emploi refuse de rappeler la loi à l'Unedic à propos des données chiffrées au caractère public incontestable qu'elle détient ? Pourquoi donc faut-il préserver le secret sur ces données ? Pourquoi faut-il empêcher le fonctionnement de l'UNEDIC de faire l'objet d'un débat public fondé sur une expertise indépendante que les coordinations d'intermittents et précaires sont en train de mettre en oeuvre ? Pour poser ces questions, et d'autres, rdv ce jour au Sénat à 14H Ciao L. ------ La Coordination des intermittents (et précaires !!, note du diffeur) d'Ile-de-France accuse l'Unedic de rétention d'information.(Métro 27/10/2004) Dans les couloirs de la Coordination des intermittents, la tension est à son comble. Pour nombre de militants de la première heure, l'attente a cédé la place au dégoût et la raison de la discorde en surprend plus d'un. Petit rappel des faits. Le 26 juin dernier, après la signature de l'accord d'indemnisation des intermittents, la Coordination des intermittents d'Ile-de-France se dit prête à proposer des projets alternatifs, permettant "une indemnisation plus juste" pour tous. Dans le cadre de sa politique pour l'emploi, la Région débloque une aide de 80 000 euros en faveur de la coordination. Cette dernière décide de missionner, grâce à cette subvention, une équipe de chercheurs de l'université de Paris-I, rattachés au CNRS, afin que ceux-ci effectuent une simulation des différents régimes d'indemnisation. En clair, la mission de ce laboratoire consiste à proposer de nouvelles possibilités en matière de gestion et de remboursement. Seul problème : depuis quatre mois, l'Unedic refuse de mettre à disposition les dossiers nécessaires à la réalisation de l'étude. Un cas unique "Cela fait plusieurs mois que nous demandons des dossiers à l'Unedic. Toutes nos demandes sont restées dans réponses", déplore Bernard Pauleré, directeur du laboratoire Mathis, en charge de l'étude. "Les informations dont dispose l'Unedic sont totalement et exclusivement publiques, soutient Louis Joinet, ancien président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés. Depuis 1968, c'est la première fois que je vois cela, c'est purement et simplement de la rétention d'informations publiques." "Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités et oblige l'Unedic à fournir ces dossiers, qui non seulement sont publics mais sont nécessaires à l'élaboration d'alternatives", déclare Jérôme Tisserand, membre de la Coordination des intermittents. Les militants de la Coordination manifesteront aujourd'hui à 14 heures devant le Sénat (VIe).    A.C. ------ http://www.humanite.presse.fr/journal/2004-10-27/2004-10-27-448740 Des bâtons dans les roues Au cours d¹un point de presse hier, la Coordination des intermittents et précaires d¹Ile-de-France a rendu publics les premiers résultats du prérapport d¹expertise d¹initiative citoyenne sur leur système d¹assurance chômage. Cela à quelques jours de la remise du prérapport Guillot demandé par le gouvernement. Une expertise financièrement soutenue par la région Île-de-France présidée par Jean-Paul Huchon (PS), par son vice-président, Francis Parny (PC), ainsi que par les régions Provence-Alpes-Côte d¹Azur et Bourgogne. À la tribune, Francis Parny, Bernard Paulré, directeur de l¹équipe universitaire chargée de l¹étude, Yann Moulier-Boutang, sociologue, ainsi que, entre autres, Samuel Churin de la Coordination des intermittents et précaires d¹Ile-de-France, ont mis en cause les blocages de l¹UNEDIC. Selon Bernard Paulré, « l¹un des éléments du cahier des charges consiste à faire des simulations, ce qui suppose de disposer de données individuelles que l¹UNEDIC refuse de nous communiquer ». L¹expert critique « la rétention d¹informations, le manque de respect vis-à-vis de la recherche et du monde scientifique ». Pour Francis Parny, cette « initiative citoyenne est victime d¹une véritable réticence. On ne veut pas nous donner les moyens de mettre à plat les problèmes ». « Le ministre, poursuit-il, fait mine de défendre les intermittents, or, des centaines d¹entre eux, sinon plus, ont déjà été éjectés du système. Monsieur Donnedieu de Vabres s¹était pourtant engagé à nous fournir les mêmes données que celles dont a bénéficié Monsieur Guillot. » Pour le comédien Samuel Churin, « nous ne sommes pas en concurrence avec Monsieur Guillot. Le cahier des charges n¹est pas le même. Lui, effectue un travail sur l¹emploi culturel, le public et les annexes 8 et 10, tandis que notre cahier des charges a trait exclusivement aux annexes 8 et 10 ». « Le ministre, précise-t-il, semblait favorable au fait que nous soient communiquées les données chiffrées du dossier, mais on dirait qu¹il a changé son fusil d¹épaule car il n¹a pas envie de recevoir une réponse négative de l¹UNEDIC comme ce fut le cas de Jean-Jacques Aillagon dans l¹affaire des femmes enceintes. Il nous envoie donc une lettre, conclut Samuel Churin, pour nous signifier que le travail de Monsieur Guillot est seul suffisant. » Muriel Steinmetz