[Pap-infos] Perchés chez le Baron, troisiè me jour d'occupation sur le toit du MEDEF

From : yotogui@... , the 27th June 2004 12:35
  • 2004-06-27 12:35:32 — yotogui@... - [Pap-infos] Perchés chez le Baron, troisiè me jour d'occupation sur le toit du MEDEF

<blockquote>
  http://www.cip-idf.org  et les listes de diffusion de la cohorde sont en rade à cette heure  TRANSMETTEZ L'INFO SVP
Perchés chez le Baron, troisième jour d'occupation sur le toit du MEDEF Nous appelons à un rassemblement de soutien aujourd'hui à 15H devant le MEDEF, 55 avenue Bosquet, métro École militaire. Nous, intermittents, chômeurs et précaires occupons depuis 44 heures le toit du siège du MEDEF.  Nous demandons le retrait de la signature du MEDEF de la Convention Unedic 2004 et du protocole du 26 juin 2003. Nous demandons à Monsieur Borloo, Ministre de l'emploi et de la cohésion sociale, de prendre toutes ses responsabilités. Nous exigeons qu'il abroge la Convention Unedic 2004 dont fait partie le protocole du 26 juin 2003 et qu'il convoque immédiatement l'ensemble des concernés à une table ronde en vue de véritables négociations sur la Convention Unedic 2004. Nos exigences n'ayant pas été satisfaites, nous poursuivons notre occupation. Le sous-commandant de police Lafont, bouclier du MEDEF, s'est fait le porte voix de réponses délibérément inappropriées. Il nous a d'abord offert de rencontrer Monsieur Creyssel, directeur général du MEDEF, puis le conseiller social du président du MEDEF. Une telle constance dans la surdité ne nous laisse pas sans voix. Puis RddV s'est proposé de rencontrer ceux qu'il désigne comme les "quarante artistes et techniciens qui occupent le toit du MEDEF". C'est, encore une fois, nier les enjeux que nous soulevons depuis 12 mois : nous sommes des intermittents et précaires, nous sommes réunis en coordination, notre interlocuteur est le Ministre de l'emploi et de la cohésion sociale, nous demandons la refonte de l'Unedic. Un pigeon se prend pour un épervier. La préfecture de police de Paris  a établi un périmètre de sécurité autour du bâtiment, empêchant le libre circulation des riverains et interdisant, contre la requête de la Mairie de Paris, la mise en place d'un cordon sanitaire destiné à ravitailler les occupants. On a également tenté d'intimider le soutien qui s'organise au pied de l'immeuble, en menaçant les manifestants d'arrestation pour "non assistance a personne en danger par soutien intellectuel et logistique". Qui met en place la "refondation sociale" ? Qui fait de nous des variables d'ajustement ? Qui organise méthodiquement la précarisation ? Les partenaires sociaux signataires dont fait partie le MEDEF et le gouvernement qui agrée. Depuis 12 mois, pour faire face à ce programme de régression sociale, nous nous sommes découverts experts et avons élaboré à partir de nos pratiques d'emploi un modèle d'indemnisation du chômage des salariés à l'emploi discontinu à rémunération variable né de la réflexion d'une vingtaine de coordination d'intermittents et précaires. Ce modèle établit une date anniversaire fixe, condition d'un système mutualiste, instaure une indemnité journalière plancher ainsi qu'un plafond de cumul salaire plus indemnité. Nous refusons la mise en place d'une caisse complémentaire qui est déjà en germe dans le fonds d'urgence RddV, tout comme nous refusons toute restriction du champs d'application des annexes VIII et X. Nous exigeons que les salariés intermittents soient maintenus dans un régime d'assurance chômage interprofessionnel.. La mise en place de ce nouveau modèle requiert une refonte de l'Unedic, qu'il s'agisse de la légitimité des partenaires sociaux à représenter les usagers de cette institution ou de ses modes de financement qui doivent diversifiés et élargis. Nous appelons à un rassemblement de soutien aujourd'hui à 15H devant le MEDEF, 55 avenue Bosquet, métro École militaire. Nous fêterons avec vous le premier anniversaire de la création de la CIPidf, consécutive à la signature du protocole du 26 juin 2003. Nous recevons le soutien de la Coordination nationale des intermittents et précaires, AC!, APEIS, CNT secteur spectacle, %ATTAC,  Festival de Sotteville-les-Rouen, SUD Éducation, SUD Culture, Fédération CGT spectacle, Confédération paysanne.