[Pap-infos] Mobilisation ce mardi 13 : Il est exclu d'exclure !

From : yotogui@... , the 12th December 2005 16:47
  • 2005-12-12 16:47:57 — yotogui@... - [Pap-infos] Mobilisation ce mardi 13 : Il est exclu d'exclure !

Objet : [Info.cipidf] Mobilisation ce mardi 13 : Il est exclu   d'exclure ! Demain se poursuit le simulacre de négociations menées à l'Unédic. Nous ne sommes pas des variables d'ajustement Paris:  Rendez-vous mardi 13 décembre à 13H devant le siège de la   CFDT, bd de la Villette, M° Belleville             Puis, à partir de 15h, AG à la Bourse du Travail, Salle   Ambroise Croizat, 3 rue du Château d'Eau 75010.            Toulouse : mardi 13 à 13H place Jeanne d'arc Il est exclu d’exclure Le paysage culturel est multiple et hétérogène. C’est ce qui fait sa   richesse et sa capacité à participer au maillage des territoires. Or   cette diversité est toujours plus attaquée. Le système d’assurance-chômage des annexes 8 et 10 (intermittents du   spectacle) Tout en générant une forte exclusion, la réforme de 2003 a engendré   une augmentation des allocations versées, essentiellement aux   salariés les mieux payés et les plus régulièrement employés. Si le but de cette réforme était de réduire le déficit, c’est raté (+   7% en 2004). Si son but était d’exclure, c’est réussi ! (8% d’exclus, + 15 000 «   récupérés » par l’AFT, - 36% d’entrants, …) Donc, soit les partenaires sociaux qui l’ont signé et le gouvernement   qui l’a agréé sont incompétents et irresponsables, soit cette réforme   s’inscrivait dans un projet politique plus global… Les politiques culturelles Sous prétexte de structurer l’emploi culturel, le rapport Guillot,   commandé par le ministre de la culture, recommande, par exemple, de   conditionner l’octroi de subventions aux structures qui pourraient   justifier d’un volume d’emploi suffisant ou de la présence d’un   permanent… Conséquence : un très grand nombre de structures culturelles sont   condamnées à disparaître à très court terme, entraînant l’exclusion   de milliers d’intermittents, contraints pour la plupart à essayer   désormais de survivre avec le RMI… Nous sommes aujourd’hui en mesure d’affirmer que c’est bien dans un   vaste projet politique de remodelage du paysage culturel et d’une   attaque frontale du gouvernement et du MEDEF contre certaines   pratiques artistiques et culturelles que s’est inscrit la réforme de   2003. -                Ils mettent en place la réduction, l’exclusion et la   normalisation, nous opposons la nécessité d’hétérogénéité, de   pluralité et de métissages, -                A la logique de capitalisation (assurantielle   privée, où les allocations sont proportionnelles aux salaires), nous   opposons inlassablement une logique de mutualisation, de solidarité   interprofessionnelle et de redistribution à la faveur des salaires   les plus faibles. Contrairement à ce que sous-entendent tous les   rapports officiels, l’expertise que nous avons mené avec le   laboratoire Matisse-ISYS (UMR Paris I/CNRS) a montré que les moins   bien payés ou les moins employés ne sont pas les plus médiocres ou   les moins « professionnels » ! -                Plutôt que de se borner à structurer le marché de   l’emploi culturel, nous exigeons la relance de véritables politiques   de développement culturel… Contre une culture à deux vitesses   (élitiste d’un côté aux mains des grandes institutions, de masse de   l’autre aux mains des grands groupes privés), nous exigeons le   maintien et le développement de l’hétérogénéité des pratiques et des   productions. Depuis des mois nous proposons un modèle qui indemnise équitablement   le plus grand nombre sans exclure les plus fragiles sur le marché de   l’emploi. Ce modèle d'indemnisation permettrait de pérenniser une   véritable politique de développement culturel et ainsi de moraliser   et de structurer l’emploi culturel sur des bases bien différentes de   celles du ministre de la culture ! Dans le même temps, des millions de salariés précaires et de chômeurs   précaires sont soumis à la destruction de la protection sociale.   C’est la même logique qui est à l’œuvre dans tout le système   d’assurance-chômage : logique d’aléas, d’incertitude, de risques,   d’exclusion, de précarisation, pour contraindre toujours plus à   accepter n’importe quel emploi, à n’importe quel prix. Qu’attendons-nous ? Avant qu’il ne soit trop tard, exigeons conjointement la négociation   des annexes 8 et 10 sur la base des propositions du comité de suivi   et la relance sans délai des politiques de développement culturel. CONTRE L’ETAT D’URGENCE, IMPOSONS L’ETAT D’URGENCE SOCIALE ! Pour plus d’analyses, de documents, d’informations : www.cip-idf.org "Nous avons lu le rapport Guillot" : www. cip-idf.org/article.php3?  id_article=2311 Le nouveau modèle d’indemnisation des salariés à l’emploi discontinu : - version texte : www.cip-idf.org/article.php3?id_article=437 - version film : www.cip-idf.org/article.php3?id_article=1901 Plate forme de proposition du comité de suivi : http://www.cip-  idf.org/article.php3?id_article=1141 Rapports d’étape et juin 2005 de l’expertise menée par la   coordination nationale des intermittents et précaires et le   laboratoire Matisse-ISYS : ww.cip-idf.org/rubrique.php3?id_rubrique=218 COORDINATION NATIONALE DES INTERMITTENTS ET PRÉCAIRES