[Pap-infos] René gociation de la convention UNEDIC 2000 et 2002 (SNU ANPE)

From : yotogui@... , the 29th July 2003 12:07
  • 2003-07-29 12:07:38 — yotogui@... - [Pap-infos] René gociation de la convention UNEDIC 2000 et 2002 (SNU ANPE)

Vlà de l'interpro interégions Site AC! Besançon qui fournit l'info ci-dessous
 http://ac.besancon.free.fr
Site du réseau des collectifs d' AC ! : <blockquote>
 http://www.ac.eu.org
Laurent ----------- snu.anpe@... tel 01 44 37 00 30  fax 01 44 37 00 40 Le SNU ANPE  dénonce l'avenant du décembre 2002 à la convention UNEDIC. Cet avenant entraîne la modification de droits pour plus de 800 000 demandeurs d'emploi.  Nous nous indignons de cette situation comme nous l'avions déjà dit en décembre 2002 alors même que l'UNEDIC sous-estimait très largement le nombre de demandeurs d'emploi concernés. Les choix du MEDEF et des trois syndicats minoritaires représentants des salariés CFDT, CGC et CFTC, sont clairs. Les droits fondamentaux à un emploi convenable et à un revenu décent pour tous sont bafoués. Actuellement c'est autour de 50 % des chômeurs qui perçoivent une indemnisation ! De plus, tous les demandeurs d'emploi qui vont se retrouver brutalement sans revenu vont devoir se tourner vers les minimas sociaux (RMI et Allocation de Solidarité Spécifique) mais ceci dans le meilleur des cas puisque ces indemnités restent liées aux ressources du foyer et à l'âge éventuel des allocataires. Pour beaucoup il n'y aura plus aucun revenu du tout. C'est donc l'Etat qui va devoir prendre en charge une partie des personnes exclues. Le gouvernement ayant déjà donné son agrément pour cet avenant, cautionne autant que les partenaires sociaux signataires, cette situation tout simplement d'exclusion. La situation commence déjà à devenir dramatique pour les demandeurs d'emploi entrés en formation qui ne pourront pas terminer leur stage à partir du moment ou leurs droits vont se terminer. L'Etat va t-il dans ce cas prendre la relève par des allocation de fin de formation (AFF) ?  A ce jour les informations concernant les droits à la formation restent des plus confuses pour les agents de l'ANPE, c'est pourtant bien à eux que les demandeurs d'emploi s'adressent (en toute légitimité) pour obtenir des informations concernant leur parcours de formation. Le SNU ANPE demande à travers la lettre ouverte aux signataires, une renégociation dans les plus bref délais de la convention UNEDIC dans le cadre d'un large débat public national. C'est un véritable " Grenelle " de l'UNEDIC que nous demandons d'organiser avec l'ensemble des " parties concernées " dont au premier chef les associations de chômeurs. Le Bureau National du SNU-ANPE Paris le 25 juillet 2003 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Paris le 1er juillet 2003 Bien avant la signature de la convention UNEDIC au mois d'Août 2000, nous dénoncions les effets négatifs que l'accord PARE allait entraîner pour les demandeurs d'emploi, craintes confirmées quelques mois plus tard, à savoir : -    inefficacité pour un retour rapide à l'emploi, -    mise sous contrôle des chômeurs, chômeuses et du travail des agents de l'ANPE par l'ASSEDIC, -    augmentation exponentielle des radiations administratives entraînant comme sanction la suppression de l'allocation chômage. L'avenant à cette convention - signé à nouveau par les mêmes partenaires en décembre 2002 puis immédiatement agréé par M. Fillon - porte un grave préjudice à l'indemnisation des chômeurs. L'exclusion à partir de janvier 2004 d'un grand nombre de bénéficiaires à l'assurance chômage va faire basculer plusieurs milliers de personnes vers les minimas sociaux qui se situent bien en dessous du seuil de pauvreté : Allocation de Solidarité (400 Euros) ou RMI (356 Euros hors forfait logement) mais ceci dans le meilleur des cas puisque ces indemnités sont liées aux ressources du foyer, pour beaucoup, ils se retrouveront donc sans rien. L'objectif officiel du PARE était bien d'indemniser le moins de chômeurs possibles par un accès " rapide à l'emploi ". Les licenciements massifs qui se sont succédés durant l'année 2001 puis 2002 n'ont pas permis ce scénario. Les chômeurs ont été toutefois les plus pénalisés puisque c'est sur eux qu'a reposé l'effort le plus important en matière de diminution de droits et d'augmentation de la part des cotisations retraites dans l'avenant de la convention. La refonte actuellement en cours des annexes 8 et 10 de la convention d'assurance chômage concernant les intermittents du spectacles procède de la même logique : durcissement des conditions d'accès à la rémunération, restriction des droits et accélération de l'exclusion du système. Nous nous indignons de cette situation qui placera plusieurs milliers de personnes dans des situations encore plus précaires et nous vous demandons de respecter les droits fondamentaux à un emploi convenable et à un revenu décent pour tous.  Une renégociation dans les plus brefs délais nous apparaît essentielle dans le cadre d'un large débat public national. C'est un véritable " Grenelle " de l'UNEDIC que nous vous demandons d'organiser avec l'ensemble des " parties concernées " dont au premier chef les organisations de chômeurs.